"Les vide-ordures devraient être interdit" (présidente du Sybert à Besançon)

Publié le 07/02/2018 - 10:52
Mis à jour le 07/02/2018 - 15:59

À l’heure de la revalorisation des déchets, de la redevance incitative et des gestes écocitoyens, Catherine Thiébaut, présidente du Sybert, en charge de la gestion des déchets, s’insurge de voir des vide-ordures à Besançon.

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Les vide-ordures ont été créés dans les années 60 sous-forme d'une colonne verticale débouchant sur des poubelles en sous-sol. Ces derniers ne donnent donc pas la possibilité de respecter les consignes de tri recommandés par les centres. Ils sont pourtant la seule alternative lorsque les bacs jaunes sont absents. 

Que dit la loi ?

L’article 25-i de la loi du 10 juillet 1965 autorise la suppression des vide-ordures dans les immeubles en copropriété par décision de l’assemblée générale prise à la majorité des copropriétaires. L’appréciation du risque sanitaire est laissée à la discrétion du syndic, sans encadrement législatif ou réglementaire.

La présidente du Sybert s'oppose à ces vide-ordures qu'elle croyait interdit en France : "Je suis allée en Italie et j'ai vu à quel point les Italiens avaient progressé dans le Nord du pays depuis l'interdiction de ces vide-ordures". 

"Il faudrait que l'Etat français les fasse vraiment interdire. Il pourrait donner deux ans pour les condamner par exemple. C'est un nid à germes et les personnes ne trient pas", explique Catherine Thiébaut.

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