Pancartes anti-migrants : les réactions s’enchaînent à Besançon…

Publié le 09/04/2024 - 17:15
Mis à jour le 11/04/2024 - 14:36

Mise à jour le 10 avril • Suite aux pancartes anti-migrants brandis par deux jeunes femmes lors du carnaval de Besançon le 7 avril 2024, les réactions d’élus s’enchaînent afin de condamner ces actes.

 © Yona_nms /X
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Pour rappel, le parquet à ouvert une enquête.  Ces faits sont passibles d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.

Les réactions des élus :

Intervention d’Anne Vignot, maire de la Ville de Besançon

Laurent Croizier, député du Doubs

"Je condamne l’action militante menée par un collectif d’extrême droite lors du défilé du carnaval de?Besançon, ce dimanche 7 avril. Cet acte raciste sous couvert de pseudo-féminisme, à l’occasion de cet événement populaire et familial, n’est que la mise en scène grotesque d’une idéologie haineuse.

Le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes mérite mieux que ces faux-prophètes. Le féminisme auquel je crois, celui qui se bat pour l'égalité et la justice, s’oppose à l’intolérance et à l’obscurantisme des extrêmes, dont le but n’est que de semer la division".

Ludovic Fagaut, pour le Groupe Besançon Maintenant

"La presse relatait ce matin les faits inacceptables qui se sont produits lors du carnaval organisé à Besançon le dimanche 7 avril. Les élus du groupe Besançon Maintenant condamnent fermement les propos et les actes survenus lors de cette manifestation. De tels comportements vont à l'encontre de nos valeurs fondamentales de respect et d'inclusion.

Il est dommage que certains élus ou collaborateurs de la majorité municipale tentent de faire croire que nous ne condamnons pas de tels actes. Il est encore plus dommageable de laisser croire que nous pourrions approuver ce genre d’idéologie. Nous avons appris les faits dans la presse sans autre information de la part de la majorité. Nous encourageons vivement la ville à déposer plainte. Nous condamnons toute forme de menaces ou d’insultes envers les élus, quel que soit leur statut".

Les groupes de la Ville de Besançon : EELV-Société Civile, Socialiste, Communiste et républicain, Ensemble bisontins ! Génération-s, A gauche citoyen !

"Ce dimanche 7 avril, deux jeunes femmes ont brandi deux pancartes associant migrants et violeurs lors du carnaval de la ville, une banderole a également été affichée Grande rue. Des messages haineux incitant la haine raciale que nous dénonçons avec la plus grande fermeté. Anne Vignot, au nom de la Ville de Besançon a porté plainte ce lundi 8 avril. L’ensemble de la majorité municipale et « Ensemble Bisontins ! » soutiennent cette démarche et saluent l’initiative du Parquet d’ouvrir une enquête pour provocation à la haine raciale à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur origine.

Depuis l’annonce du dépôt de plainte, Madame la Maire de Besançon, Anne Vignot, subit une série de commentaires et réactions haineuses et particulièrement violentes à son égard sur les réseaux sociaux en messages publics et privés. Nous lui affirmons tout notre soutien. Ces
messages feront systématiquement l’objet de signalements et nous souhaitons que leurs auteurs soient condamnés.

Dans un contexte de multiplication des actes violents à l’égard des élus et de banalisation des idées xénophobes, nous appelons tous les élus et citoyens attachés aux valeurs humanistes et républicaines à dénoncer d’une même voix ces messages délétères et à combattre la propagation
des idées d’extrême droite. Aucune banalisation ne peut être tolérée. Le poison de la haine de l’autre, de la stigmatisation et du racisme ne s’installeront pas dans notre ville dont l’histoire est profondément humaniste. Fidèles à ces valeurs, nous continuerons à bâtir une ville inclusive et accueillante".

Les président-e-s des groupes politiques de la Ville de Besançon signataires de ce communiqué : Anthony Poulin pour le groupe EELV-Société Civile, Nicolas Bodin pour le groupe Socialiste, Hasni Alem pour le groupe Communiste et républicain, Laurent Croizier pour Ensemble bisontins !, Kévin Bertagnoli Génération-s et Pascale Billerey A gauche citoyen !

Le Parti radical du Doubs

Le Parti Radical de Gauche du Doubs apporte son soutien à Madame la maire de Besançon. "Une vague de haine aux relents misogynes s’est déversée sur elle suite à son dépôt de plainte à l’encontre des militantes identitaires ayant brandi des pancartes aux contenus haineux et racistes lors du défilé du carnaval, ce dimanche 7 avril. Ces messages ciblent  délibérément une catégorie de personnes et créent un odieux amalgame ! Ces personnes violent à la foi la loi et les valeurs de la République. Elles visent à diviser notre société, à stigmatiser les étrangers et les personnes issues de l’immigration et à favoriser les débordements de violences. 
Il n’est pas acceptable que dans notre ville, notre pays de tels actes restent impunis. Nous les condamnons avec la plus grande fermeté". Le PRG appelle "tous les républicains sincères à dénoncer les appels à la haine des identitaires et à soutenir Madame la maire de Besançon."

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme Besançon Franche-Comté

La LICRA Besançon Franche-Comté soutient la décision de la maire de Besançon "qui a décidé de porter plainte contre le déploiement devant un public nombreux, d'une propagande haineuse organisée par un collectif identitaire d'extrême droite durant le carnaval de Besançon, dimanche 7 avril.
Les messages diffusés, associant de façon globale immigrés ou étrangers avec le viol, sont des ferments bien identifiés du racisme. Ils conduisent en droite ligne à tous les débordements de haine, de violence et de discrimination. Ils favorisent de part et d'autre le repli identitaire, le communautarisme, la radicalisation des pensées et des actes au détriment des valeurs républicaines qui fondent notre société et le vivre ensemble. Ils doivent être dénoncés et combattus sans relâche."

Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)

"Suite aux pancartes anti-migrants brandies par deux militantes du groupe d’extrême-droite Némésis lors du carnaval de Besançon. Le comité local du MRAP de Besançon condamne avec la plus grande fermeté les actes odieux commis par ces deux jeunes militantes d’extrême-droite en plein festival du carnaval dans les rues du centre ville le dimanche 7 avril. Actes offensants vis-à-vis de la population attaquée, susceptibles de provoquer un sentiment de crainte, d’hostilité et de rejet à l’égard de cette population.

Actes pouvant caractériser en conséquence le délit de provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence raciste. La maire de Besançon, madame Anne Vignot au nom de la municipalité a porté plainte. Le comité local du MRAP de Besançon soutient cette démarche et se donne la possibilité de s’associer aux poursuites qui pourront éventuellement être diligentées.

Il tient également à dénoncer fermement les messages d’intimidations adressés à madame Anne Vignot à la suite de son dépôt de plainte et lui apporte tout son soutien".

Pancartes anti-migrants

La maire de Besançon harcelée en ligne après sa plainte contre les pancartes anti-migrants

La maire de Besançon Anne Vignot a annoncé vendredi 12 avril 2024 porter plainte après avoir été la cible d'un cyber-harcèlement "d'une extrême violence" faisant suite à une première plainte de l'élue contre des pancartes anti-migrants brandies dimanche lors du carnaval de sa ville.
 

Pancartes brandis par les élus RN en conseil régional : les réactions s’enchaînent…

+ Plainte du MRAP • Suite aux pancartes "Violeurs étrangers dehors" brandis par les élus du Rassemblent nationale en soutien au collectif Némésis durant le conseil régional du 11 avril 2024, les réactions s’enchainent… Pour rappel, Marie-Guite Dufay, la présidente de la Région, a indiqué son intention de porter plainte.

Un mot de vocabulaire nazi entendu en plein conseil régional Bourgogne Franche-Comté : l’élu regrette

+ Droit de réponse de Thomas Lutz • Jeudi 11 avril 2024, un membre du groupe Rassemblement national au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, aurait employé une expression empruntée au vocabulaire nazi lors de l’Assemblée plénière qui se tenait à Dijon, est-il dénoncé dans un communiqué de presse de la Région.

Bourgogne-Franche-Comté : Marie-Guite Dufay veut porter plainte contre des élus RN après des pancartes anti-immigrés en plein conseil

Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a annoncé jeudi 11 avril 2024 son intention de porter plainte pour "incitation à la haine" contre des élus du Rassemblement national qui ont brandi des pancartes anti-immigration en séance plénière.

”Violeurs étrangers dehors” : les élus du RN brandissent des pancartes en conseil régional de Bourgogne Franche-Comté

En soutien au collectif Némésis dont l’une des militantes avait brandi une pancarte ”Violeurs étrangers dehors” lors du Carnaval de Besançon le 7 avril, chacun des élus du Rassemblement national ont, à leur tour, affiché cette même pancarte lors de l’assemblée plénière au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté ce jeudi 11 avril.

Pancartes anti-migrants à Besançon : le collectif Némésis soutenu par le Rassemblement national et Reconquête

Une militante d'un collectif "féministe identitaire" soupçonnée d'avoir brandi des pancartes anti-migrants dimanche 7 avril 2024 pendant le carnaval de Besançon a été placée en garde à vue mardi 9 avril pendant plusieurs heures, selon le procureur.

Pancartes et affiche anti-migrants : ”Le moment est grave pour toutes les femmes françaises” selon le collectif Némésis

Suite au dépôt de plainte et pendant a garde à vue de l’une de ses militantes ayant brandi une pancarte ”Violeurs étrangers dehors" et installé une affiche sur une façade, le collectif Némésis a publié un communiqué le 9 avril 2024 dans lequel il parle de ”véritable persécution”.

Politique

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Primaire de la gauche : à Besançon, la victoire de Raphaël Glucksmann fait réagir

Le leader de Place Publique a remporté haut la main dimanche soir la primaire de la gauche sociale-démocrate. Rapahël Glucksmann a ainsi été désigné candidat à la présidentielle du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) dès le premier tour. Une large victoire avec plus de 66% des voix qui a notamment fait réagir à Besançon. 

Record de fréquentation des piscines à Besançon : bientôt un ”Besançon Plage” ?

Ce vendredi 9 octobre, Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, a présenté les chiffres de la saison touristique 2026. Une saison notamment marquée par plusieurs épisodes caniculaires, qui ont influencé en bien ou moins bien la fréquentation des sites touristiques. Du côté des piscines, records battus avec 95 000 visiteurs cet été (contre 80 000 en 2024 et 2025)... Et si les prévisions météorologiques se confirment, les étés à venir pourraient être tout aussi chauds, voire davantage. Dès lors, ne serait-il pas temps de créer un nouvel espace de baignade à Besançon ? Ludovic Fagaut apporte des éléments de réponse.

Accident à Besançon : des " tirs de mortier " visent les secours lors d’une intervention

Deux tirs de mortier ont été lancés jeudi 8 octobre 2026 en direction des secours alors qu’ils intervenaient rue du Luxembourg, à Besançon, à la suite d’un accident de la circulation. Un véhicule des sapeurs-pompiers a été touché, sans faire de blessé. La police municipale et la police nationale étaient sur place.
 

Forêts du Doubs : Jean-François Longeot demande des garanties pour les communes

Face aux dégâts causés par les aléas climatiques de l’été 2026 sur les jeunes plantations, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a saisi la ministre de la Transition écologique le mercredi 7 octobre 2026 afin de relayer les inquiétudes des communes forestières du Doubs.

Le sénateur Cédric Perrin reconduit à la tête de la commission Défense du Sénat

Ce mercredi 7 octobre 2026, Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort, a été réélu avec 83,7% des voix, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat lors d’une réunion de constitution de la commission au Sénat.

Crise lycéenne : Séverine Véziès répond à Laurent Croizier et dénonce ses " doubles discours "

Dans un communiqué transmis ce jour à notre rédaction, Laurent Croizier, député de la première circonscription du Doubs et enseignant de formation, a appellé le gouvernement à privilégier le dialogue face aux tensions liées aux mouvements lycéens. Une prise de position qui a aussitôt fait réagir Séverine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, qui dénonce un discours "hypocrite" sur ses réseaux sociaux.

Crise lycéenne : Laurent Croizier demande une demi-journée de débat dans tous les lycées

Alors que les mouvements lycéens suscitent des tensions dans de nombreux établissements en France, le député de la première circonscription du Doubs, et enseignant de formation, Laurent Croizier, appelle le gouvernement à privilégier le dialogue. Lors d’une question au gouvernement adressée au ministre de l’Éducation nationale, le parlementaire a demandé l’organisation, dès ce mercredi, d’une demi-journée de débat dans chaque classe de chaque lycée de France. Objectif : permettre aux élèves d’exprimer leurs préoccupations et d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées dans les établissements.

À Besançon, une crèche de Planoise visée par des tirs de mortiers

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux lundi 5 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce les tirs de mortier qui ont visé la crèche d’Artois, vers 12 h 30. Les 35 enfants présents dans l’établissement ont été confinés à l’intérieur pendant l’intervention de la police nationale.

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