Les élus communistes estiment qu'un espace dédié constituerait la solution la plus adaptée pour accueillir les supporters. Selon eux, une fan zone représente ”d’abord une bonne solution sur le plan de la sécurité”, en évitant la dispersion du public dans les bars ou sur l'espace public. Ils considèrent qu'un rassemblement organisé permettrait de ”concentrer les rassemblements dans un lieu identifié, encadré et maîtrisé”, ce qui serait ”plus simple à organiser, plus clair pour les forces de l’ordre, et plus rassurant pour tout le monde”.
Au-delà des questions de sécurité, le communiqué défend une vision sociale de l'événement. Les élus rappellent qu'une fan zone gratuite offrirait la possibilité à chacun de vivre le match, y compris aux personnes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas supporter le coût d'une consommation dans un établissement ou d'un abonnement privé. À leurs yeux, ”le sport doit rester un moment populaire, ouvert, partagé, et non un privilège réservé à ceux qui peuvent payer”.
Faire vivre un moment de rassemblement
Le communiqué souligne également que Besançon dispose déjà de l'expérience nécessaire pour accueillir ce type d'événement. Les auteurs rappellent que la ville a démontré, notamment lors des Jeux olympiques de 2024, qu'elle savait organiser des rassemblements populaires. ”Nous savons donc faire, et nous savons accueillir”, écrivent-ils, estimant qu'une fan zone permettrait de créer ”un moment commun, une émotion collective, un rendez-vous festif qui rassemble au lieu de diviser”.
Ils mettent aussi en avant la portée symbolique de la rencontre face au Maroc. Dans une ville où vit une importante communauté d'origine marocaine, ils jugent que voir supporters français et marocains réunis constituerait ”un beau symbole”, permettant de partager ”ce moment dans la fraternité”.
Un appel à revenir sur la décision
Alors que cette demande avait déjà été formulée au début de la compétition, Hasni Alem estime qu'il est encore possible pour la municipalité de modifier sa position. ”Il n’est jamais trop tard pour être à l’heure de l’histoire”, écrit-il, considérant qu'il est ”encore temps de corriger le retard pris” et que ”la mairie a la responsabilité d’accompagner ce moment populaire et de répondre enfin à l’attente des supporters”.
En conclusion, les élus communistes demandent une nouvelle fois à la Ville de reconsidérer sa décision et de mettre en place une fan zone dès jeudi afin que Besançon soit, selon leurs mots, ”au rendez-vous de ce moment populaire, dans l’esprit de la fête, de la sécurité et de la fraternité”.


