L'enquête sur le site Sexemodel, récemment rebaptisé Meslibertines.com, a été confiée "à la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet", a-t-elle ajouté à l'antenne de la radio. Selon France Inter, l'enquête a été ouverte après que le parquet a été saisi par la haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, concernant ce site chapeauté par un citoyen suisse exilé à Dubaï.
"Les magistrats sont tout à fait mobilisés sur ce dossier. Ce que je peux vous dire, c'est qu'ils ont enclenché une demande d'entraide avec les autorités helvétiques, qui sont en train de collecter un certain nombre d'éléments pour structurer une enquête sur laquelle ils ne lâcheront rien", a déclaré Laure Beccuau. La fermeture du site "est un de nos objectifs", a ajouté la procureure de la république.
Déjà été condamné en 2011 pour proxénétisme aggravé
Parallèlement, "la brigade de protection des mineurs fait des enquêtes lorsque l'on sait que Sexemodel, ou d'autres noms sous lesquels elle se cache, sert au contact des proxénètes, des clients et des victimes de cette prostitution", a encore souligné Mme Beccuau, rappelant une récente décision de justice qui a abouti à une condamnation à six ans de prison.
Le ressortissant suisse qui a créé le site Sexemodel a déjà été condamné en 2011 pour proxénétisme aggravé, selon France Inter, mais les autorités suisses ont refusé d'exécuter le mandat d'arrêt international car les sites d'annonces de prostitution sont légaux au regard du droit helvète. En France, il n'est pas interdit pour une personne majeure de se prostituer, mais la loi sanctionne l'achat d'actes sexuels et réprime l'exploitation de la prostitution.
(AFP)


