60 % des Francs-Comtois souhaitent que la Franche-Comté se sépare de la Bourgogne (sondage Opinion Way)

Publié le 03/03/2022 - 09:14
Mis à jour le 03/03/2022 - 14:41

Selon un sondage réalisé du 21 au 25 février 2022 par l’Institut Opinion Way, 60 % des Francs-Comtois souhaitent que la Franche-Comté se sépare de la Bourgogne. Ce dernier a été commandé par le « Mouvement Franche-Comté » et « Oui Franche-Comté ».

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 507 personnes représentatif de la population franc-comtoise âgée de 18 ans et plus. L’échantillon  a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de département de résidence. Les personnes ont été interrogées par questionnaire autoadministré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview). OpinionWay a réalisé cette enquête du 21 au 25 février 2022 en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.

Pour le "mouvement Franche-Comté" et "Oui Franche-Comté", le résultat de ce sondage confirme "toute la légitimité de leur combat pour que la Franche-Comté redevienne une région à part entière avec ses propres élus, son propre budget, sa propre capitale et son propre drapeau".

Lors de ce sondage, l’échantillon sélectionné devait répondre à la question :

  • Selon vous, la Franche-Comté doit-elle sortir de l'actuelle Région Bourgogne-Franche-Comté pour redevenir une région à part entière ?

© OpinionWay

© OpinionWay

L’analyse opinionway : une majorité des Francs-comtois sont pour un retour à l’ancienne région

  • 7 ans après la réforme des régions françaises, votée en 2013 et mise en place en 2015, la fusion entre la Bourgogne et la Franche-Comté, ne fait pas l’unanimité. Ainsi, 3 Francs-comtois sur 5 annoncent être favorables à la sortie de la Franche-Comté de la nouvelle région, pour redevenir une région à part entière (60%).
  • Des disparités existent entre les différentes catégories de la population franc-comtoise. Les hommes sont davantage à se déclarer pour un retour à l’indépendance régionale (65%) que les femmes (55%). Autre clivage, les personnes âgées de moins de 35 ans se prononcent à seulement 53% pour le retour aux deux régions tandis que les personnes âgées de 35 ans et plus y sont davantage favorables (63%).
  • Le niveau de revenu est un critère différenciant : les Francs-comtois gagnant au moins 2 000 € par mois sont moins susceptibles de vouloir une Franche-Comté comme région à part entière que ceux gagnant moins de 2 000 € par mois (55% contre 68%).
  • Les Jurassiens, habitants d’un département à dominante rurale, sont les seuls à être majoritairement contre une sortie de la région actuelle (54% sont contre et 46% sont pour). Inversement, les Doubistes, les Haut-Saônois et les Belfortains y sont plus favorables (respectivement 63%, 66%, 66%). Cela s’explique peut-être par la présence d’une population plus urbaine (autour de grands pôles régionaux : Besançon, Pontarlier, Vesoul, Gray, Belfort) ainsi que par un éloignement plus marqué, notamment de Dijon, nouveau pôle régional.
  • Dans cette logique de différenciation face à Dijon, les Bisontins, habitant la seule métropole de plus de 100 000 habitants de la Franche-Comté, sont majoritairement favorables (70%) à un retour à la région Franche-Comté, impliquant un retour de l’exécutif régional dans la ville. Les communes rurales et villes moyennes (de 20 000 à 99 999 habitants) se prononcent également pour un retour à l’ancienne région, bien que dans une moindre mesure (58%).

(Source Opinion Way)

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