Nouvelle affaire Sarkozy: pour Moscovici, si les faits sont avérés, ce sont "des choses graves"

Publié le 10/03/2014 - 11:39
Mis à jour le 10/03/2014 - 11:39

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a estimé dimanche 9 mars 2014 que les soupçons de trafic d'influence qui pèsent sur Nicolas Sarkozy seraient des faits extrêmement graves, s'ils étaient avérés.

Interrogé sur BFMTV, le ministre s'est montré prudent dans ses réponses au nom du devoir de réserve et de sa confiance dans la justice mais répété que "si ces faits étaient avérés, il y aurait alors des choses extrêmement graves qui se seraient passées".
L'ancien président de la République, placé sur écoutes par la justice, est soupçonné de trafic d'influence et de violation du secret de l'instruction. Selon une source proche du dossier, Nicolas Sarkozy aurait parlé avec son avocat de la possibilité de solliciter un magistrat de la Cour de cassation pour se renseigner sur une procédure en cours relative à une autre affaire dans laquelle est il est cité.

Patrick Buisson, "une sorte de gourou"

Par ailleurs, Pierre Moscovici a qualifié de "gourou" favorable à la fusion de la droite et de l'extrême droite Patrick Buisson, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.
"Ce qui m'a étonné est que Nicolas Sarkozy ait laissé pénétrer dans son intimité un homme aussi étrange, aussi sulfureux" que Patrick Buisson, a-t-il expliqué, donnant lieu du coup à "une étrange situation, un étrange pouvoir, une étrange gouvernance".
"Que le président de la République française ait fait confiance à une sorte de gourou qui en plus l'a trahi, ça me met mal à l'aise", a poursuivi M. Moscovici, évoquant sa "colère" à l'idée que "cet homme-là était tous les jours l'homme qui parlait à l'oreille de Nicolas Sarkozy", alors président de la République.
"Les Français sont victimes, car ils ont supporté ces ambiguïtés,
parce qu'ils ont payé les contrats de M. Buisson", a ajouté le ministre qui, citant en substance Machiavel, a rappelé que "c'est par les gens qui l'entourent qu'on juge l'esprit et la prudence du prince".

"Si demain M. Sarkozy devait  revenir avec la ligne Buisson, et pourquoi pas avec M. Buisson, ce serait très grave", a-t-il estimé.

(Source AFP)

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