Pressée de commander de nouveaux TGV à Alstom, la SNCF botte en touche

Publié le 14/09/2016 - 15:10
Mis à jour le 14/09/2016 - 15:12

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, qui présentait mercredi son tout dernier modèle de TGV, a catégoriquement refusé de s'exprimer sur une éventuelle commande de trains à Alstom, laissant le soin au gouvernement de s'exprimer sur ses projets pour sauver l'usine de Belfort.

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© sncf
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« Les pouvoirs publics se sont saisis du sujet, je ne ferai donc pas de commentaire », a expliqué M. Pepy en marge de la présentation, à la Gare Montparnasse, du TGV L’Océane, justement fabriqué par Alstom et destiné à la ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux qui ouvrira en juillet 2017. « Une coïncidence heureuse », selon le président de la SNCF.

M. Pepy a éludé toutes les questions sur la situation de l’usine de Belfort, où sont assemblées les motrices des TGV français depuis quatre décennies. Invoquant une pénurie de commandes en France, Alstom a annoncé mercredi dernier le transfert de son activité locomotives de Belfort vers Reichshoffen d’ici 2018, provoquant une cascade de réaction politiques et un bras-de-fer avec le gouvernement.

« Le ministre des Transports est en première ligne, il a dit beaucoup de choses sur la position des pouvoirs publics » dans ce dossier, a rappelé M. Pepy. Mardi, le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, a évoqué cinq pistes pour apporter « immédiatement » des commandes à Alstom, dont une « négociation directe » avec la SNCF pour six TGV spécialement adaptés à la ligne Paris-Turin-Milan.

De quoi apporter « au moins dix mois » de travail supplémentaire à Belfort, selon M. Vidalies, peu préoccupé de l’avis de la direction d’une SNCF qui « appartient aux Français ».  Le patron de l’entreprise publique a seulement indiqué que le TGV L’Océane « est un train Alstom » et que « ses motrices seront produites dans les sites d’Alstom jusqu’à fin 2019″. La SNCF en avait commandé 40 exemplaires en 2013, pour 1,3 milliard d’euros, un peu à contre-coeur: M. Pepy avait reconnu à l’époque que cet achat – exercice d’une option d’achats supplémentaires liée à un contrat de 2007 – n’était pas au départ « intuitif à 100% ». Ce contrat avait au moins permis de mettre fin à un litige avec Alstom, mécontent d’avoir perdu une précédente commande d’Eurostar au profit de son concurrent allemand Siemens.

(Avec AFP)

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