Mineurs à la rue à Besançon : Solmiré tire la sonnette d'alarme

Publié le 29/03/2021 - 12:03
Mis à jour le 29/03/2021 - 12:05

Dans un communiqué du 27 mars, l’association Solmiré (Solidarité, Migrants Réfugiés) à Besançon tire la sonnette d’alarme suite à trois mineurs qui se retrouvent sans solution d’hébergement.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Les 16, 24 et 25 mars derniers, l'association a contacté le 114 afin d'alerter sur la situation de trois mineurs âgés de 15 et 16 ans à la rue. "Ces appel à l'aide sont restés sans réponse positive indiquant par téléphone que leurs consignes hiérarchiques ne leur permettaient pas de proposer de solutions d'hébergement d'urgence à ces adolescents", rapporte Solmiré.

Selon elle, "la préfecture et le 115 en charge de l'hébergement des adultes sans abris les considèrent comme mineurs et justifient ainsi leurs refus". De son côté, le "Département du Doubs en charge de l'a protection de l'enfance en danger, les considère comme majeurs et justifie ainsi son refus de prise en charge."

Enfin, la maire de Besançon "par l'intermédiaire de ses services sociaux, se dit démunie et sans solution à leur proposer."

Ni majeurs ni mineurs

Considérés ni comme majeurs ni comme mineurs, ces jeunes gens ne trouvent de place nulle part "alors que leur jeune âge devrait constituer un critère supplémentaire dans la prise en compte de leur vulnérabilité, cela leur ferme au contraire l'accès à toute possibilité d’hébergement", souligne l'association qui rappelle que "le dernier bilan d'activité du SIAO, gérant l'hébergement d'urgence et d'insertion, indique que « les mineurs sont systématiquement orientés vers les services adéquats ». En réalité, aucune orientation ne leur est proposée et les différents acteurs institutionnels se renvoient dos à dos la responsabilité de la prise en charge de ces jeunes qui, par ce mécanisme, sont condamnés à l’errance."

Pour Solmiré, "la situation n'est pas nouvelle". Elle raconte côtoyer des adolescents et mettre en œuvre pour ceux qu'elle rencontre des solutions solidaires d'hébergement d'accompagnement, mais "Ces solutions sont faites de débrouille et de dépannages, souvent au jour le jour ou à la petite semaine."

"Nous n’y arrivons plus !"

Aujourd'hui, l'association tire la sonnette d'alarme : "Si la situation de ces jeunes est loin d’être sans issue, le constat est fait de notre impossibilité à pallier plus longtemps les dysfonctionnements des pouvoirs publics. Nous n’y arrivons plus ! "

L'association demande à l'État, au Département du Doubs et à la municipalité de Besançon "de prendre leurs responsabilités et de trouver de toute urgence une solution à ces trois jeunes en détresse, comme ceux qui suivront." Elle rapporte par la même occasion que "des solutions sont possibles : dans certains départements, conformément aux recommandations du Défenseur des Droits, le 115 héberge les adolescents dès lors que leur minorité est contestée. Dans certaines villes comme Toulouse, la municipalité finance un lieu d’hébergement qui leur est spécifiquement destiné…"

Bonjour, de nouveau nous avons été sollicité hier pour un jeune non reconnu mineur qui se trouvait à la rue. Pour...

Publiée par SOLidarité MIgrants REfugiés Besançon sur Jeudi 25 mars 2021

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Social

Musée d’Arts et du Temps : “Nous sommes inquiets pour la santé des agents” (intersyndicale)

Emmanuelle Monnin pour le syndicat Sud CT 25, accompagnée de Sophie Caron, pour Force ouvrière a indiqué "être inquiète" pour les agents, notamment suite à des problèmes de management de la part de Laurence Madeline, la directrice des musées d’arts et du Temps. L’intersyndicale lance également un appel à la maire de Besançon…

Mineurs isolés étrangers : Sol Mi Ré alerte sur la non-scolarisation de plus d’une soixantaine de jeunes à Besançon

Lors d’une conférence de presse le 10 avril 2024 devant l’inspection académique du Doubs à Besançon, le Collectif Solmiré a alerté sur la situation ”de plusieurs dizaines de jeunes non-pris en charge comme mineurs et non-scolarisés à ce jour” par l'Académie de Besançon.

Une manifestation contre la répression des free party à Besançon

Suite à une initiative nationale lancée par le compte Instagram ”Tekno anti-répression”, le collectif Franche-Comtek appelle à manifester dans les rues de Besançon samedi 13 avril 2024. Objectif : protester contre ”la politique répressive que mène l’Etat à l’encontre des free party depuis plus de 30 ans et plus particulièrement ces cinq dernières années.”

Problèmes de management au musée des Beaux-arts ? Les syndicats en grève le 12 avril

Mise à jour • Les syndicats Sud-Solidaires et FO organisent une manifestation vendredi 12 avril 2024 à 10h00 devant le musée des Beaux-Arts de Besançon afin de dénoncer des "dysfonctionnements liés au management" de la nouvelle directrice des Musées d’arts et du temps. Pour rappel, Laurence Madeline est en poste depuis un an.

Besançon : les professionnels du secteur social et médico-social dans la rue

Les personnels du DAHIS (dispositif d'accueil, d'hébergement et d’insertion sociale) de l'AHS FC (association d’hygiène sociale), qui regroupe les CADA (centre d'accueil des demandeurs d’asile) mais aussi les dispositifs mineurs non accompagnés, se sont réunies à 13h00 au 16 rue Gambetta à Besançon devant le siège du DAHIS. Ils ont ensuite rejoint la mobilisation intersyndicale à l’esplanade des droits de l’homme. Le cortège s’est rendu devant la préfecture afin de transmettre une pétition aux autorités. Cette dernière a recueilli 900 signatures, nous indique la CGT.

“Stop à la maltraitance sociale !” : l’intersyndicale appelle à la mobilisation jeudi à Besançon 

Dans le cadre d’un appel national à la grève jeudi 4 avril 2024, l’intersyndicale (CGT, FO et SUD) sera mobilisée à partir de 13h00 rue Gambetta à Besançon aux côtés du centre d'accueil demandeurs d’asile. Le cortège retrouvera à 14h00 les autres manifestants à l’esplanade des droits de l’Homme.

Réforme du “choc des savoirs” : le Snes-FSU dénonce un “tri social” des élèves

Les syndicats Snes-Fsu et Sud Éducation, accompagnés de quelques enseignants, se sont mobilisés mardi 2 avril 2024 devant le rectorat de Besançon afin de s’opposer à la réforme du "choc des savoirs" annoncée par Gabriel Attal lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.63
légère pluie
le 18/04 à 15h00
Vent
2.79 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
67 %