Fusion Bourgogne Franche-Comté : ce qui fâche (opus 2)

Publié le 27/04/2016 - 10:20
Mis à jour le 01/05/2016 - 20:06

La mode est aux Séries. La fusion Bourgogne + Franche-Comté en mériterait peut-être une. Le papier précédent « tendez l’oreille, les inquiétudes s’entendent… » aurait été alors baptisé Opus 1, faisant figure de premier épisode. Hé oui, il y en aura d’autres, tant cette fusion pose, pour l’heure plus de questions, légitimes, que ne sont proposées, pour l’instant, de solutions équitables – le départ du centre de tri postal de Besançon pour Dijon en est une preuve flagrante. Pourtant, il faudra faire « avec  » et cet « avec  » concerne toute la société comtoise Certains Bourguignons, ceux susceptibles, m’en voudront d’insister là où le bât blesse. Tant pis !

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Le travail en site distant

Les inquiétudes venaient hier de la fonction territoriale. Les services de l’État, eux aussi, sont concernés. En témoignent les informations récoltées à propos de la fusion telle qu’elle est vécue par les fonctionnaires d’État. La nouvelle région est en effet pilote pour le TSD : le travail en site distant. Une évaluation en tirera les enseignements d’ici trois ans. Ce principe sera alors soit étendu à d’autres préfectures soit tout simplement abandonné.

Les premiers retours d’expérience, après quelques mois d’application, laissent deviner l’ampleur du chantier. À l’évidence à leur lecture apparaît clairement un écart de "vécu" entre les "agents" et la "hiérarchie". Les premiers se montrant plus sévères que les seconds à propos de "la dégradation de la qualité du service rendu" qu’ils jugent de "légère" à "importante"…

Autre retour, si la TSD "aura évité la mobilité géographique pour 180 agents, elle produit des obligations et des déplacements plus fréquents". Ces derniers entraînent pour les supérieurs hiérarchiques "une gêne importante". C’est normal, ils sont souvent appelés à se déplacer, en moyenne 2,2 déplacements par semaine contre 1,2 pour les agents. Ces obligations nouvelles de déplacements sont donc loin de faire l’unanimité.

Pour les éviter il y aurait bien les visioconférences, mais voilà les retours d’exploitation sont moyens, voire mauvais, surtout en ce qui concerne la qualité des "visio" de " poste à poste. Il faut aussi noter que l’équipement reste restreint… dix postes actuellement disponibles à Besançon, Préfecture du Doubs ! Tous réservés aux cadres, bien entendu.

Il apparaît aussi, et personne n’en sera surpris, que ce TSD, ce travail en site distant, pour l’instant "ouvert " à 208 personnes sur plus de 1.468, concerne pour 64% des fonctionnaires de Besançon contre 36 % de Dijonnais… Ben voyons !

Ces remontées d’informations concernant la fonction publique d’État, après celle de la fonction territoriale, n’excluent pas les inquiétudes similaires dans d’autres secteurs et même parfois du privé. Nous y viendrons, malheureusement bientôt…

Et il ne s’agit pas là, comme certains le disent, facilement moqueurs, de " bisbilles bien provinciales ", il s’agit d’emplois et de devenir pour beaucoup de foyers. Cela ne mérite pas le mépris!

La Présidente de la Région va s’exprimer le 28 avril prochain lors d’une conférence de presse sur le budget qui sera soumis au vote le lendemain. D’autres responsables feraient bien de lui emboîter le pas. Avant que n’enfle le bruit de fond des inquiétudes. 

 Albert Ziri

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Dire, quoi dire et comment le dire ? Telle est la question

Nous en convenons tous, ou la plupart d’entre nous, « un président » en exercice « ne devrait pas dire ça » et sûrement pas comme ça. Cette obligation de rigueur n’est pas, et ne doit pas être, seulement celle d’un président en exercice. Elle doit s’étendre à tout un chacun, et bien sûr aussi à un ex-président qui envisage de l’être à nouveau…

Comme un moment de grâce…

Quelque part, un coin de France, un bout de plage, une douce fin d’après-midi d’été. Une ambiance estivale, calme, mêlant des âges, des conditions toutes différentes, mais vivant chacune et chacun ce moment à sa convenance.

Librairie Siloë-Chevassu : Pierre Chevassu tourne la page…

J’ai souvent eu le plaisir de rencontrer Pierre Chevassu. Professionnellement, dès qu’il s’agissait d’un reportage lié aux livres, à l’édition ou à la librairie, il était un interlocuteur tout indiqué. Quand il s’agissait de faits religieux aussi. Et bien sûr quand il s’agissait de la parution d’un livre religieux, encore plus. Toujours disponible dans sa librairie Siloë-Chevassu de la Grande Rue à Besançon. Lecteur, je le rencontrais aussi; je questionnais souvent ce libraire, au visage empreint d’une tranquille bienveillance, à propos de tel ou tel livre, spécifique; il était alors patient, attentif, disponible. Bisontin, je le croisais, de temps à autre, surtout certains matins, devant un café, attablé dans une brasserie de la place Granvelle. Nous partagions alors ce moment, discutant de choses et d’autres, souvent bien sûr de littérature ou de l’actualité.

Siège de la région à Besançon ou Dijon : certains élus bourguignons manqueraient-ils de sang-froid ?

Alors que le conseil régional de Bourgogne Franche-Comté devrait entériner le choix la capitale et du siège de la région avant l’été, quelques élus bourguignons seraient visiblement très agacés de voir que certains (ou certaines) osent encore penser que Besançon puisse décrocher le titre.

Fusion Bourgogne + Franche-Comté : ce qui se défait…

Perceptions d’incertitudes et d’inquiétudes provenaient de la fonction publique territoriale et d’État. Exprimées d’abord mezzo voce, elles ont fini par se faire entendre et se frayer un chemin. Mais le secteur privé n’échappe pas au malaise. On y voit déjà se profiler les premières suppressions de postes via un plan de sauvegarde de l’emploi pour réduire les effectifs.  Un OPCA (organisme paritaire collecteur agréé par l’État pour collecter par secteur les contributions des entreprises pour la formation), sous la responsabilité d’un syndicat patronal, se trouve dans l’obligation de réduire la voilure.

Politique

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À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

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Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

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