Exactions à la Petite Hollande : "coup de gueule" des policiers en colère

Publié le 25/11/2020 - 11:07
Mis à jour le 25/11/2020 - 11:07

Le syndicat France Police - policiers en colère de Bourgogne Franche-Comté a souhaité réagir suite aux exactions commises ce dimanche 22 novembre 2020 dans le quartier sensible de la Petite Hollande à Montbéliard.

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Pour rappel, le 22 novembre dernier à la nuit tombée, des mâts de vidéosurveillance ont été détruits au moyen d’un engin de chantier volé dans un quartier de Montbéliard.

Après Joël Mathurin, le préfet du Doubs, c'est au tour du syndicat France-Police-policier en colère de Bourgogne Franche-Comté de condamner ces actes de vandalisme.

Le syndicat s'inquiète : "Ces exactions ne sont pas des évènements isolés, les violences urbaines sont monnaie courante dans ce quartier, gangréné par le trafic de stupéfiants et en tout genre. Agressions, vols, destruction de mobilier urbain, feux de véhicules etc... Voici le quotidien des habitants de ce quartier", explique-t-il.

Et d'ajouter : "Comment a-t-on pu laisser se dégrader la situation au point d’en faire une zone de non droit ? La Direction départementale de la sécurité publique du Doubs dispose d’une unité formée, et équipée pour ce genre d’exactions. Or, forcé de constater que lorsque le quartier n’est pas sous le feu médiatique ou pris par des violences urbaines, on demande au GDI (Groupe départemental d’intervention) de rester aux abords des quartiers sensibles de Montbéliard, pour ne pas « mettre le feu aux poudres »".

Un manque de policiers à Montbéliard ?

Le syndicat s'insurge : "Ordre est donné ! PAS DE VAGUE ! Voici le discours en interne qui conduit à ce genre de situation. La baisse des effectifs du commissariat de Montbéliard n’est pas sans conséquence, les malheureux faits divers nous le rappellent quotidiennement. Lorsque les élus réclamaient des policiers supplémentaires à Montbéliard, la réponse des autorités : « Pas d’augmentation objective des faits de délinquance grave » « c’est un trompe-l’œil » selon Jacky Hautier, sous-préfet du Doubs", cite le syndicat.

Selon lui, "les élites ont abandonné ces quartiers à la violence et à la délinquance au grand dam des habitants, qui aspirent à la tranquillité et à la sécurité" pendant que les autres collègues "sont employés à contrôler les attestations de la -"France qui se lève tôt"-, par volonté assumée ou lassitude".

Le syndicat demande une "réelle politique de reconquête de ces quartiers" qu'il juge "tombés aux mains de petits délinquants qui pourrissent la vie des habitants ! "

1 Commentaire

Effectivement quand on lit cet article, on peut aisément le transposer à Besançon Planoise ou une zone de non droit se situe en particulier au 5 rue Picasso et au 1 rue Van Gogh. il suffit d'y aller pour s'en rendre compte.
Publié le 25 novembre 2020 à 19h16 par ANDRE MOLLE • Membre

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