Alerte Témoin

Santé : la pédiatrie menacée de disparition

Publié le 17/07/2009 - 07:30
Mis à jour le 17/07/2009 - 07:30

L’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) a lancé une pétition afin d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur la future pénurie de pédiatres de ville. Par ailleurs, une étude menée en Franche-Comté en 2005 a montré qu’une meilleure prise en charge de la santé des enfants passe par le suivi accru d’un spécialiste en pédiatrie.

1247751252.jpg
©carvy
En 2005, Alain Bocquet, pédiatre bisontin et représentant régional de l’AFPA, a mené une étude en se basant sur des données officielles de la Sécurité sociale de la région qui compte en moyenne un pédiatre pour 6001 enfants. En 2007, la densité de pédiatres libéraux pour un million d’habitants était de 35 pour le Doubs et le Territoire de Belfort, contre 25 et 23 spécialistes pour la Haute-Saône et le Jura qui sont encore moins bien lotis.
 
L’exemple franc-comtois reflète un problème d’envergure nationale. La moyenne d’âge des pédiatres en France est d’environ 58 ans ce qui implique des départs en retraite nombreux dans les dix prochaines années. Davantage de pédiatres devraient être formés.

« Aujourd’hui, il y a 200 places de pédiatrie ouvertes par an aux étudiants en médecine sur toute la France, dont une vingtaine pour la Franche-Comté. Avec l’AFPA, nous souhaiterions voir ce nombre augmenter jusqu’à 600 pour assurer le renouvellement au sein de la profession et répondre à la demande des nombreux étudiants en médecine qui souhaitent se lancer dans cette spécialité», estime le Dr. Bocquet.

 
En général, les familles consultent plus souvent leur médecin généraliste plutôt qu’un pédiatre. Alain Bocquet montre à travers une étude que le suivi des enfants par un spécialiste est pourtant plus économique car plus spécifique et exclusif. Il souligne la complémentarité indispensable entre le médecin de famille et le pédiatre pour la santé des enfants.
 
Bridget
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Inquiétude dans un village de Côte d’Or après le décès du maire

Mise à jour ce 28 mars 2020 • "Nous sommes très, très inquiets": Jacques Bizouard, premier adjoint de Beurey-Bauguay (Côte d'Or), a dit ce vendredi 27 mars 2020 craindre pour son village après le décès du maire, tombé malade du coronavirus "une semaine après" avoir assisté aux opérations de vote du premier tour des municipales, tandis que dans le Bas-Rhin, un autre maire est également décédé du coronavirus.

Confinement : Profitez-en pour vous perfectionner dans une langue étrangère avec les étudiants du CLA…

Le CLA de l’université de Franche-Comté vous propose de rompre l’isolement et d’en profiter pour apprendre ou améliorer gratuitement la pratique d’une langue étrangère. Une formule originale des tandems linguistiques à travers l'utilisation des réseaux sociaux (WhatsApp, Skype...).
Offre d'emploi
 6.5
couvert
le 28/03 à 21h00
Vent
1.34 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
81 %

Sondage

MUNICIPALES 2020

Les résultats dans votre commune