Il avait foncé sur la foule à Dijon, la justice le déclare irresponsable

Publié le 30/11/2016 - 11:59
Mis à jour le 30/11/2016 - 12:03

La justice a prononcé ce mercredi 30 novembre 2016 l’irresponsabilité pénale de l’automobiliste qui avait foncé délibérément sur des passants à Dijon fin 2014, blessant 13 personnes, a-t-on appris auprès de son avocat Me Samuel Estève.

 ©
©

Le quadragénaire étant atteint de problèmes psychiatriques lourds, cette décision de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Dijon était "attendue", a estimé Me Estève auprès de l'AFP. "Les expertises psychiatriques concluaient toutes à l'irresponsabilité" de son client, "manifestement en crise" au moment des faits et qui affichait 157 passages en hôpital psychiatrique, a-t-il poursuivi.

"Il a été reconnu coupable des faits et il était important que la cour le dise, ainsi que civilement responsable", a précisé l'avocat, en décrivant un "homme sincèrement repentant et désolé de ce qu'il a fait".

Désormais sous le régime de l'hospitalisation d'office dans un établissement lyonnais, l'homme s'est vu retirer son permis de conduire et a l'interdiction de porter une arme et de se rendre en Côte d'Or, selon Me Estève.

Dénonçant une "injustice totale" dans la décision rendue par la cour, l'une des victimes, Maurice Bureau, a cependant concédé avoir observé lors d'une précédente audience un homme "malade mais manipulé par des gens comme Daech qui repèrent les gens faibles".

Le 21 décembre 2014, l'automobiliste avait foncé délibérément sur des passants dans le centre ville de Dijon, blessant 13 personnes, en criant "Allah Akbar". Au vu des antécédents psychiatriques de celui-ci, la procureure de Dijon, Marie-Christine Tarrare, avait rapidement écarté la piste terroriste. Lors de son interpellation, l'homme, un Français né en France de mère algérienne et de père marocain, avait dit aux policiers avoir agi seul, ému par la souffrance des enfants palestiniens et tchétchènes, avait-il précisé.

Au lendemain des faits, un autre automobiliste avait foncé sur un marché de Noël bondé du centre-ville de Nantes, blessant 10 personnes, dont une mortellement avant de se porter plusieurs coups de couteau.

(Source : AFP)

Justice

Interpellation d’un lycéen à Belfort : enquête ouverte pour tentative de meurtre, l’IGPN saisie

Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre" après la plainte déposée contre un policier par un lycéen interpellé à Belfort, a indiqué mercredi 7 octobre 2026 le parquet de Vesoul, qui a confié les investigations à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Interpellation aux abords d’un ruisseau à Belfort : l’enquête visant un policier dépaysée

La plainte pour tentative de meurtre déposée contre un policier par un adolescent de 17 ans, lui-même mis en cause pour avoir pris part à des violences contre ce fonctionnaire vendredi à Belfort en marge du mouvement lycéen, a été dépaysée à Vesoul, a indiqué mardi 6 octobre 2026 le parquet général de Besançon.

Le lycéen interpellé par le policier agressé à Belfort porte plainte pour tentative de meurtre

Un lycéen soupçonné d'avoir participé au passage à tabac d'un policier à Belfort vendredi en marge de la mobilisation lycéenne, va déposer plainte pour tentative de meurtre, a indiqué à l'AFP Arié Alimi, avocat de cet adolescent que le policier a tenté d'interpeller avant d'être agressé.

L’Etat attaqué en justice après la mort d’un détenu devenu toxicomane en prison à Besançon

"Il s'est mis à la drogue dure pour supporter des conditions d'incarcération déplorables": la famille d'un détenu considéré comme "vulnérable", mort en prison après avoir consommé héroïne et médicaments, attaque l'Etat devant la justice pour dénoncer les manquements de l'administration pénitentiaire.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.19C°
peu nuageux
le 13/10 à 02h00
Vent
2.13 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
87 %

Sondage