La compagnie bisontine Keichad a fait une belle rencontre

Publié le 22/02/2014 - 18:10
Mis à jour le 23/02/2014 - 21:39

Du 1er au 4 mars 2014, la compagnie bisontine Keichad joue au Petit Kursaal à Besançon sa nouvelle création « Miroir, mon bô miroir ! », à partir d’un texte de la Bisontine Delphine Doillon. L’occasion de poser quelques questions à Quentin Juy, directeur artistique de Keichad et metteur en scène et acteur de cette comédie contemporaine, plutôt atypique dans le répertoire habituel de cette compagnie.

maCommune.info : Vous êtes directeur de la compagnie Keichad, pouvez-vous nous présenter cette compagnie ? 

Quentin Juy : Avec plaisir !! Keichad a fêté ses 10 ans en 2013. C'est une compagnie bisontine qui, depuis sa création, mélange théâtre et danse hip hop. Elle apprécie particulièrement le travail autour du patrimoine qu'il soit oral, scriptural ou bâti. La compagnie défend sa place de "poète dans la cité" au travers de ses créations tantôt classiques, tantôt urbaines ou les deux mêlées. Un oeil dans le rétro, les pieds dans le présent, pour vivre ses rêves de demain. 
 

Pourquoi avoir choisi de monter "Miroir, mon bô miroir !", une comédie ? 

On entend souvent dire que "le théâtre est fait de rencontres". Pour "Miroir, mon bô miroir !", c'est le cas, encore une fois. Delphine Doillon, l'auteure de cette pièce, est bisontine. J'ai appris qu'elle cherchait des lecteurs pour sa pièce. Après avoir lu son manuscrit, je lui ai proposé d'en faire la mise en scène. Si le genre "comédie contemporaine" n'est pas du style de la compagnie, cela ne veux pas dire qu'une pièce qui nous touche ne peux pas être travaillée parce qu'elle ne correspond pas à notre "créneau". Je savais que Delphine y avait mis beaucoup d'elle dans ce travail, avec coeur et sincérité.... Alors le défi était lancé… 
Et la comédie permet à tous de prendre avec légèreté des sujets plus intimes. 
 

Combien de comédiens sont impliqués dans ce projet ? 

Nous sommes six sur scène. Plus un régisseur/bâtisseur et un artiste sculpteur pour l'accessoire indispensable à la pratique thérapeutique d'Eric, le personnage principal… Il faut noter aussi le soutien de nombreux partenaires qui permettent au spectacle de voir le jour, en investissant dans un nombre de places, avant de voir le spectacle. Un grand Merci. On n'espère ne pas les décevoir. 
 

Après les représentations début mars au Kursaal, d'autres dates sont-elles prévues à Besançon ou dans d'autres communes ?

Pour l'instant, le pari était de créer cette pièce au Petit kursaal pour quatre dates consécutives. Nous n'avons pas encore entamé les démarches pour une tournée régionale. Bien qu'une date, le 29 mars - 20h30 à Pesmes (70) au très charmant Théâtre des Forges, est prévue. Et une fois cette série terminée, nous espérons bien la voir vivre sur d'autres planches. 
 

Quels sont les autres projets de Keichad pour 2014 ? 

C'est une année charnière pour nous. Toujours sans réels espaces de création, nous continuons néanmoins notre métier d'artisan avec de gros évènements ou de plus petites formes, en chantier à l'heure actuelle. Mais le premier rendez-vous à ne pas manquer sera bien sur le Battle Energie Urbaine du 22 mars au Palais des sports. Rencontre internationale de danse hip hop, avec la venue d'équipes de très haut niveau, et un show électrique d'Eklips (beatboxer mondialement apprécié). 
A côté de ça, notre Vauban est toujours en place dans ses fortifications, grâce à la confiance renouvelée de la Citadelle. De même qu'un duo comédien et joueur de oud se travaille en ce moment, visible aussi à la Citadelle. Une surprise estivale se prépare, attendant le début de l'été pour se révéler. Et nous serons de retour sur les bateaux du Saut du Doubs pour des cabarets croisières à partir de septembre. 
 

Vous organisez des stages toute l'année. En quoi consistent-ils et à qui s'adressent-ils ? 

Cette année, nous étions surtout à la recherche de lieux pour proposer ces stages. Et c'est principalement sur le territoire du Grand Besançon que nos ateliers ou stages rayonnent. Nous intervenons sur des modules d'éveil à la danse (accessible dès 8 ans) ou de la pratique théâtrale. Des thèmes comme le "jeu masqué", le "gromelo" ou le "clown" sont proposés. Tout est ouvert à tous. 
 
Toutes les infos sur les représentations à Besançon de Miroir, mon bô miroir ! dans notre agenda ci-dessous.

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