Fusillades à Besançon : le parquet requiert un procès pour quatre suspects

Publié le 25/11/2023 - 09:18
Mis à jour le 27/11/2023 - 11:26

Le parquet de Besançon a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel d'un mineur et trois majeurs pour "violences aggravées" et "association de malfaiteurs en lien avec un trafic de stupéfiants" après une enquête sur deux fusillades dans le quartier de Planoise en 2022.

Le 16 décembre 2022 à Besançon, une fusillade menée par des individus sur deux scooters avait fait un blessé grave, un mineur de 15 ans touché à une cuisse. Le lendemain, 17 décembre, dans ce qui semble avoir été la riposte à la fusillade de la veille, deux mineurs de 15 ans étaient pris pour cibles, et l'un d'eux était tué d'une balle au thorax.

Sur place, derrière la porte de garage criblée de balles, les enquêteurs avaient retrouvé les deux scooters et "un fusil à pompe" utilisés la veille, mais également des munitions et "énormément de matériel" présentant l'ADN de trois personnes, a expliqué Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon.

Un mineur de 15 ans interpellé

Interpellé, le mineur de 15 ans rescapé de la seconde fusillade apparaît comme étant l'auteur potentiel des tirs de la veille : il avait envoyé un message à un possible commanditaire dans lequel il disait avoir "+rafalé+ le guetteur", a indiqué M. Manteaux. L'enquête porte sur les deux fusillades, mais le parquet a réclamé de scinder le dossier en deux, afin de ne pas dépasser les délais maximum de détention provisoire.

Pour la première fusillade, le parquet a requis le renvoi en correctionnel du mineur, en détention depuis 11 mois, et de quatre majeurs (dont trois sont en détention), pour "violences aggravées" et "association de malfaiteurs en lien avec un trafic de stupéfiants", des faits passibles de 10 ans de prison (sauf excuse de minorité), et 20 ans en récidive, ce qui est le cas pour les majeurs.

Si le juge d'instruction suit les réquisitions et décide de renvoyer les suspects au tribunal, le procès devrait avoir lieu dans les deux mois. "On note de façon préoccupante une entrée dans la délinquance de plus en plus jeune avec un potentiel tireur âgé de 15 ans et un commanditaire potentiel âgé de 20 ans", a remarqué le procureur.

Pour la seconde fusillade, l'information judiciaire se poursuit sur des faits "d'assassinat", pour lesquels aucune mise en examen n'a eu lieu à ce stade.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -0.81
ciel dégagé
le 30/01 à 03h00
Vent
1.51 m/s
Pression
1000 hPa
Humidité
92 %