Fin de vie : le gouvernement alerté par le Collectif national des maisons de Vie

Publié le 09/03/2023 - 14:02
Mis à jour le 09/03/2023 - 16:06

Dans une tribune parue dans Libération le 6 mars 2023 et par courrier, le Collectif national des maisons de vie (CNDMV) sollicite le gouvernement dans le but que les maisons de vie, destinées à l'accompagnement des personnes gravement malades, puissent être développées dans des conditions de statut et de financement adaptées.

La démarche du CNDMV fait écho à la convention citoyenne sur la fin de vie dont les décisions seront rendues mi-mars et rappelle le contexte sociétal actuel : accroissement de maladies chroniques, augmentation de la population et isolement des personnes vulnérables. Selon la présidente du CNDMV, Laure Hubidos, "ces indicateurs contextuels justifient le développement de nouvelles solutions d’accueil, d’accompagnement et de répit. En parallèle, le système de santé se dégrade : les soignants sont exténués et les services sont saturés". Engagée dans les soins palliatifs depuis plus de 20 ans, Laura Hubidos a souhaité solliciter le Gouvernement sur les bienfaits des maisons de vie, qui s’inscrivent en complémentarité du domicile et de l’hôpital.

La première maison de vie fondée à Besançon

En 2011, Laure Hubidos fonde la première maison de vie en France à Besançon.  Avec le soutien du Professeur Régis Aubry, responsable du département douleurs-soins palliatifs-gériatrie du CHU de Besançon et membre du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), ce projet met pas moins de dix ans avant de naître. D’abord expérimentée, cette première structure est par la suite pérennisée en tant qu’établissement par le ministère de la santé en 2013. En 2017, le CNDMV est créé et regroupe aujourd'hui une vingtaine de projets portés par des associations indépendantes. Selon Laure Hubidos, les maisons de vie "permettraient de désengorger les services hospitaliers saturés et proposeraient des solutions de répit au domicile, tout en favorisant un accompagnement à dimension humaine, et généreraient également des économies pour le système de santé".

Une problématique qui ne bouge pas

Vingt ans après les prémisses des maisons de vie, la problématique reste toujours la même : les projets ont des difficultés à se développer par manque d’un cadre juridique et financier adapté. Les membres l'ont d'ailleurs mentionné dans la lettre écrite au Gouvernement : "nous attendons depuis de nombreuses années qu’un statut (juridique et financier) soit enfin proposé afin de permettre le développement des maisons de vie. Puisque la raison majeure de leur difficulté de développement réside dans l’absence de cadre. Ce qui en soit est une aberration alors que l’on sait que le besoin est énorme et croissant, et qu’il le sera de plus en plus dans les années à venir". Ainsi, les membres souhaitent présenter au Gouvernement un modèle alternatif et innovant pour permettre aux maisons de vie de se développer sur le territoire national.



Social

Un nouveau préavis de grève à Bellevaux et une alerte sur les conditions de travail en Ehpad

Les syndicats FO Bellevaux et Unsa Santé & Sociaux public et privé ont déposé un nouveau préavis de grève pour le lundi 8 juin 2026 sur le site de Bellevaux du CHU de Besançon. Parallèlement, ils ont adressé un courrier d’alerte à l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté ainsi qu’au Département du Doubs pour dénoncer la situation dans les Ehpad et réclamer des mesures immédiates.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

“Le secteur est en crise” : les travailleurs du médico-social tirent la sonnette d’alarme à Besançon

Une mobilisation du secteur médico-social s’est tenue ce mardi 26 mai 2026 à Besançon. L’intersyndicale du secteur a fait appel à la mobilisation et à la grève pour une revendication portant sur les moyens financiers et humains. Les différents syndicats ont donné rendez-vous à l’Esplanade des Droits de l’Homme à 11 heures pour débuter la marche.

Nouvelle mobilisation des professionnels du médico-social le 26 mai à Besançon

Une nouvelle mobilisation du secteur social médico-social est prévu le 26 mai 2026. À Besançon, les organisations CFDT Santé-Sociaux, CFE-CGC ADDSEA, CGT Social Médico-Social, CGT Conseil Départemental du Doubs, FO Action Sociale, SUD Santé-Sociaux et le Comité de lutte du médico-social ont appelé à la grève et à la mobilisation pour les salaires avec un rassemblement prévu à 11 heures sur l’Esplanade des Droits de l’Homme.

L’Université Marie et Louis Pasteur s’oppose à la généralisation des droits différenciés pour les étudiants étrangers

Le conseil d’administration de l’Université Marie et Louis Pasteur, réuni le 19 mai 2026, a adopté une motion portant sur la politique de droits d’inscription appliquée aux étudiants extracommunautaires et sur les évolutions réglementaires envisagées au niveau national.

Vacances pour tous : le Secours populaire lance sa campagne 2026 en Bourgogne Franche-Comté

Le conseil de région Bourgogne-Franche-Comté du Secours populaire français annonce le lancement de sa campagne vacances 2026. À cette occasion, une "Journée Bonheur" sera organisée pour les familles accompagnées par l’association, le samedi 30 mai 2026, en partenariat avec le site de Guédelon, dans l’Yonne.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.36
légère pluie
le 03/06 à 12h00
Vent
5.46 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
87 %

Sondage