Ce virus, qui circule activement en Europe par l’intermédiaire des oiseaux migrateurs ou parmi la faune sauvage autochtone, est particulièrement contagieux et pathogène pour les oiseaux. Il "persiste et reste actif principalement dans les fientes et les eaux stagnantes contenant des fientes contaminées", précise encore la préfecture dans son communiqué.
Aussi, il est instamment demandé de ne pas s’approcher ni nourrir les oiseaux sauvages et de ne pas ramasser d’oiseaux trouvés morts. Il est également rappelé que, pour éviter la diffusion du virus à d’autres oiseaux, l’ensemble du public doit éviter de fréquenter les zones humides (bords des étangs, des mares et des rivières) où stationnent les oiseaux sauvages, y compris en leur absence, du fait de la possible présence de virus dans les fientes et les sols souillés.
La surveillance de l’avifaune sauvage par le réseau SAGIR étant renforcée sur l’ensemble du département, la découverte d’oiseaux morts doit être signalée à :
- l’antenne départementale de l’office français de la biodiversité (OFB) – Tel: 03 84 76 17 00 ;
ou
- la fédération départementale des chasseurs de la Haute-Saône – Tel: 03 84 97 13 53.
Le préfet de la Haute-Saône, Serge Jacob, appelle à la vigilance de tous les acteurs, notamment les éleveurs, techniciens de la filière avicole, les détenteurs d’oiseaux (basses-cours, volières, notamment) et les vétérinaires afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation de ce virus. Cela passe en particulier "par une application sans faille des mesures de biosécurité", ajoute la préfecture.
Des mesures de protection à mettre en place
Du fait du niveau de risque élevé d’influenza aviaire hautement pathogène sur l’ensemble du territoire national, les mesures de protection sanitaires à mettre en place, en tout lieu, par tout propriétaire ou détenteur de volailles ou d’oiseaux captifs, sont les suivantes :
- procéder à la mise à l'abri des animaux détenus ou à leur isolement par des filets, de tout contact avec des oiseaux sauvages ;
- abreuver et nourrir les oiseaux et volailles, strictement à l’intérieur des bâtiments, quelle que soit la nourriture ;
- interdire tout accès aux points d’eau, sauf s’ils sont intégralement sous filet ;
- utiliser des chaussures et vêtements dédiés pour accéder à la partie de l’exploitation où les volailles sont détenues ;
- surveiller quotidiennement les oiseaux et, le cas échéant, signaler sans délai à un vétérinaire tout comportement anormal ou tout signe de maladie de ces derniers.
Pour de plus amples informations sur ces mesures, il est conseillé de se référer au site du ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire : https://agriculture.gouv.fr/
Pour rappel, "la consommation de tout produit alimentaire issu de volaille ne présente aucun risque pour l’homme", conclut la préfecture de la Haute-Saône.


