Le boulanger bisontin Stéphane Ravacley, candidat aux élections législatives dans le Doubs

Publié le 16/04/2022 - 18:48
Mis à jour le 16/04/2022 - 19:31

Depuis plusieurs mois, le nom de Stéphane Ravacley ne circule pas uniquement pour parler de ses élans de solidarité avec l’Ukraine, mais aussi dans le cadre des prochaines élections législatives dans le Doubs. C’est désormais officiel depuis ce samedi 16 avril, le boulanger bisontin est candidat pour siéger à l’assemblée nationale.

 © BJAP
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Les élections législatives se dérouleront les 12 et 19 juin 2022.

Lui qui n’était ni militant, ni politisé, artisan dans une petite boulangerie du quartier Rivotte, voit aujourd’hui les choses en plus grand. Après son premier combat pour faire régulariser la situation de son apprenti guinéen en 2020 et son soutien à des artisans qui vivaient la même chose que lui, et enfin deux convois solidaires pour l’Ukraine, Stéphane Ravacley veut aujourd’hui participer, s’investir politiquement en tant que député.

Sans étiquette politique, le boulanger est candidat dans la deuxième circonscription du Doubs. Stéphane Ravacley appelle à l’union, autour de son nom et attend également une forte mobilisation de la société civile à ses côtés.

"Il faut changer le visage et la parole des politiques"

Selon lui, les élus d’aujourd’hui sont "déconnectés des réalités sociétales" et "trop éloignés des préoccupations de leurs concitoyens". Il ajoute que la professionnalisation de la vie publique est en partie responsable de ce désamour entre la société et ses élus. "Il faut changer le visage et la parole des politiques", lance t-il. Stéphane Ravacley aimerait voir siéger au parlement "des maçons, des commerçants, des citoyens, des ouvriers, des chômeurs, …".

Stéphane Ravacley déclinera ses ambitions lors de sa campagne qui est aujourd'hui lancée. Ses trois premiers combats concerneront la jeunesse, l’écologie et l’économie de proximité. Les prix de l’essence et de la baguette, la précarité de la jeunesse dans toutes ses composantes, l’agriculture, l’alimentation, la relocalisation de la production, … sont au cœur de ses préoccupations.

En cas d'élection, le candidat ne compte pas lâcher son métier de boulanger.

Boulanger Besançon : grève de la faim

Retour sur la grève de la faim de Stéphane Ravacley dans une web série documentaire…

Il y a un an, Corentin Germaneau suivait le quotidien de Stéphane Ravacley, boulanger bisontin en grève de la faim pour soutenir son apprenti guinéen, Laye Traoré, menacé d’expulsion. Cette expérience a amené le jeune homme de 27 ans à réaliser une web série documentaire publiée ce vendredi 14 janvier sur la toile…

Boulanger en grève de la faim à Besançon : le MRAP exige la régularisation de Laye Fodé Traoréiné

Dans un communiqué du 13 janvier, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) de Besançon déclare son soutien au combat du boulanger Stéphane Ravacley en grève de la faim pour protester contre l’expulsion de son apprenti guinéen Laye Fodé Traoréiné, et demande la régularisation de ce dernier.

Le boulanger en grève de la faim contre l’expulsion de son apprenti conduit aux urgences

Notre journaliste avait rencontré Stéphane Ravacley, boulanger de Besançon, ce lundi vers 17h00. Ce dernier qui se trouvait en forme hier, a fait un malaise ce mardi 12 janvier 2021 vers 8h30. Il a été conduit aux urgences après plus d’une semaine grève de la faim.

Boulanger de Besançon en grève de la faim depuis 9 jours : " Non, je ne suis pas suicidaire, je fais attention "

Après 9 jours de grève de la faim pendant lesquels Stéphane Ravacley s’est nourri exclusivement de bouillons, et 8kg en moins, nous lui avons rendu visite lundi 11 janvier dans son fournil de la rue Rivotte à Besançon pour prendre de ses nouvelles ainsi que celles de Laye Traoréiné, son apprenti guinéen.

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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