Éducation, travail, solidarités : les priorités du prochain budget

Publié le 08/08/2022 - 17:31
Mis à jour le 08/08/2022 - 17:31

Dans une interview, Gabriel Attal dévoile les projets du gouvernement sur le prochain budget. Celui sur la loi de finances sera débattu à l’automne.

© Jackmac34 via Pixabay ©
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Le gouvernement veut augmenter de 12,5 milliards d'euros, soit une hausse "inédite de 11,4 %", les crédits alloués dans le budget 2023 à l'éducation, au travail et aux solidarités, annonce le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, dans un entretien à paraître lundi 8 août dans Les Échos. "Le budget de l'emploi progressera en particulier de 6,7 milliards afin notamment de financer la montée en puissance de l'apprentissage, avec un objectif de 1 million d'apprentis d'ici à la fin du quinquennat", détaille-t-il.

L'Éducation nationale "bénéficiera d'une hausse historique (+ 3,6 milliards) de ses crédits. L'engagement du président de la République de la poursuite de la hausse des salaires sera tenu et aucun enseignant n'entrera dans la carrière à moins de 2 000 euros net", poursuit le responsable du budget.

Des économies budgétaires à trouver

Le "bloc régalien", incluant les ministères de la Défense, de l'Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères, n'est pas en reste, rassure encore le ministre, avec un budget en augmentation de "6,1 milliards d'euros".

"Une hausse très importante que nous assumons afin de tenir notamment l'engagement d'un relèvement de 3 milliards des crédits des armées en 2023, mais aussi les objectifs du Beauvau de la sécurité, qui prévoit le doublement de la présence des forces de l'ordre sur le terrain d'ici à 2030", précise-t-il. "Le budget de la justice bénéficiera d'une nouvelle hausse de 8 %, après déjà deux années d'augmentation des mêmes montants, afin de poursuivre le recrutement de nouveaux magistrats et de respecter les plans de construction de nouvelles places de prison", assure-t-il encore.

Quant aux ministères de la Transition environnementale, de la Cohésion des territoires et de l'Agriculture, ils "disposeront de 3,3 milliards d'euros supplémentaires". Gabriel Attal ne livre, en revanche, aucune précision sur les chantiers d'économies qu'il faudra réaliser pour équilibrer ce budget.

"Les dépenses publiques au sens large diminueront de 0,3 % en volume l'an prochain", indique-t-il. "Le document (…) prévoit que les crédits du budget de l'État s'élèveront à 339 milliards d'euros en 2023, soit une quasi-stabilité en valeur par rapport au niveau post-loi de finances rectificative et une diminution de 2,5 % en volume. Cela permettra de tenir l'objectif d'un déficit à 5 % de PIB l'année prochaine tout en finançant nos priorités", met-il en avant.

(AFP)

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