Huit ans de prison requis à l'encontre du "dentiste de l'horreur"

Publié le 14/03/2016 - 11:05
Mis à jour le 14/03/2016 - 11:05

Huit ans de prison ont été requis ce lundi 14 mars 2016 à l’encontre du Néerlandais Mark Van Nierop, surnommé le « dentiste de l’horreur », jugé devant le tribunal correctionnel de Nevers pour avoir mutilé des dizaines de patients.

"Dans notre cauchemar du Morvan, on ne trouve que cupidité, indifférence à l'autre, voire jouissance à faire souffrir", a fustigé la procureure, Lucile Jaillon-Bru, qui a retenu des mutilations pour 53 plaignants, demandant la requalification pour 26 autres, notamment en "violences avec préméditation".

Selon Mme Jaillon-Bru, la "base du dossier" repose sur "des soins inutiles et douloureux destinés à obtenir des remboursements" de l'assurance maladie. Quant à la personnalité du Néerlandais de 51 ans, la magistrate a décrit "un homme qui n'assume rien", préférant "fuir" quand il doit répondre de ses actes.

Recruté par un chasseur de tête, M. Van Nierop s'était installé en 2008 à Château-Chinon (Nièvre), désert médical notoire. Dans son cabinet moderne, il pouvait accueillir "entre 18 et 26 patients par jour", selon lui. Poursuivi pour avoir mutilé une centaine de patients et pour des escroqueries, le Néerlandais encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Tout au long de son procès qui a débuté le 8 mars 2016, le Néerlandais, visage bouffi, s'est borné à répondre: "Pas de commentaire", tandis que le tribunal évoquait le cas de chaque plaignant. Mercredi, au deuxième jour des débats, il avait toutefois reconnu être "responsable", avant de lâcher : "J'étais dans une situation psychique où les gens autour de moi ne m'intéressaient pas".

Son avocate, Me Delphine Morin-Meneghel, dont la plaidoirie est prévue lundi après-midi, n'a pas souhaité parler à la presse depuis le début du procès. A l'issue de l'audience, le jugement sera mis en délibéré.

(Avec AFP)

Justice

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Meurtre d’un jeune à Montbéliard : après trois jours de traque, un homme interpellé en Espagne

Paul-Edouard Lallois, procureur de Montbéliard a tenu une conférence de presse ce 29 juin 2026 aux côtés de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) du Doubs, suite au décès du jeune Ulysse Bihouis Camara survenu la nuit du 13 au 14 juin à Montbéliard.

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.23
ciel dégagé
le 04/07 à 05h00
Vent
0.97 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
70 %

Sondage