Grand Besançon Métropole arrête son projet de Plan local d’urbanisme intercommunal : que prévoit-il ?

Publié le 11/12/2025 - 10:00
Mis à jour le 10/12/2025 - 18:02

Après 5 ans de travail, Grand Besançon Métropole (GBM) a présenté et arrêté son projet de Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) à l’issue de plusieurs années de diagnostic, de concertation et de travail avec les 68 communes du territoire. L’ensemble du dossier, désormais finalisé, doit entrer dans la phase d’enquête publique. Avant cela, il sera soumis au vote du conseil communautaire de GBM jeudi 11 décembre 2025.

Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole et Aurélien Laroppe, vice-président en charge du PLUI, de l'Urbanisme opérationnel, de l'Action foncière, de la Topographie, du Règlement local de publicité, des Grands travaux, du Service Autorisations du Droit des Sols, de la relation aux communes et conventions. © Alexane Alfaro
Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole et Aurélien Laroppe, vice-président en charge du PLUI, de l'Urbanisme opérationnel, de l'Action foncière, de la Topographie, du Règlement local de publicité, des Grands travaux, du Service Autorisations du Droit des Sols, de la relation aux communes et conventions. © Alexane Alfaro

Le processus de construction du PLUi a été engagé par deux délibérations du conseil communautaire du 28 février 2019, qui ont prescrit son élaboration et défini les modalités de collaboration avec les communes. GBM rappelle que “le travail conduit sur l'ensemble du territoire permet également de présenter le bilan de la collaboration avec les communes et d'arrêter le projet de PLUi”.

Plusieurs documents supra-communautaires et sectoriels ont encadré le travail, dont le Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) Bourgogne-Franche-Comté modifié en décembre 2024, le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) Besançon Cœur Franche-Comté arrêté en juillet 2025, le Programme local de l'habitat (PLH) 2024-2029, le Plan de Mobilité 2025-2035 ou encore le Plan climat-air-énergie territorial (PCAET).

L’ensemble du dossier est mis à disposition via un lien accessible au public :

Les quatre orientations fondatrices

Le projet de territoire “Action Grand Besançon” a servi de socle aux orientations du PLUi. Quatre axes guident sa construction :

  • Alliances, pour “construire des coopérations, s'ouvrir et rayonner” ;
  • Cohésion, pour “unir un territoire de 68 communes” ;
  • Transitions, afin de “répondre aux défis planétaires du XXI? siècle” ;
  • Effervescence, pour “vibrer avec tous les acteurs du territoire”.

Les objectifs fixés dès 2019 restent inchangés. Le PLUi doit notamment “prioriser le renouvellement urbain, la densification du tissu bâti et la réduction de l’étalement urbain” et “renforcer l’attractivité du territoire en protégeant et valorisant les espaces naturels et agricoles”. Il s’agit aussi de “bâtir un projet urbain global”, “rechercher un urbanisme durable” et “satisfaire aux obligations législatives”.

Diagnostic et rapport de présentation

Le rapport de présentation constitue la base analytique du PLUi. Il regroupe un état des lieux du territoire de Grand Besançon Métropole déployé en cinq volets : diagnostic socio-économique, diagnostic paysager et urbain, diagnostic foncier, diagnostic stratégique et évaluation environnementale.

Il inclut également un “rapport de justification” explicitant les choix opérés et l’articulation entre les pièces du document.

Le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD)

Le PADD, débattu à plusieurs reprises depuis 2023, expose la vision politique du territoire. Il s’appuie sur trois ambitions regroupant 17 orientations :

  • Ambition 1 : une métropole attractive et dynamique

Elle vise notamment à “asseoir le positionnement de la métropole dans son grand territoire”, à soutenir un “développement économique attractif” et à “valoriser les paysages et le patrimoine emblématique”.

  • Ambition 2 : une métropole vertueuse et solidaire

Elle porte une trajectoire de sobriété foncière, une offre d’habitat adaptée, un système de mobilité performant et un développement cohérent des activités économiques, commerciales, agricoles et naturelles. Elle vise également à “respecter et valoriser les identités locales”.

  • Ambition 3 : une métropole au cadre de vie sain

Cette ambition met l’accent sur la transition écologique et énergétique, la protection des ressources naturelles, la réduction des risques et nuisances, ainsi que le développement de l’éco-tourisme.

Un règlement pour structurer le territoire

Le règlement du PLUi définit des règles homogènes et opposables à l’échelle des 68 communes. Il divise le territoire en :

  • zones urbaines (U), réparties en 16 secteurs ;
  • zones à urbaniser (AU), en 6 secteurs ;
  • zones agricoles (A), réparties en 4 secteurs ;
  • zones naturelles et forestières (N), en 9 secteurs.

Chaque zone dispose de règles propres concernant “la destination des constructions”, “les caractéristiques urbaines, architecturales, environnementales et paysagères” et les usages du sol.

Le PLUi intègre également des prescriptions sur la desserte en équipements et réseaux, les risques, le stationnement ou encore les Espaces Verts Protégés.

Alignements, voirie et emplacements réservés

Un important travail de mise à jour a été mené sur les plans d’alignement existants, dont beaucoup “sont très anciens […] et apparaissent aujourd'hui obsolètes”. Le PLUi propose de nouveaux tracés par la création d’emplacements réservés (ER).

L’enquête publique du PLUi permettra également “l'abrogation des plans d'alignement après avis des communes concernées”.

Les orientations d’aménagement et de programmation (OAP)

Près de 200 OAP sectorielles sont intégrées au PLUi. Elles définissent les conditions d’aménagement de secteurs à urbaniser ou à requalifier : formes urbaines, densité, réseaux, stationnement, gestion de l’environnement et du paysage. Cinq OAP de secteurs d’aménagement, situées à Besançon, s’appliquent directement en l’absence de règles de zonage.

Les cinq OAP thématiques complètent cet ensemble :

  • Trame Verte et Bleue, pour préserver et restaurer les continuités écologiques ;
  • Paysage, pour valoriser les vues et entrées de ville ;
  • Densification, pour encadrer le renouvellement urbain ;
  • Gestion des eaux pluviales, intégrant le schéma directeur ;
  • Espaces publics, pour guider les aménagements en cohérence avec le règlement.

Un document stratégique pour la décennie à venir

Avec l’arrêt de son projet de PLUi, Grand Besançon Métropole franchit une étape décisive. Le document doit maintenant être soumis à enquête publique avant son approbation définitive. Pour la collectivité, “le projet d'élaboration du PLUi est finalisé et […] doit être arrêté par le conseil de Communauté”.

Il a vocation, pour les années à venir, à être l’outil de référence pour l’aménagement durable, la cohésion territoriale et la transition écologique du Grand Besançon.

Politique

Besançon : deux heures de stationnement gratuites à l’heure du déjeuner dès septembre 2026

VIDÉO • Parmi les sujets qui seront abordés jeudi 25 juin 2026 en conseil communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole (GBM) seront appelés à se prononcer sur la gratuité du stationnement entre midi et deux dans les parkings dont la compétence dépend de GBM, c’est-à-dire les parkings dits en enclos et en ouvrage.

Les touristes pourraient bientôt payer plus cher leur séjour dans le Grand Besançon

Parmi les points abordés lors du prochain conseil communautaire qui se tiendra jeudi 25 juin 2026 à Besançon, les élus auront à voter la hausse de la taxe de séjour. On fait le point avec le vice-président en charge de l’attractivité à Grand Besançon Métropole, Patrick Ayache.

Département du Doubs : l’opposition dénonce des “renoncements silencieux” sur le budget et le climat

Dans un communiqué, suite à l'assemblée départementale de ce lundi 22 juin, le groupe d’opposition Doubs Solidaire critique fortement la gestion budgétaire et les choix politiques de la majorité départementale, évoquant notamment des écarts entre les annonces et les réalisations, ainsi qu’un recul des investissements et des politiques climatiques.

Noyades à Besançon : l’opposition demande une réunion en urgence et des lieux de baignade sécurisés

Le groupe des Écologistes, Génération.s et société civile et de la France Insoumise demandent à la municipalité la mise en place de lieux de baignade sécurisés suite au drame survenu ce samedi 20 juin 2026 non loin du barrage Micaud. Une demande partagée par le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs.

Précarité alimentaire et grande distribution : la députée Dominique Voynet interpelle les enseignes bisontines

Dans un courrier du 11 juin 2026 adressé aux responsables des principales enseignes de la grande distribution de la ville, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet alerte sur la précarité alimentaire et appelle à une évolution des pratiques autour des collectes solidaires en magasin.

Refus d’obtempérer : le ministre de l’Intérieur reprend une proposition du député du Doubs Laurent Croizier

Le député de la première circonscription du Doubs, Laurent Croizier, affirme que ses propositions visant à renforcer les sanctions contre les refus d’obtempérer ont été reprises dans un projet de loi du gouvernement. Dans un communiqué daté du 18 juin 2026, il salue une évolution législative qu’il attribue à ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Temps de parole, blâmes, arrêt possible de la séance : quelles nouvelles règles à venir au conseil municipal de Besançon ?

Lors de la conférence de presse mensuelle organisée avant le conseil municipal du 18 juin 2026, Ludovic Fagaut, maire de Besançon, a annoncé avoir "toiletté" le règlement intérieur afin d’installer un nouvel article permettant des sanctions lors de troubles à l’assemblée.

Déplacement de palmier sur le Pont Battant : les écologistes défendent “une action symbolique”

Pour une même action, deux camps et donc deux visions s’affrontent une nouvelle fois à Besançon. Samedi 13 juin 2026, quelques personnes ont tenté de déplacer l’un des palmiers récemment installé sur le Pont Battant avant d’être interpellées par la police, alertée par des passants. Si la Ville de Besançon a rapidement qualifié les faits de vol et annoncé son intention de porter plainte. Les Écologistes, par la voix de leur président Anthony Poulin, ont pour leur part défendu une "action symbolique".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 35.74
ciel dégagé
le 24/06 à 17h00
Vent
3.64 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
30 %

Sondage