Le programme des candidats en Bourgogne Franche-Comté : l'économie numérique

Publié le 24/11/2015 - 11:10
Mis à jour le 17/04/2019 - 10:09

Avec la loi NOTRe (nouvelle organisation des territoires de la République), les régions détiennent une compétence esstielle au développement du territoire : le développement économique (voir le programme économie des candidats). Mais quelles sont leurs propositions en matière d’économie numérique ? Voici leurs propositions…

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FN : Sophie Montel

Pas de réponse

UPR : Charles Henri Gallois

 Couvrir le territoire en très haut débit
Mettre un frein à la politique de fuite en avant du tout numérique dans les lycées. L’État et les collectivités territoriales dépensent des sommes gigantesques pour des équipements numériques bientôt obsolètes et qui représentent une menace pour la créativité, le comportement social et la concentration des élèves.
Le numérique n’est pas le remède à l’échec scolaire et ne remplacera jamais la transmission du savoir entre l’enseignant et l’élève. Il faut revenir aux fondamentaux de l’instruction publique.

 UDI-LR-DVD : François Sauvadet

Le très Haut Débit sera la grande priorité du mandat : nous allons doubler les crédits régionaux consacrés au déploiement du très haut débit et travailler en étroite coopération avec les Départements qui se sont pleinement engagés dans cette problématique.

Nous accompagnerons les entreprises innovantes dans leur développement avec la Banque régionale d’investissement et lancerons un appel à projets « industrie du futur 4.0 » à destination de 200 TPE et PME. 

Alliance Écologiste Indépendante : Julien Gonzales

Pas de réponse

EELV : Cécile Prudhomme

Notre programme comporte plusieurs actions relatives au numérique, que ce soit pour développer l’intelligence numérique, la création et l’innovation, ainsi que la citoyenneté. En quelques mots, il s’agit de soutenir les initiatives permettant la mise en réseau des employeurs, des collectivités et des créateurs, soutenir la formation des différents publics et la création de tiers lieux, d’espaces de coworking, fablabs, etc.

Nous souhaitons développer l'accès au numérique en zone rurale, mais aussi dans les lycées et dans les transports en commun. Nous souhaitons que la formation aux outils numériques soit présente dans la formation professionnelle. 

L'Alternative à gauche : Nathalie Vermorel

L’existence de zones « blanches » sur le territoire, parce que les opérateurs privés n’y sont pas intéressés, n’est pas acceptable. L’accès à internet et au haut débit à tous les habitants et à toutes les entreprises de la région est une nécessité. Le financement public doit passer par la Banque Publique d’Investissement (BPI).

Quelques exemples :           

  • le télétravail peut faciliter un aménagement plus équilibre du territoire à condition qu’il reste un libre choix et que les salariés en télétravail ne soient pas écrasés par une charge de travail
  • sans fin qui influe sur leur vie privée.
  • « L’ubérisation », sans un minimum de règles, fait peser des risques de qualité de service aux usagers et développe une économie parallèle qui prive l’État de ressources fiscales.
  • Favoriser le numérique et dématérialiser les documents administratifs sont souhaitables, mais à condition de protéger la sécurité des données personnelles, et ne pas en permettre l’exploitation par des entreprises à des fins de démarchage. C’est pourquoi il faut accorder une attention particulière à la promotion des logiciels libres.
  • Dans les lycées, le numérique est déjà bien présent, il faut veiller à un accès de tou-te-s aux nouveaux outils (tablettes, etc..) , sans toutefois aller vers une dématérialisation des manuels scolaires qui restent irremplaçables.
  • C’est par une réflexion ouverte et démocratique, pas seulement confiée « aux experts », que le développement de l’économie numérique sera synonyme de véritable progrès pour tou-te-s. 

Lutte Ouvrière Claire Rocher

Lutte Ouvrière n'a pas répondu à nos questions dans le détail des programmes  :  "Il est évident que nous ne serons pas élus à la tête de la Région et que nous nous élevons contre tous ces politiciens qui ne sont pas avares de promesses. Promesses qu’ils jettent aux oubliettes sitôt élus. Ces élections sont politiques et il est important qu’un courant ouvrier, un courant communiste se fasse entendre à travers les élections régionales de décembre".

Debout la France : Maxime Thiebaut

Le PS et LR/UDI adorent mettre en avant de nouveaux concepts qui font « classe » alors que, dans le même temps, ils abandonnent notre industrie (Alstom, Peugeot PSA, Areva, etc.).

Si nous souhaitons développer une « Silicon Valley », et donc faire de la recherche et développement (R&D) et du numérique, il faut une vraie politique publique d’aide aux entreprises.

Malheureusement l’Union européenne - voulue par l’UMP et le PS - nous l’interdit. Une autre condition est à remplir : celle d’installer le très haut débit sur l’ensemble du territoire

MoDem : Christophe Grudler

De nombreux départements ou métropoles régionales ont développé la fibre noire et le très haut débit dans leur territoire. Il est maintenant nécessaire d’appuyer ces infrastructures en apportant un schéma de développement et d’accompagnement des contenus. Je propose que ce schéma repose sur les Industries Culturelles et Créatives (ICC) qui représentent pour demain des dizaines de milliers d’emplois locaux non délocalisables.

Voici 3 actions clefs :

  • Activer les Fonds d’aides européens à la culture « Europe créative » totalement inexploités en Bourgogne-Franche-Comté
  • Mettre en place des partenariats public-privé en mobilisant les grandes entreprises de la région afin de soutenir des créations d’intérêt régional à rayonnement européen
  • Mettre en réseau des lieux ouverts aux créatifs et développeurs afin de mutualiser l’accompagnement, les conseils, la communication et l’expérience client et la sensibilisation au public 

Union de la gauche (PS…) : Marie-Guite Dufay

Nous aiderons les entreprises du numérique à grandir et à faire réseau sur des marchés en forte croissance, et leur offrirons un accès spécifique aux aides à tous les stades de leur développement.

Nous fédérerons les acteurs du numérique dans des « accélérateurs » du numérique cumulant les fonctions d’incubateur et de plateforme de rencontre mettant en lien les grands comptes et les start-ups.

Aux côtés de l’État et des départements, nous accélérerons les investissements pour proposer une solution de très haut débit à tous les habitants et les entreprises du territoire d’ici 2022.

  

Les programmes des candidats sont présentés dans l'ordre de présentation des panneaux électoraux.  

Economie

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