Adepte du "barefooting", il veut marcher pieds nus à la Citadelle de Besançon et saisit la justice

Publié le 24/03/2016 - 13:39
Mis à jour le 16/04/2019 - 17:19

Le tribunal administratif de Besançon a examiné ce jeudi 24 mars 2016 le recours d’un adepte du « barefooting » réclamant le droit de marcher pieds nus dans l’enceinte de la Citadelle de Besançon, au nom de la liberté individuelle. La décision sera rendue dans trois semaines

pourquoi il veut marcher pieds nus

Le rapporteur public a conclu au rejet de cette requête, estimant que "l'interdiction totale de marcher pieds nus dans toutes les parties du site vise à garantir dans un établissement recevant du public le respect des règles de sécurité, d'hygiène et de civilité". Le tribunal rendra sa décision d'ici trois semaines. Mickaël Lechantre, un ingénieur informaticien de 33 ans résidant à Strasbourg, marche pieds nus en tous lieux, par tous les temps, depuis près de sept ans.

Interdit d'accès à la Citadelle et régulièrement inquiété par sa pratique du "barefooting" (marcher pieds nus), il se dit prêt à aller "jusque devant la Cour européenne des droits de l'homme" pour faire valoir sa "liberté individuelle" et "obtenir une jurisprudence". "Je ne nuis à personne en étant pieds nus. Je demande juste qu'on me laisse vivre ma vie", a-t-il déclaré

Question de sécurité et de dignité pour l'avocat de la Citadelle

Mais selon Me José Oliveira, avocat de la Citadelle, "le principe d'une liberté publique est qu'on peut la limiter si elle est justifiée, ce qui est le cas ici". D'après l'avocat le port des chaussures est indispensable pour arpenter les remparts élevés et des parties extérieures empierrées du site en toute sécurité.

"Au niveau de la sécurité, les pieds nus sont plus sûrs que les chaussures et au niveau de la santé, des pieds aérés lavés deux à trois fois par jour sont mieux que des semelles jamais lavées", rétorque Mickaël Lechantre. "Marcher pieds nus m'a permis de faire disparaître mes problèmes de dos : sans chaussures, on pose l'avant du pied, on utilise tous les muscles et les articulations et il n'y a aucun choc dans le corps", assure-t-il, soulignant le "confort" de marche à même le sol. "J'ai commencé à marcher pieds nus car je danse et je me suis rendu compte de l'importance du contact avec le sol et du fait que je n'avais pas besoin de chaussures", ajoute le requérant.

Mais pour Me Oliveira, marcher pieds nus "porte atteinte à la dignité d'un lieu de mémoire comme le Musée de la résistance et de la Déportation où l'on comprend l'importance des chaussures", qui étaient retirées aux déportés pour les humilier.

Selon Mickaël Lechantre, enlever ses chaussures peut au contraire être interprété comme "une marque de respect".

(Source : AFP) 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.31
couvert
le 21/01 à 21h00
Vent
1.5 m/s
Pression
999 hPa
Humidité
87 %