Enlèvement de Mia : sa mère extradée "dans les prochains jours", selon la justice suisse

Publié le 22/04/2021 - 10:33
Mis à jour le 22/04/2021 - 11:54

La mère de la petite Mia, arrêtée en Suisse dimanche sera extradée ces prochains jours, ainsi qu’un autre ressortissant français, ont indiqué jeudi 22 avril 2021 les autorités judiciaires suisses.

"L'Office fédéral de la Justice a autorisé ce jour l'extradition à la France des deux individus sur la base de leur consentement. Leur remise sera effectuée dans les prochains jours", a-t-il indiqué à l'AFP. "Les intéressés ont consenti le 21 avril 2021 à une extradition simplifiée lors d'une audition effectuée par le Procureur du canton de Fribourg", a-t-il détaillé.

La petite Mia, 8 ans, avait été enlevée le 13 avril à la demande de sa mère, Lola Montemaggi, par plusieurs hommes alors qu'elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans un village de l'Est de la France. Sa mère n'avait plus le droit de la voir seule ni de lui parler au téléphone. Une alerte enlèvement avait rapidement été diffusée et d'importants moyens policiers, en France et dans plusieurs pays frontaliers, ont permis de la retrouver dimanche matin, saine et sauve, avec sa mère, dans un squat de la commune de Sainte-Croix, dans le canton de Vaud.

L'Office fédéral de la justice suisse a indiqué jeudi avoir reçu le 19 avril "la demande d'arrestation en vue d'extradition du Ministère français de la justice", suite à quoi il a ordonné "l'arrestation provisoire en vue d'extradition des deux personnes concernées". nLa petite fille a pu être remise lundi à sa grand-mère qui en a la garde.

 En France, les cinq hommes qui ont organisé son kidnapping sont poursuivis pour "enlèvement en bande organisée d'une mineure de (moins de) quinze ans et association de malfaiteurs". Quatre d'entre eux ont été placés en détention. Ils se revendiquent de la mouvance anti-système et, pour enlever la petite fille, avaient présenté à sa grand-mère des papiers falsifiés à en-tête du ministère de la Justice, se faisant passer pour des représentants de la protection de l'enfance.

La France a par ailleurs lancé mardi un mandat d'arrêt international à l'encontre d'une figure du mouvement complotiste, Rémy Daillet, qui aurait contribué à l'organisation de l'enlèvement.

Selon le procureur de Nancy (est) François Pérain, cet homme aurait "joué un rôle dans l'organisation de l'enlèvement et aurait ainsi fourni les coordonnées de l'accueillante de la mère et de l'enfant à Neuchâtel", en Suisse.

Selon le journal Le Parisien, Rémy Daillet, 54 ans et ancien cadre du parti centriste Modem, vit en Malaisie depuis plusieurs années. Exclu du parti centriste en 2010, il est depuis devenu une figure du mouvement complotiste en France.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée le 11 février par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée le 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.65
légère pluie
le 06/02 à 09h00
Vent
5.41 m/s
Pression
994 hPa
Humidité
93 %