Quels produits ménagers contiennent des substances indésirables ?

Publié le 08/12/2020 - 14:01
Mis à jour le 08/12/2020 - 10:25

UFC Que-Choisir • Alors que la Covid-19 a fait exploser les ventes de produits d’entretien, l’UFC-Que Choisir, sur la base d’un décryptage de 244 références parmi les plus courantes, alerte sur les substances toxiques très souvent présentes dans ces produits, selon un communiqué du 8 décembre 2020.

 ©
©

"Face à un cadre règlementaire extrêmement laxiste en termes d’éradication des substances indésirables et d’information", l’association exhorte les pouvoirs publics d’agir pour préserver la santé et l’environnement des consommateurs, et appelle ces derniers à peser sur le marché "en privilégiant les produits les plus sûrs figurant dans son numéro spécial « Produits ménagers éliminez les toxiques »."

Allergènes, cancérigènes, perturbateurs endocriniens

La pandémie de Covid-19 a incité les consommateurs à redoubler d’efforts pour nettoyer leur intérieur… au risque de s’exposer à de nombreuses substances indésirables : allergènes, cancérigènes ou perturbateurs endocriniens.

Selon Que Choisi, "tous les produits d’entretien, y compris les plus anodins, peuvent exposer quotidiennement à des molécules toxiques, et ce même en respectant les précautions d’usage édictées par le fabricant… Et l’absence d’une liste exhaustive de tous les ingrédients sur les emballages rend particulièrement complexe cette chasse aux substances indésirables."

Lessives, nettoyants vitre, meuble… 244 produits ménagers étudiés

Pour faire toute la lumière sur ce rayon, les experts de l’UFC-Que Choisir ont étudié la composition de 244 produits ménagers (lessives, adoucissants, nettoyants vitres, meubles, cuisine et WC…), au regard des risques pour la santé humaine et l’environnement.

Les résultats sont effarants selon l'association : "à rebours des promesses d’innocuité souvent affichées sur les emballages, près d’un produit décrypté sur 2 (44 %) regorge de composés dangereux."

Un cocktail quotidien de substances nocives pour la santé

Au palmarès des produits les moins recommandables, l'association relève notamment les détergents multiusages et les lessives liquides "qui abusent de parfums et de conservateurs allergisants". "Mais les plus problématiques sont certainement les adoucissants qui exposent notre peau tout au long de la journée à un cocktail de substances toxiques, ainsi que les blocs WC qui non seulement contribuent à l’émission de polluants dans l’air, mais sont également particulièrement nocifs pour l’environnement du fait de leurs rejets répétitifs dans les eaux usées."

Pour Que Choisir, "acheter des grandes marques n’est souvent d’aucun secours. Ainsi, nombre d’entre elles utilisent des parfums probablement ou suspectés d’être toxiques pour la reproduction et/ou suspectés d’être perturbateur endocrinien et trouvés par exemple dans les nettoyants multiusages ‘Ajax Frais multisurface’ ou ‘St Marc Liquide au bicarbonate’, dans les blocs WC ‘Harpic Bloc active fresh fleurs tropicales’ ou ‘Bref WC Power activ exotic Hawaï’2. Certains adoucissants constituent de véritables « cocktails » de produits nocifs, comme ‘Cajoline Intense passion gourmande’ qui compte 5 composés allergisants3, ou ‘Lenor Envolée d’air’ qui en cumule huit4."

Interdire les composés dangereux, faire figurer la liste de tous les ingrédients sur les emballages

Des décennies après son combat contre le phosphate dans les lessives, l’UFC-Que Choisir "s’indigne de la persistance des substances indésirables dans les produits ménagers et presse les pouvoirs publics de renforcer la préservation de la santé et l’environnement des consommateurs" en :

  • interdisant dans les formulations les composés cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction et les perturbateurs endocriniens ;
  • faisant figurer sur les emballages la liste de tous les ingrédients présents dans la formule comme pour les produits cosmétiques.

Dans cette attente, l’association appelle les consommateurs "à jouer leur rôle de régulateur de marché en privilégiant les produits les plus sûrs listés dans son numéro pratique."

Santé

Octobre Rose : se réconcilier avec son corps et réapprendre à l’écouter

Octobre Rose, mois dédié à la sensibilisation au cancer du sein et au bien-être des femmes, pointe le bout de son nez. À cette occasion, Anne Sallé, notre coach bien-être spécialiste en gestion du stress, vous propose une série en quatre volets consacrée à l'art de prendre soin de soi. Premier arrêt de ce parcours automnal : la réconciliation avec son corps.

Besançon : au CHU, 20 patientes défilent pour changer le regard sur le cancer du sein

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation au cancer du sein Octobre rose, le CHU de Besançon organise la troisième édition de Tapis rose, un défilé de mode de patientes atteintes ou en rémission d’un cancer du sein mercredi 29 septembre 2026 à 18h30 dans le hall de l’hôpital Jean-Minjoz.  

À Besançon, la filière du dispositif médical fait sa rentrée sous le signe de l’IA au Kursaal

Près de 600 professionnels sont attendus au Kursaal les 6 et 7 octobre 2026 pour la 14e édition de La Rentrée du DM (dispositif médical), rendez-vous organisé par l’ISIFC et le PMT. Au programme : évolutions réglementaires, intelligence artificielle, retours d’expérience et rencontres entre les acteurs de la filière medtech.

À Saône, l’intelligence artificielle au service du suivi des patients épileptiques

Le projet EPILEPSAI, basé à Saône dans le Doubs, vient d’être sélectionné parmi les 15 lauréats de la 8e promotion de Prevent2Care, apprend-on dans un communiqué du 14 septembre 2026. Sa plateforme d’intelligence artificielle vise à améliorer le suivi quotidien des personnes atteintes d’épilepsie.

À Besançon, un nouveau cabinet dédié à la psychothérapie et à l’orientation des jeunes

À l’occasion de la rentrée scolaire, Muriel Bozon annonce l’ouverture à Besançon de son cabinet de psychothérapie et d’orientation scolaire. La praticienne souhaite notamment proposer un accompagnement aux adolescents, aux jeunes adultes et à leurs parents, autour des problématiques liées au bien-être, à la scolarité et aux transitions de vie.

Contraceptifs à base de désogestrel : courrier à 1,6 million de femmes sur un risque " faible " de méningiome

Quelque 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette...) vont recevoir un courrier nominatif les informant d'un risque accru de développer un méningiome, annonce jeudi 10 septembre 2026 l'agence du médicament, jugeant toutefois ce risque "faible".

À Besançon, des ateliers pour aider les proches aidants à prendre soin d’eux

À partir du 14 septembre 2026, Cap APA Santé propose un programme gratuit destiné aux aidants de 60 ans et plus. Pendant plusieurs mois, ateliers collectifs, expression corporelle, art-thérapie et séances de gestion des émotions leur permettront de bénéficier d’un temps consacré à leur propre bien-être.

Violences sexistes et sexuelles : un film immersif tourné au CHU de Besançon, pour le personnel du CHU de Besançon

VIDÉO • Le CHU de Besançon a accueilli, jeudi 3 septembre 2026, le tournage d'un film immersif pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Cet outil inédit, produit avec l'entreprise Reverto, servira de matériel pédagogique pour former le personnel, soignant et non soignant, à la prévention des violences sexistes et sexuelles.

À Besançon, un " super scanner " unique en Franche-Comté révolutionne l’imagerie médicale

Ouvert en novembre 2024, le centre d’imagerie de Chrysopolis situé rue Blaise Pascal à Besançon, détenu par le groupe Diméo, vient de franchir une nouvelle étape dans l’imagerie spectrale avec l’acquisition en mai dernier d’un scanner Apex de chez General Electric permettant une imagerie plus précise et plus rapide unique en Franche-Comté.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.84C°
partiellement nuageux
le 30/09 à 08h00
Vent
1.22 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
85 %

Sondage