Affaire Daval : une séance de dédicaces annulée, une "atteinte à la liberté d'expression"

Publié le 20/11/2021 - 09:34
Mis à jour le 20/11/2021 - 09:34

Le bâtonnier de Besançon a dénoncé vendredi 19 novembre 2021 « une atteinte à la liberté d’expression » après l’annulation d’une séance de dédicaces du livre de l’avocat du meurtrier d’Alexia Daval, Me Randall Schwerdorffer.

Randall Schwerdorffer © D Poirier
Randall Schwerdorffer © D Poirier

La séance de dédicaces devait avoir lieu vendredi à Besançon, à la veille d'une manifestation nationale contre les violences sexistes et sexuelles. Elle a été annulée par la librairie et l'éditeur de l'avocat, Hugo Doc, après la publication d'un communiqué de l'association Osez le féminisme du Doubs qui reproche à l'auteur "l'écoeurante instrumentalisation" du meurtre d'Alexia Daval, et accuse la librairie de "complicité".

"Expliquer un crime ne veut pas dire l'excuser"

Me Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, avait livré son récit et son analyse de l'affaire dans un ouvrage co-écrit avec le journaliste Frédéric Gilbert, et paru en octobre.  "Cet ouvrage a pour objet d'expliquer les circonstances d'un passage à l'acte abominable au sein d'un couple devenu toxique. En aucun cas de le justifier", a soutenu l'éditeur dans un communiqué. "La défense des violences faites aux femmes est une cause juste, noble et indispensable, mais il ne faut pas qu'au prétexte de cette cause on entrave la liberté d'expression", a estimé le bâtonnier de Besançon, Mikaël Le Denmat, défendant le "droit de s'exprimer" de son confrère.

"Faire pression sur un libraire pour empêcher une séance de dédicaces constitue une atteinte à la liberté d'expression, qui est un droit fondamental", a tancé le bâtonnier. Me Schwerdorffer a regretté d'être "privé de débat avec les lecteurs", estimant qu'"expliquer un crime ne veut pas dire l'excuser".

Rappel

Le corps en partie calciné d'Alexia Daval, 29 ans, avait été retrouvé en octobre 2017 dans un bois près de son domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône), après que son mari Jonathann eut signalé sa disparition. Après avoir montré le visage d'un veuf éploré pendant trois mois, l'informaticien avait été confondu par les gendarmes. Il avait finalement reconnu le meurtre de sa femme et a été condamné à 25 ans de réclusion en novembre 2020.

Les parents d'Alexia ont eux aussi publié leur témoignage dans un livre ("Alexia, notre fille", aux éditions Robert Laffont).

(AFP)

Justice

Le “cimetière” du tueur en série Émile Louis près d’Auxerre à nouveau fouillé

Rouvray (France), 18 mai 2026 (AFP) - Plus de cinquante ans après les faits, de nouvelles fouilles démarrent lundi près d'Auxerre, dans le "cimetière" du tueur en série Émile Louis, avec l'espoir de retrouver les dépouilles de victimes, connues voire inconnues.

La Cour de cassation rejette le recours de Frédéric Péchier sur sa demande de mise en liberté

La Cour de cassation a rejeté mardi 12 mai 2026 le recours de l'anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre à perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, qui réclamait sa remise en liberté pour préparer son procès en appel, a-t-on appris de source judiciaire.

Vols de camions chez des artisans du Haut Doubs : 126 gendarmes mobilisés et 12 personnes interpellées

Mardi 5 mai 2026, une opération judiciaire a été menée simultanément dans les départements du Doubs, de la Côte d’Or et de la Haute-Saône pour des faits de vol avec trois circonstances aggravantes, blanchiment d’argent, escroquerie, travail dissimulé et non-justification de ressources.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Poulain jeté dans un trou : un éleveur condamné et interdit à vie de détenir un animal

Un éleveur de chevaux du Doubs qui avait jeté un poulain dans un trou, entraînant sa mort, a été condamné lundi 27 avril 2026 à Besançon à une interdiction définitive de détenir un animal et d'exercer une profession en lien avec les animaux, a-t-on appris auprès du parquet.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.01C°
légère pluie
le 18/05 à 15h00
Vent
2.71 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
83 %

Sondage