Une nourrice condamnée à 10 ans de réclusion pour avoir mortellement secoué un bébé

Publié le 29/03/2013 - 23:26
Mis à jour le 30/03/2013 - 10:38

Une assistante maternelle de 44 ans a été condamnée vendredi par la cour d’assises de Côte-d’Or à dix ans de réclusion pour avoir mortellement secoué un bébé en 2007 à Beaune (Côte-d’Or). 

 Comparaissant libre à son procès et ayant toujours nié les faits, l'accusée, Nathalie Lamalle, mère de cinq enfants, a accueilli le verdict par un soupir d'abattement, avant d'éclater en sanglots. Son avocate, Me Juliette Mesnard-Rouaud, n'écartait pas la possibilité de faire appel de cette condamnation.  Le 30 janvier 2007, Nicolas, âgé de 8 mois, avait été pris de violentes convulsions au domicile de sa nourrice. Le bébé était décédé quelques heures plus tard à l'hôpital.

L'autopsie avait révélé que le décès était consécutif à une hémorragie cérébrale liée au syndrome du bébé secoué. Le nourrisson avait également l'estomac éclaté.  Au cours de l'instruction, un des fils de la nounou, âgé d'une dizaine d'années à l'époque des faits, avait avoué, avant de se rétracter.

Aujourd'hui adolescent, le fils était venu à nouveau jeudi à la barre s'accuser d'être responsable des lésions du bébé, expliquant dans un premier temps avoir laissé l'enfant lui échapper des mains et dans un deuxième temps lui avoir fait tomber son cartable dessus et lui avoir donné un coup de pied.  "Je n'ai jamais accusé mon fils, j'ai dit que mon fils peut avoir des gestes de violences", avait pour sa part déclaré Mme Lamalle. "Par rapport à Nicolas, mon doute ne s'est pas levé", avait-elle dit, répétant n'avoir "rien fait à cet enfant".

Une peine de douze ans de réclusion avait été réclamée vendredi matin par l'avocate générale, Marie-Christine Tarrare.   L'avocate générale avait estimé que les déclarations du fils de l'assistante maternelle, qui datait son acte de violence en fin d'après-midi, "ne collaient pas" avec les expertises, le traumatisme à l'estomac remontant, selon elles, au moment du repas du 30 janvier 2007. 

Or, "l'accusée ne quitte pas des yeux Nicolas au moment du déjeuner", a rappelé Mme Tarrare, réfutant ainsi qu'un "défaut de surveillance" puisse être invoqué par la nounou. L'avocat de la famille du bébé, Me Arnaud Bibard, a estimé que cette condamnation était "le reflet de tout le silence et le mystère entretenus dans ce dossier par l'accusée".

La cour a également condamné la nourrice à verser à titre de dommages et intérêts aux parents et au frère de la victime 30.000 euros à chacun d'eux.

Justice

Le procureur Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort

Nommé procureur de la République à Belfort, Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort à compter du 7 septembre 2026. Dans l’attente de la nomination de son successeur, il assurera toutefois l’intérim à Montbéliard parallèlement à ses nouvelles fonctions belfortaines. 

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.61
nuageux
le 23/08 à 08h00
Vent
2.26 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
83 %

Sondage