Laissez-vous conter de bien belles histoires au FRAC

Publié le 06/02/2016 - 10:25
Mis à jour le 09/02/2016 - 21:23

Quatre nouvelles expositions évoquent la notion de récit, de temps, de narration et de langage au Fonds régional d’art contemporain à Besançon. Quatre raisons de plus de s’y rendre. A Voir du 6 février au 8 mai 2016

Idée sortie pour ce week-end

Comme à l’accoutumée, la découverte des œuvres débute en rez-de-chaussée, dans cette grande boîte noire qui fait fi du monde extérieur. Ange Leccia nous propose une immersion à travers un film vidéo, "Audrey", montrant une jeune femme bercée sur une musique des Pink Floyd. Le mouvement se veut répétitif, les images se superposent.

Un 21ème siècle revisité au futur antérieur

Première impression de temps suspendu. Qui se confirme quelques minutes plus tard  au contact de trois vidéos de Guy de Cointet, présentant sur un plan fixe le détail d’un cadran d’horloge. L’aiguille des minutes progresse imperceptiblement.

Quand l’artiste genevoise Marie Velardi propose, elle, d’accélérer le temps à travers une frise chronologique autour du XXIème siècle de 5m de long. Mais ici, les événements présentés sont tirés de fictions passées, d’où son intitulé "Futurs antérieurs" : en 2019, se construit un néo-Tokyo suite à sa destruction par une bombe ; en 2035, un virus décime les populations humaines à la surface de la terre, condamnés à vivre sous terre…

Ces trois œuvres font partie des acquisitions récentes du FRAC et sont intégrées à l’exposition du même nom. Le temps y est évoqué, mais aussi l’espace. Comme dans cette pièce de l’Autrichien Hans Schabus recréant la constellation à même le sol. Le visiteur est invité à déambuler entre les boules de cire figurant les planètes, et à se mesurer à l’immensité ramenée à l’échelle humaine.

Vos mouvements en direct : "les regardeurs font l'oeuvre"

Au fil de notre déambulation, nous sommes ensuite amenés à découvrir l’exposition collective "Légende" qui réunit 18 artistes et huit productions. Installées au premier étage du FRAC, les œuvres racontent toutes ici une histoire, certaines par le biais de leur propre processus d’élaboration. Notre préférence va à l’installation de Dora Garcia, "Instant narrative", qui par le biais d’un dispositif de projection vidéo et d’un rédacteur, conte ce qui se passe en direct.

"Cela met en abîme la question de l’exposition qui ne vit que par ceux et celles qui la visitent", explique Laurent Buffet, commissaire de cette exposition. Un peu à l’image de ce que disait Marcel Duchamp : "ce sont les regardeurs qui font l’œuvre".

Des performances le week-end

Deux temps de performances viennent également animer cette exposition : l’artiste Nicolas Koch décrira par téléphone et depuis chez lui ce qu’il fait pour qu’un scribe retranscrive ses propos sur place et Tsuneko Taniuchi proposera de revivre ses expériences par le biais de comédiens (chaque week-end).

Restent cette installation : "The last silent movie" de Susan Hiller appartenant à la collection du FRAC Bourgogne, qui nous invite à la découverte de 25 langues éteintes et l’exposition consacrée à Morgane Vié, jeune artiste diplômée de l’ISBA de Besançon, qui questionne les codes photographiques et ses usages populaires (roman photo, portrait, album de famille…). L’ensemble est visible à partir du 6 février et jusqu’au 8 mai à la Cité des arts.

Samedi 6  février à 15h30 

  • visite de l’exposition par Laurent Buffet, commissaire de l’exposition
  • Gratuit avec le billet d’entrée

Dimanche 7 février à 16h30

Nicolas Koch

En parallèle ou les histoires d’ordinaires.  Une fois par semaine, durant l’ouverture de l’exposition, une expérience a lieu. Pendant trente minutes le Frac devient un espace virtuel dans lequel l’artiste évolue à distance (chez lui) grâce à une entité narrative prenant forme humaine en la personne de Thomas : son avatar.

Entrée libre

Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h (jusqu'à 19h le week-end). Entrée : 4 euros et gratuit aux moins de 18 ans.

Culture

Un policier de la BAC de Montbéliard se lance dans la Diagonale des Fous pour soutenir les enfants malades

Cédric, brigadier-major à la BAC de Montbéliard, s’apprête à relever un défi sportif hors norme. Cette année, il prendra le départ de la mythique Diagonale des Fous, à La Réunion, avec un dossard solidaire obtenu grâce à l’association « Au Sommet des Cœurs ». Derrière la performance, l’objectif est avant tout de soutenir les enfants touchés par le cancer et leurs familles.

Le musée du tacot fait revivre les trains du Doubs !

Disparus dans l’entre-deux-guerres, les « tacots » du Doubs ont désormais trouvé un nouvel écrin à Cléron. Installé depuis le début de l’été dans l’ancienne gare du village, le musée du Tacot propose une exposition entièrement repensée, mêlant histoire, archives et vidéos pour faire découvrir au public l’histoire de ces petits trains qui sillonnaient autrefois le département.

Une première réussie à Pont-sur-l’Ognon pour le No Logo !

Après des mois d’incertitudes et une organisation préparée à la hâte, le No Logo a réussi son retour à Pont-sur-l’Ognon, ce week-end du 7 au 9 août. Avec plus de 6 500 festivaliers chaque soir et une programmation 100 % surprise, cette édition inédite a permis au festival de retrouver son public et, surtout, son identité.

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

No Logo Festival 2026 : une 13e édition qui ouvre un nouveau chapitre à Pont-sur-l’Ognon

Ce vendredi 7 août, le No Logo Festival donnera le coup d'envoi de sa 13e édition sur son nouveau site de Pont-sur-l'Ognon. Après plusieurs mois de préparation, l'événement s'apprête à accueillir près de 6 500 festivaliers dans un format plus réduit, tout en conservant les principes qui ont fait son identité depuis sa création.

J’ai testé pour vous les visites en bateau et en bus cabriolet des Vedettes de Besançon

Quel effet ça fait d'être un touriste à Besançon, ville de mon adolescence pleine de souvenirs ? Mercredi 5 août 2026, j'ai pris le bus décapotable et le bateau des Vedettes de Besançon pour le savoir, en voici un aperçu qui, je l'espère, donnera envie...

Aux Auxons, rencontre Sébastien Lombardo, un artiste muraliste qui donne des couleurs à l’urbain

VIDÉO • Sébastien Lombardo, ancien graphiste, a lâché sa souris pour prendre les pinceaux et embellir, de fresques colorées, le mobilier urbain et les murs des particuliers, à Besançon et ses alentours, ainsi que et dans toute l'Europe. Aux Auxons, ses oeuvres embellissent des tranformateurs électriques...

Saline royale d’Arc-et-Senans : 9 soirées de cinéma en plein air du 6 au 22 août 2026

La Saline royale d'Arc-et-Senans accueillera, du 6 au 22 août 2026, une série de neuf soirées de cinéma en plein air. Organisé les jeudis, vendredis et samedis, l'événement se déroulera au sein du site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et proposera la projection de grands classiques du cinéma à la tombée de la nuit.

Et si la future grande bibliothèque de Besançon portait le nom de Charles Weiss, l’illustre bibliothécaire de la ville ?

Alors que la construction de la nouvelle grande bibliothèque de Besançon entre dans sa dernière phase, une proposition de nom est mise sur la table : celui de Charles Weiss, figure de l’histoire culturelle de la cité. À l’origine de cette initiative, Gilles Champion, administrateur de Renaissance du Vieux Besançon, qui a adressé une lettre au maire et président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut le 10 juin 2026 afin de défendre cette idée. 

Une journée d’étude internationale à Besançon pour explorer l’art né de la Déportation

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon réunira, le 16 septembre 2026, des spécialistes français et européens autour d'un patrimoine rare : les œuvres réalisées pendant et après la Déportation. Une rencontre ouverte au public qui mettra en lumière l'un des plus importants fonds d'art concentrationnaire d'Europe conservé dans la capitale comtoise.

À Besançon, la Colo du Bitume initie dix jeunes aux coulisses des arts de rue

Pensée par la Maison de quartier Battant et le Festival du Bitume et des Plumes, la Colo du Bitume propose à dix jeunes âgés de 12 à 15 ans une immersion dans l’univers des arts de rue et de la programmation artistique. Le projet se déroulera du 4 au 8 août 2026 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, dans le cadre du festival La Plage des Six Pompes, rendez-vous reconnu de la création en espace public.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 25.45
ciel dégagé
le 13/08 à 11h00
Vent
0.29 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
60 %

Sondage