Réforme des retraites : jour de vote pour les députés

Publié le 12/11/2025 - 08:22
Mis à jour le 12/11/2025 - 08:22

Exigée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu, la suspension de la réforme des retraites est enfin débattue ce mercredi 12 novembre 2025 à l’Assemblée et devrait être approuvée en première lecture, même si les échanges s’annoncent houleux à gauche.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Vers 15h, les députés commenceront à débattre en priorité de l’article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser.

Concrètement, la génération née en 1964 partirait à 62 ans et 9 mois (comme la précédente) au lieu des 63 ans prévus par la réforme. Ces assurés partiraient avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171. Si aucune autre réforme n’était votée après la présidentielle, l’application de la réforme Borne reprendrait ensuite, avec un trimestre de décalage.

En échange de leur non-censure au début des débats budgétaires, les socialistes ne boudent pas leur plaisir d’avoir réussi à faire bouger Emmanuel Macron, jusque là inflexible sur la principale réforme de son second quinquennat en dépit des nombreuses manifestations. "Ce rapport de force, il porte ses fruits", se réjouit le député Jérôme Guedj (PS).

D’autant que, pour s’assurer du vote des socialistes, et peut-être de certains écologistes et communistes, le gouvernement va déposer un amendement pour élargir cette suspension aux carrières longues, aux catégories "actives" et "superactives de la fonction publique (pompiers, aides-soignantes...) et aux personnes nées au cours du premier trimestre 1965.

Cela ne suffira pas pour être votés par les Insoumis, vent debout contre "une trahison" du PS sur "l’abrogation" de la réforme, revendiquée par le Nouveau Front populaire aux législatives de 2024.

Quel financement ?

"Nous ne voterons pas cette compromission PS-Lecornu !", dénonce Eric Coquerel (LFI) selon qui voter "ce décalage de 3 mois" revient à valider de facto aussi pour la première fois l’âge légal de 64 ans, la réforme Borne ayant été adoptée en 2023 sans vote par le recours à l’article 49.3 de la Constitution. Une ligne de partage qui divise aussi les syndicats, la CFDT ayant salué une "vraie victoire", quand la CGT fustige un "simple décalage".

Pour des raisons diamétralement opposées, une majorité du groupe LR devrait également s’opposer à cette suspension ainsi que les députés Horizons d’Edouard Philippe qui a désapprouvé une concession "trop importante" au PS et est persuadé au contraire que les Français devront "travailler plus longtemps".

Ces oppositions ne suffiront pas car d’une part, le RN "votera pour la suspension" selon le député Jean-Philippe Tanguy, et de l’autre les macronistes et le Modem s’abstiendront, souvent à contrecoeur, mais soucieux de ne pas faire dérailler l’accord entre Sébastien Lecornu et les socialistes.

Les débats devraient être aussi vifs sur le financement de cette mesure dont le coût, initialement évalué à 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027 par le gouvernement, pourrait grimper jusque "400 millions en 2026 et 1,8 milliard en 2027", selon le rapporteur Thibault Bazin (LR). Le gouvernement voulait la faire reposer sur une taxation des complémentaires santé, rejetée par les députés, et un gel des pensions de retraite et des minimas sociaux que les députés devraient également supprimer mercredi... avec l’aval du gouvernement.

Une étape

Le chemin sera de toute façon encore long pour l’adoption finale de cette suspension. Déjà, en raison du retard accumulé, les députés n’auront peut-être pas la possibilité de voter en première lecture sur l’ensemble du budget de la Sécurité sociale, dont l’examen doit s’achever mercredi à minuit. Il restera en effet environ 380 amendements à étudier à la reprise des débats à 15 heures.

Si l'examen n'est pas terminé mercredi soir, le texte sera quoi qu'il arrive transmis au Sénat et le gouvernement s'est engagé à y ajouter les amendements votés par l'Assemblée.

Les Insoumis estiment que socialistes et gouvernement se sont entendus pour jouer la montre pour ne pas prendre le risque d'un rejet du budget dans l’hémicycle. Car, si le RN vote pour la suspension de la réforme des retraites, il entend voter contre le texte dans son ensemble avec la suspension incluse. 

Cela pourrait contraindre les socialistes à voter avec les macronistes en faveur du texte global alors qu'ils préfèreraient s'abstenir, n'en cautionnant pas toutes les mesures. "C'est pas un drame si on ne vote pas là", admet un cadre socialiste.

(AFP)

Politique

La Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie et SNCF s’allient pour renforcer la sécurité dans les trains Mobigo

À l'occasion de l'assemblée plénière du conseil régional organisée jeudi 25 juin 2026 à Dijon, la Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs ont signé une convention expérimentale visant à renforcer la sécurité du réseau ferroviaire régional des trains Mobigo.

Besançon : deux heures de stationnement gratuites à l’heure du déjeuner dès septembre 2026

VIDÉO • Parmi les sujets qui seront abordés jeudi 25 juin 2026 en conseil communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole (GBM) seront appelés à se prononcer sur la gratuité du stationnement entre midi et deux dans les parkings dont la compétence dépend de GBM, c’est-à-dire les parkings dits en enclos et en ouvrage.

Les touristes pourraient bientôt payer plus cher leur séjour dans le Grand Besançon

Parmi les points abordés lors du prochain conseil communautaire qui se tiendra jeudi 25 juin 2026 à Besançon, les élus auront à voter la hausse de la taxe de séjour. On fait le point avec le vice-président en charge de l’attractivité à Grand Besançon Métropole, Patrick Ayache.

Département du Doubs : l’opposition dénonce des “renoncements silencieux” sur le budget et le climat

Dans un communiqué, suite à l'assemblée départementale de ce lundi 22 juin, le groupe d’opposition Doubs Solidaire critique fortement la gestion budgétaire et les choix politiques de la majorité départementale, évoquant notamment des écarts entre les annonces et les réalisations, ainsi qu’un recul des investissements et des politiques climatiques.

Noyades à Besançon : l’opposition demande une réunion en urgence et des lieux de baignade sécurisés

Le groupe des Écologistes, Génération.s et société civile et de la France Insoumise demandent à la municipalité la mise en place de lieux de baignade sécurisés suite au drame survenu ce samedi 20 juin 2026 non loin du barrage Micaud. Une demande partagée par le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs.

Précarité alimentaire et grande distribution : la députée Dominique Voynet interpelle les enseignes bisontines

Dans un courrier du 11 juin 2026 adressé aux responsables des principales enseignes de la grande distribution de la ville, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet alerte sur la précarité alimentaire et appelle à une évolution des pratiques autour des collectes solidaires en magasin.

Refus d’obtempérer : le ministre de l’Intérieur reprend une proposition du député du Doubs Laurent Croizier

Le député de la première circonscription du Doubs, Laurent Croizier, affirme que ses propositions visant à renforcer les sanctions contre les refus d’obtempérer ont été reprises dans un projet de loi du gouvernement. Dans un communiqué daté du 18 juin 2026, il salue une évolution législative qu’il attribue à ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage