Les chasseurs du Doubs s’organisent pour traquer les délinquants de la "chasse en 4x4"

Publié le 24/11/2020 - 17:16
Mis à jour le 26/11/2020 - 10:53

La Fédération départementale des Chasseurs du Doubs a souhaité réagir cette semaine suite au comportement des chasseurs poursuivant un sanglier à bord d’un véhicule de type 4×4 sur le secteur de Levier.

Chasse ©Jackmac34-Pixabay ©
Chasse ©Jackmac34-Pixabay ©

Lors d'une opération de contrôle de la chasse dimanche 22 novembre 2020 après-midi, la gendarmerie de Franche-Comté a surpris des chasseurs poursuivant un sanglier à bord d'un 4x4... Cette opération était organisée pour s’assurer du respect de la réglementation en vigueur notamment liée aux registres des battues, aux permis de chasse et aux armes, mais également et surtout au respect de l’arrêté n° 25-2020-11-09-003 du 9 novembre 2020 pris par le Préfet du Doubs d’encadrement des dérogations au confinement en matière de régulation de la faune sauvage.

"Ces « safaris 4x4 » nuisent à l’image de la grande partie des chasseurs qui ne se reconnaissent pas dans ces pratiques. Dans la majorité des cas, ce sont les chasseurs locaux eux-mêmes qui alertent les autorités compétentes ou déposent des plaintes pour combattre ces agissements", explique la Fédération départementale des Chasseurs du Doubs.

Et d'ajouter : "L’image de la chasse est salie par des minorités pourtant bien identifiées qui se croyaient jusqu’à présent intouchables ! En effet, l’infraction étant difficile à caractériser, les auteurs étaient rarement appréhendés et les peines prononcées n’étaient souvent pas à la hauteur des faits". La Fédération des Chasseurs, épaulée par ses adhérents, souhaite donc faire passer un message fort aux quelques délinquants de la chasse qui gangrènent leurs rangs. "Cette époque des dérives est révolue ! ", clame la Fédération.

Pas d’amalgame entre "safari 4x4" et chasse à courre

"Lors d’articles publiés dans la presse locale, il a été malencontreusement fait mention de « chasse à courre en 4x4 » pour qualifier les dérives ci-dessus. Dans ce cadre, l'utilisation de l’expression "Chasse à courre" est particulièrement mal venue et préjudiciable", souligne la fédération qui poursuit : "La chasse à courre, strictement encadrée par la loi, se prévaut d'un respect sans faille de la réglementation, de la culture et des valeurs qui la caractérisent. Ce mode de chasse bannit l’utilisation de véhicules lors du laisser-courre. Elle ne saurait donc être comparée à ces pratiques mécanisées où les contrevenants ne respectent ni la réglementation, ni aucunes des règles de bienséance liées à la pratique de la chasse".

Une volonté des chasseurs du Doubs d’en finir avec les "brebis galeuses"

Une enquête a été envoyée aux présidents des territoires de chasse du Doubs en mars dernier, soit à 622 personnes. Au travers de cette enquête, il était important pour la Fédération des Chasseurs de recueillir l’avis et le ressenti des responsables de chasse sur cette problématique.

442 réponses ont été reçues à la Fédération, ce qui témoigne d’un intérêt particulier des chasseurs sur le sujet. Selon ce sondage, plus de 80% des participants indiquent avoir déjà été confrontés à la problématique des « safaris 4x4 » sur leur territoire et, pour 35% d’entre eux, très fréquemment.

86% se préoccupent de l’image négative véhiculée par ces pratiques et sont prêts à soutenir leur Fédération pour les éradique 

(Source Fédération)

L’attente de "peines exemplaires"

La Fédération des Chasseurs qui se portera partie civile auprès des tribunaux a également entamé des discussions avec les procureurs pour mieux sanctionner les contrevenants avec le retrait systématique du permis de chasser, mais aussi la saisie des véhicules, armes et colliers GPS...

D’autres opérations de contrôle, de même ampleur sont déjà programmées pour cette saison de chasse 2020/2021. "Elles s’intensifieront jusqu’à ce que cette problématique soit définitivement enrayée et que la majorité des chasseurs puisse s’adonner à leur passion avec davantage d’apaisement", conclut la Fédération.

Société

Marche LGBTQIA+ à Besançon : “C’est encore insupportable de savoir que deux hommes couchent ensemble”

La marche militante LGBTQIA+ (ou marche des fiertés) de Besançon se tiendra le samedi 16 mai 2026. Organisée par le collectif 17 mai, cet événement revendicatif et festif s’inscrit dans une dynamique locale initiée depuis 2020, avec le soutien de l'ancienne maire Anne Vignot et la participation de nombreuses associations du territoire. On en parle en détail avec Lucie Dernière Minute, responsable de l’organisation de l’évènement.

Besançon est-elle menacée par la mouvance “masculiniste” ?

La préfecture du Doubs organisait ce mercredi 6 avril un exercice de sécurité grandeur nature simulant une attaque terroriste menée par des assaillants se réclamant du courant “masculiniste”. Ce choix de scénario soulève des interrogations. Faut-il y voir une menace réelle pour Besançon ? Et cette mouvance vise-t-elle uniquement les femmes ? Éléments de réponse.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Attaque masculiniste au collège : un exercice grandeur nature avec deux morts simulés à Quingey

VIDÉOS + DIAPORAMA • Un exercice de sécurité civile grandeur nature s’est tenu mercredi 6 mai au collège Félix Gaffiot, dans la commune de Quingey. Organisée à l’initiative de Rémi Bastille, cette simulation visait à entraîner les différents services de secours et de gestion de crise à la prise en charge d’un événement provoquant de nombreuses victimes.

Dans le Doubs, la contestation de l’expulsion d’un ressortissant kosovar adressée au préfet

Dans une lettre ouverte datée du 22 avril 2026 et adressée au préfet du Doubs, le président du Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE) exprime son désaccord après l’expulsion d'un père de famille originaire du Kosovo, une mesure qui a conduit, selon la lettre, à la séparation de l’intéressé avec son épouse et leurs trois enfants restés en France à ce moment-là.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.55
ciel dégagé
le 08/05 à 15h00
Vent
2.16 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
48 %

Sondage