"Je crois beaucoup aux vertus de la culture et du patrimoine"

Publié le 09/06/2023 - 08:00
Mis à jour le 08/06/2023 - 15:43

À une semaine de son départ, nous avons rencontré Nicolas Bousquet, chef depuis 2011 du service développement culturel des musées du centre de Besançon, afin de tirer un bilan des années durant lesquelles il a oeuvré à mettre en place des événements accessibles au plus grand nombre. Le 19 juin 2023, il prendra la direction des musées de Chambéry et laissera sa place à Julie Autard, précédemment en poste à la direction de la "Vie des quartiers" de Besançon.

Passionné par l'art depuis sa plus tendre enfance, Nicolas Bousquet se rappelle d'une sortie scolaire qui l'avait captivé : "Nous étions allés visiter le musée d'Art et d'Archéologie du Périgord. J'ai été fasciné. Comme celui de Besançon, ce musée contient des collections encyclopédiques, archéologiques et beaux-arts", précise-t-il. Une curiosité et un amour pour les musées qui sont finalement restés ancrés...

Plus tard, Nicolas suivra un cursus en Histoire de l'Art à Bordeaux. Il passera ensuite le concours d'attaché de conservation. Jeune diplômé, il débutera sa carrière professionnelle au musée d'archéologie précolombienne de Fort-de-France comme chargé de recherche puis travaillera pendant 10 ans à la direction des musées d'Art Sacré d'Allauch (Bouches-du-Rhône).

C'est en juin 2011 qu'il rejoindra le musée des Beaux-Arts et d'archéologique de Besançon afin de mener à bien sa réhabilitation et son développement. Afin de faire vivre le musée qui était alors fermé, Nicolas mettra en place un projet "hors les murs" à Planoise où il touchera près de 30.000 personnes.

En 2018, il constituera également "Le Cercle de Pâris", nommé comme tel en hommage à Pierre-Adrien Pâris (1745-1819), collectionneur et ami des artistes qui légua l'ensemble de sa collection à la bibliothèque de Besançon. Le Cercle de Pâris est aujourd'hui constitué de plusieurs mécènes.

Nicolas Bousquet, chef depuis 2011 du service développement culturel des musées du centre de Besançon, © Hélène Loget

Les musées du Centre repensés pour toucher tous les publics

À l'instar du musée des Beaux-Arts (rouvert en 2018) une première refonte du parcours muséal a été menée au musée du Temps en 2013 puis une seconde en 2020.

Pour y parvenir, plusieurs paramètres ont été pris en compte : une médiation numérique, des outils tactiles, un espace d'atelier pédagogique... En soit, une production de contenus différents et universels.

Selon Nicolas Bousquet, l'important "était d'atteindre et de rendre accessibles les musées à tous les types de publics" : "Il a fallu effectuer tout un travail afin d'aller au-delà d'un public d'habitués. Je pense notamment à de jeunes enfants, à des demandeurs d'asile, des personnes en EHPAD, atteintes d'un handicap, hospitalisées ou encore prison. Tout a été mis en œuvre afin d'adapter l'offre aux attentes de chacun. Je crois beaucoup aux vertus de la culture, de l'art et du patrimoine, pour apporter à la fois du bien-être aux habitants, mais aussi des sujets de réflexion afin de les amener à mieux être intégrés dans la société", assure-t-il.

Le travail d'accessibilité numérique a notamment été possible avec la collaboration de la société Livdeo. Cette dernière a mis au point un logiciel permettant de "scanner" les œuvres et d'en avoir : une explication en trois langues différentes, une audiodescription ou encore un descriptif en langue des signes (LSF).

En complément des outils numériques, les projets développés prennent aussi leur sens lors d'événement artistique comme : la "gestuelle des tableaux", "l'opéra-musée" réalisé avec Sentimental Noise ou encore le spectacle "espace-sonore" dédiée aux personnes en handicap visuel.

Nicolas Bousquet prendra la direction des musées de Chambéry le 19 juin prochain.

Culture

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Ce week-end, les Absinthiades ont mis Pontarlier au vert…

PALMARÈS DES MEILLEURES ABSINTHES • Les 3 et 4 octobre 2026, Pontarlier a une nouvelle fois vécu au rythme de la fée verte. Pendant deux jours, les Absinthiades ont réuni professionnels, amateurs, passionnés et curieux autour d’un même emblème : l’absinthe. Un rendez-vous devenu incontournable, où la découverte se mêle à la convivialité et où, le temps d’un week-end, la célèbre boisson est véritablement reine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.76C°
partiellement nuageux
le 15/10 à 17h00
Vent
0.81 m/s
Pression
1025 hPa
Humidité
68 %

Sondage