Marine Le Pen annonce être candidate à la présidentielle et va se pourvoir en cassation

Publié le 08/07/2026 - 08:46
Mis à jour le 08/07/2026 - 09:20

Quelques heures après sa condamnation en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national, Marine Le Pen a annoncé mardi qu'elle porterait les couleurs de son parti en 2027, sur le plateau du journal de 20 heures de TF1.

Marine Le Pen (Archives) © Alexane Alfaro
Marine Le Pen (Archives) © Alexane Alfaro

"Ce soir, je suis candidate à l'élection présidentielle", a déclaré mardi 7 juillet Marine Le Pen sur TF1. Elle annonce également se pourvoir en cassation – qui suspend selon elle le port du bracelet électronique – après sa condamnation par la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national. "Ce soir, je suis candidate à l'élection présidentielle", a déclaré la triple candidate du RN à l'Élysée, quelques heures après l'arrêt de la Cour d'appel.

"Sans bracelet électronique"

"Comme j'ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation (…) et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l'arrêt, je ferai donc campagne sans bracelet électronique", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.

"Nous allons très rapidement, Jordan Bardella et moi-même, démarrer cette campagne présidentielle", a-t-elle également déclaré, évoquant une nouvelle fois un "binôme", un "couple politique" avec le président du Rassemblement national, qui sera son Premier ministre en cas de victoire.

"J'ai été heureuse qu'on rende aux Français leur liberté de voter et que la cour me rende mon éligibilité", a-t-elle dit. La justice l'a reconnue coupable de détournements de fonds du Parlement européen et l'a condamnée à trois ans d'emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique.

Elle a écopé d'une peine complémentaire d'inéligibilité de 45 mois, dont 30 avec sursis, ce qui lui permet d'être éligible pour la présidentielle de 2027.

Après la décision de la cour d'appel, Marine Le Pen s'était réunie avec l'état-major du parti d'extrême droite à son nouveau QG, rue Cortambert dans le 16? arrondissement de la capitale. Et si la Cour de cassation désavouait à nouveau la leader du RN ? "Nous verrons", a-t-elle répondu, assurant qu'il n'existait "plus de scénario dans lequel je ne peux plus me présenter".

"Liberté des électeurs"

Marine Le Pen avait récemment exclu de mener campagne lestée d'un bracelet électronique. "Ce ne sera pas possible", car, "quand on est candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements", disait-elle la semaine dernière.

Une entrave qu'elle estime levée par son pourvoi en cassation, même si la haute cour avait indiqué qu'elle statuerait en début d'année 2027 en cas de pourvoi. Si elle venait à confirmer l'arrêt de la cour d'appel, celui-ci s'appliquerait immédiatement.

"Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”

Dans un communiqué, le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon.

Le Mouvement Franche-Comté, présenté comme une association fédéraliste de la société civile ayant pour objet la ”défense les intérêts de la Franche-Comté et de ses habitants”, considère qu'un tel scénario constituerait un risque majeur. Selon le communiqué, ”ce serait un total désastre pour la France et partant pour la Franche-Comté, en particulier sur le plan économique.”

L'indépendance ou un rattachement à la Suisse proposés

Face à cette situation, le MFC avance une solution institutionnelle. Le communiqué indique : ”Dès lors pour le M.F.C, la seule solution qui puisse permettre à la Franche-Comté de pouvoir s’en tirer, c’est de se tirer !” Le mouvement précise que cette perspective passerait ”via l’indépendance ou le rattachement à la Suisse.”

Pour appuyer sa position, le Mouvement Franche-Comté souligne que la Franche-Comté serait, selon lui, avec la Savoie, la seule région française susceptible de devenir un canton suisse. Le communiqué évoque l'exemple de Genève, présentée comme ayant été ”anciennement département français”, et rappelle qu'un ancien sondage du Link Institut de Lausanne aurait montré une majorité de Suisses favorables à cette hypothèse, ”avec même un taux de 60% pour la seule Suisse romande.” Le texte ajoute que ”Certains avaient même alors dressé la nouvelle carte de la Suisse...”

Le président du MFC estime que cette évolution serait favorable à la Franche-Comté et à ses habitants. Le communiqué conclut : ”En tout cas, il est incontestable, sauf déni de réalité, que la Franche-Comté aurait tout à gagner à devenir canton suisse notamment en termes d’autonomie politique, respect de son identité et de moyens financiers. Et également les Francs-Comtois, notamment en termes de salaires, d’emploi, de sécurité et de fiscalité.”

(avec AFP)

Politique

Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Manque de stationnement aux Hauts-du Chazal : Laurent Croizier demande la création d’un pôle multimodal à Franois

Laurent Croizier, député du Doubs et conseiller communautaire au Grand Besançon Métropole, alerte ce 7 juillet 2026 sur la nécessité de mettre en place un pôle multimodal "train, tram, stationnement, bus, vélos" à Franois afin de faire face aux problèmes de stationnement sur le secteur des Hauts-du-Chazale et autour de l’hôpital Minjoz à Besançon.

Jean-François Longeot appelle le Sénat à évaluer la gestion de la crise liée à la canicule

Après une canicule dont ses conséquences continueront de se faire sentir ces prochains temps, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, estime qu’il est nécessaire d’engager sans attendre une évaluation de la gestion de cette crise. Pour l’élu, ”il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui vient de se passer, mais de préparer dès aujourd’hui les réponses aux crises climatiques qui s’annoncent.”

Coupe du monde : les élus communistes de Besançon réclament une fan zone pour le match France-Maroc

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, Hasni Alem, au nom des élus communistes de la ville de Besançon, appelle la municipalité à organiser une fan zone à l'occasion du match de quart de finale de la Coupe du monde France-Maroc, jeudi 9 juillet. L'élu demande à la Ville d'agir rapidement afin de permettre aux Bisontins de suivre la rencontre ”dans un cadre populaire, sécurisé et accessible à toutes et tous”.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Golden Coast Festival : le RN demande la suspension des subventions après l’annonce de la venue du rappeur Médine

Le groupe Rassemblement national (RN) au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté demande la suspension des subventions publiques accordées au Golden Coast Festival après l'annonce de la participation du rappeur Médine, prévue le 30 août 2026 à Dijon.

Laurent Croizier élu vice-président de la mission parlementaire sur “le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique” 

Face à la baisse des effectifs scolaires et à ses conséquences sur l’organisation du service public d’éducation, l’Assemblée nationale a créé une mission d’information consacrée au "maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique". Le député du Doubs Laurent Croizier a été élu vice-président de cette mission, aux côtés du président David Habib et du Rapporteur Loïc Kervran, a-t-on appris ce jeudi 2 juillet 2026.

Chaleur : quand la mini-prairie de la place Leclerc venge Anne Vignot face au fleurissement de Ludovic Fagaut

À son tour, l'ancienne maire écologiste de Besançon, Anne Vignot, a réagi dimanche 28 juin 2026 sur les réseaux sociaux à la gestion des espaces verts de la ville en pleine période de fortes chaleurs. Sa publication fait suite au maintien de la végétation de la place Leclerc, alors que plusieurs mini-prairies urbaines de ce type, mises en place dès le début de son mandat, ont été remplacées sous l'actuelle municipalité de Ludovic Fagaut par des plantations géométriques de fleurs qui ne tiennent pas le choc de la canicule.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Plus de 200 personnes mobilisées contre la loi d’urgence agricole sur les terres d’Annie Genevard

Plus de 200 personnes, selon l'organisation, se sont rassemblées samedi 27 juin 2026 à Morteau, à l'appel d'un large collectif d'associations environnementales, agricoles, citoyennes et de forces politiques, à l'initiative de la députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet. La mobilisation visait à dénoncer la loi d'urgence agricole, actuellement examinée au Sénat, et les conséquences environnementales que ses opposants lui reprochent.

La Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie et SNCF s’allient pour renforcer la sécurité dans les trains Mobigo

À l'occasion de l'assemblée plénière du conseil régional organisée jeudi 25 juin 2026 à Dijon, la Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs ont signé une convention expérimentale visant à renforcer la sécurité du réseau ferroviaire régional des trains Mobigo.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.32
nuageux
le 08/07 à 11h00
Vent
1.37 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
51 %

Sondage