Les Francs-Comtois de plus en plus nombreux à se tourner vers la campagne

Publié le 16/01/2014 - 07:30
Mis à jour le 16/01/2014 - 12:12

À l'occasion du lancement de la campagne de recensement 2014, l'Insee présente une rétrospective sur 30 ans des mouvements de population en Franche-Comté. Si la croissance démographique reste plutôt faible, les communes rurales ont, elles, vu leur nombre d'habitants augmenter. 

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Entre 1982 et 2011, la Franche-Comté a gagné 89 400 habitants. Un chiffre moyen au regard du rythme de croissance annuelle de la population, deux fois plus faible dans la région qu’en métropole (+0,27% contre +0,54%). La région se classe ainsi au 16e rang des régions métropolitaines.

Le Doubs, qui s’en sort bien, a vu sa population augmenter de +0,36% par an durant la même période. « C’est supérieur au rythme régional mais toujours inférieur à la moyenne métropolitaine », constate Gilles Zemis, chargé d’étude à l’Insee Franche-Comté.

Plus de départs que d’arrivées, mais de nombreuses naissances

Le déficit migratoire serait le principal frein à cette croissance avec une perte moyenne en région de 1400 habitants par an, dû « à la mobilité des étudiants, entre autre », suggère Gilles Zemis. Mais la forte fécondité régionale permet en partie de rééquilibrer. Les naissances plus nombreuses que les décès amenant 4500 habitants supplémentaires chaque année.

Si les départs n’avaient pas été supérieurs aux arrivées, « le Doubs aurait vu sa population croître au rythme de +0,57% par an. » En fait, seul le département du Jura a été épargné par ce déficit migratoire. Que l’on se rassure toutefois, sur la période plus récente, de 2006 à 2011, il aurait tendance à se résorber au niveau régional.

L’agglomération bisontine perd des habitants

Autre constat soulevé par l’Insee : les villes-centre perdent des habitants au profit des communes périphériques et même plus éloignées (-0,18% par an entre 1982 et 2011). La couronne de Besançon a ainsi vu sa population augmenter à un rythme élevé (+1,43% par an). Tout comme autour de Pontarlier, de la zone frontalière et du sud de la Haute-Saône.

« Les petites communes de campagne permettent l’accession à la propriété, tout en restant proche des services d’une grande ville et du lieu de son emploi », note Patrick Pétour, directeur régional de l’Insee. De 2006 à 2011, la population de l’agglomération de Montbéliard ne baisserait plus tandis que celle de l’agglomération bisontine diminuerait de 0,13% par an au profit des communes périurbaines au nord (en direction de Rioz) et à l’ouest de Besançon (vers Saint-Vit et Osselle).

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