Affaire Péchier: la défense ne fera pas appel du renvoi aux assises

Publié le 06/08/2024 - 14:30
Mis à jour le 06/08/2024 - 12:17

L'ancien anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, poursuivi pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 mortels, ne fera pas appel de son renvoi aux assises, a indiqué mardi 6 août 2024 à l'AFP son principal avocat.

Les avocats du Dr Péchier, Me Randall Schwerdorffer et Me Jean-Yves Le Borgne - 2019 ©
Les avocats du Dr Péchier, Me Randall Schwerdorffer et Me Jean-Yves Le Borgne - 2019 ©

Après plus de sept ans d'instruction, Frédéric Péchier, 52 ans, a été renvoyé lundi devant les assises du Doubs pour répondre de ces empoisonnements commis entre 2008 et 2017, a annoncé le parquet de Besançon. Sa défense a 10 jours pour faire appel de ce renvoi.

"On ne fera pas appel", a affirmé à l'AFP Randall Schwerdorffer, principal avocat de Frédéric Péchier, tout en contestant les poursuites contre son client.
"Depuis le début, on a une instruction à charge", a-t-il dénoncé, estimant que les juges "sont partis du principe que Péchier était coupable avant même d'avoir ouvert le dossier".

L'ex-anesthésiste, qui n'a jamais cessé de clamer son innocence, est "dans un état d'esprit très combatif" pour "se défendre à son procès", a-t-il assuré.

Frédéric Péchier est soupçonné d'avoir pollué les poches de perfusion de patients dans deux cliniques privées de Besançon pour provoquer des arrêts cardiaques puis démontrer ses talents de réanimateur, mais aussi pour discréditer des collègues avec lesquels il était en conflit.

L'affaire avait débuté lorsqu'une anesthésiste d'une clinique de Besançon avait donné l'alerte après trois arrêts cardiaques inexpliqués de patients en pleine opération.

Un dossier ''sans précédent''

Ce dossier est "sans précédent" dans les annales de la justice française, estime le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux.

Frédéric Berna, avocat des parties civiles dans 17 des cas d'empoisonnement présumés, considère quant à lui le renvoi aux assises comme "une vraie satisfaction". Il a dit à l'AFP être "impatient" de pouvoir "entendre les explications du docteur Péchier" qui ne s'est pas encore exprimé dans le cadre d'une audience publique.

La justice a autorisé Frédéric Péchier en avril 2023 à exercer une activité médicale sans contact avec des patients mais il est aujourd'hui sans activité professionnelle, selon son avocat.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.32
couvert
le 21/01 à 18h00
Vent
1.46 m/s
Pression
999 hPa
Humidité
84 %