Grand Besançon : le Sybert va créer 20 nouveaux postes, dont 10 dans les déchetteries

Publié le 08/11/2022 - 17:16
Mis à jour le 10/11/2022 - 15:48

Lors d’une conférence de presse ce mardi 8 novembre, en amont du conseil communautaire du Grand Besançon (qui se tiendra le lendemain), le Syndicat mixte de Besançon et de sa région pour le traitement des déchets (Sybert) a indiqué sa volonté de créer 20 emplois, pour "une nouvelle stratégie de traitement des déchets en régie".

"Il s’agit d’un sujet qui n’est pas suffisamment mis en avant, alors qu’il participe fortement à la vie quotidienne" a déclaré Anne Vignot, en préambule de cette rencontre. Pour la maire de Besançon, le traitement des déchets est "de plus en plus complexe, il y a de vrais enjeux". L’élue indique d’ailleurs que, dans ce domaine, "le Sybert est régulièrement cité comme étant très efficace".

Le Sybert, c’est trois adhérents : Grand Besançon Métropole, tout d’abord, à 85 %, ainsi que les communautés de communes Loue-Lison et Val Marnaysien. Le territoire couvert comprend 163 communes et 225 000 habitants, soit environ la moitié de la population du Doubs. En interne, cela représente 45 élus et 39 millions d’euros de budget en 2021.

Le syndicat gère le transfert, le tri et le traitement des déchets. Pour y parvenir, il peut compter sur 16 déchetteries, un centre de tri pour les déchets ménagers recyclables, une usine d’incinération à valorisation énergétique, une installation de tri-massification ou encore sur des installations de compostage collectif.

136 kilos de déchets par an et par foyer, dont 51 évitables

Selon Jean-Marc Bousset, vice-président du Sybert et maire de Pouilley-les-Vignes, le bac noir d’un foyer contient annuellement 136 kilos de déchets, "dont 51 d’entre eux pourraient être écartés. Il s’agit principalement de gaspillage alimentaire et de déchets compostables". L’élu tient à noter la présence de "12 kilos de couches jetables et de 3 kilos de verre".

Pour palier à ce problème, le vice-président souhaite "communiquer, communiquer et encore communiquer, afin d’orienter au mieux l’usager". Ce à quoi Anne Vignot a souhaité apporter une précision : "La prise de conscience se fait de plus en plus chez les habitants. Le geste du tri est par exemple bien meilleur à Planoise que dans d’autres quartiers."

Insister sur la présence humaine pour orienter au mieux l'usager

"Pourquoi 20 nouveaux postes ?" a anticipé Jean-Marc Bousset, face aux journalistes. "Car la présence humaine "de conseil" est de plus en plus nécessaire. Nous allons par exemple passer de 20 à 30 employés dans les déchetteries". Ces futurs postes seront occupés par des personnes déjà en insertion. "Nous passerons également de 4 à 8 employés pour les biodéchets, dont le tri à la source sera une obligation dès le 31 décembre 2023."

Jean-Marc Bousset conclue en annonçant deux nouvelles, à commencer par l’ouverture d’un éco-centre à Ornans, l’année prochaine. Il précise enfin que le tarif annuel par habitant, 23,50 €, devrait être maintenu au moins jusqu’en 2027.

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