Le texte de LFI qualifie cette réforme de menace pour les principes de l'État de droit et estime qu'elle favoriserait une plus grande impunité en matière de violences policières. Les auteurs du communiqué déclarent : ”Nous le disons clairement : cette loi est un permis de tuer. Elle est une nouvelle attaque alarmante contre l'Etat de droit en créant les conditions d'une impunité accrue pour les violences policières et en mettant en danger celles et ceux qui en sont déjà les premières victimes : classes populaires, personnes racisées, militant.es en lutte.”
LFI adresse également un message aux proches des victimes de violences policières : ”Nos premières pensées vont aux familles des victimes, passées et futures, de violences policières, pour qui le chemin vers la justice et la vérité sera encore plus difficile.”
Un engagement à abroger la loi
Les signataires affirment leur opposition au texte et annoncent leur intention de revenir sur cette mesure s'ils accèdent aux responsabilités. Ils écrivent : ”Nous nous opposerons de toutes nos forces à cette loi inique, dénoncée par les avocats et les magistrats, et l'abrogerons quand nous serons aux responsabilités.”
Le communiqué dénonce également le recours à l'article 44.2 de la Constitution par le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, estimant que cette procédure a "bâillonner encore une fois la représentation nationale et les familles de victimes.”
Laurent Croizier visé
LFI vise également le député du Doubs et conseiller municipal bisontin Laurent Croizier, dont il critique le vote en faveur de la loi : ”Nous dénonçons le vote du député Laurent Croizier pour cette ignominie, qui entérine encore un peu plus l'alliance honteuse de la macronie avec l'extrême droite, tout comme ses vociférations au sein de l'hémicycle. C'est indigne de notre démocratie.”
Référence à Marine Le Pen et appel électoral
Enfin, le communiqué évoque la situation judiciaire de Marine Le Pen et appelle les électeurs à rejeter l'extrême droite lors de l'élection présidentielle de 2027. ”Le même jour Marine Le Pen reconnue coupable par deux juridictions, avec de nombreux autres cadres du RN, d'avoir volé l'argent du contribuable annonce un coup de force démocratique en se présentant à la présidentielle", dénonce LFI, qui conclut par un appel politique : ”Plus que jamais, il reviendra aux Français.es de dire non à ces lois iniques, non aux délinquants en col blanc, non à l'extrême droite en avril 2027.”


