Attentat de Nice : où sont les fleurs et les bougies à Besançon ?

Publié le 15/07/2016 - 17:25
Mis à jour le 15/07/2016 - 18:14

Lors des précédents attentats en France, les 7 janvier et 13 novembre 2015, l’unique arbre entouré de trois bancs sur la place Pasteur à Besançon était devenu un lieu d’hommage aux victimes, de recueillement seulement quelques dizaines de minutes après les drames. Ce vendredi 15 juillet 2016, 19 heures après l’attaque à Nice, aucune bougie ni aucune fleur n’ont été posées. Pourtant, le bilan ne cesse de s’alourdir : 85 personnes décédées, une cinquantaine d’enfants entre la vie et la mort… 

A notre grande surprise lorsque nous sommes allés place Pasteur à 16h45 ce vendredi, où nous pensions voir quelques bougies, messages, fleurs… le tronc de l'arbre protégé par un grillage était vide, sans compter une petite pancarte en hommage aux victimes de l'attentat dans une discothèque gay à Orlando, aux États-Unis le 12 juin dernier. Des personnes, plus ou moins alcoolisées, y sont assises, mais personne ne parle de l'attaque de Nice, pourtant dramatique. 

Est-ce un signe d'épuisement ? Déjà une habitude à ce type de tragédie dans l'hexagone ? Dans le monde ? Les vacances et le pont du 14 juillet ont-ils eu raison de la mobilisation des Bisontins et des Bisontines ?

Sans parler de déposer une gerbe, les habitants de la ville, des villes, utilisent ce type de lieu de recueillement pour échanger, vider leur sac, leur tristesse. Lorsque les attentats se sont produits en janvier et novembre derniers, nombreux et nombreuses étaient celles et ceux qui avaient besoin de rendre hommage au pied de ce petit arbre de la place Pasteur seulement quelques petites heures après les drames.

S'ajoute à cela la non organisation d'un rassemblement par la Ville de Besançon.

Mise à jour à 18h14 : un rassemblement "sauvage" est prévu ce vendredi à 19 heures place Pasteur. Une initiative lancée sur Facebook par une Bisontine.

Attendons encore quelques heures...

Cela étant dit, chacun est libre de rendre hommage aux victimes à sa façon, sans pour autant le montrer en public.

attentat nice

Attentat de Nice : le témoignage de Camille, une Bisontine qui s’est retrouvée à quelques mètres du camion…

Camille, 25 ans, est une Bisontine qui suit ses études de droit à la faculté de Dijon et qui est partie à Nice avec son ami et deux enfants âgés de 8 et 13 ans, pour les vacances. Jeudi 14 juillet 2016, ils étaient sur la promenade des Anglais pour admirer le feu d’artifice quand tout à coup, ils entendent « bam bam bam » et commencent à courir à « folle allure » en ayant peur de « se prendre une balle dans le dos ». 

Attentat de Nice : rassemblement en hommage aux victimes ce matin à Besançon

Après la tragédie qui s’est déroulée à Nice vendredi 14 juillet 2016, et en lien avec le deuil national de trois jours décrété par le gouvernement ainsi que l’appel à respecter une minute de silence au sein des services de l’Etat, le maire de Besançon appelle les Bisontines et les Bisontins à se rassembler Esplanade des Droits de l’Homme, lundi 18 juillet à 11h50 afin de rendre un hommage aux victimes du drame que Nice et ses habitants ont connu.

Etat d’urgence et deuil national : les recommandations de la préfecture du Doubs

Le Pre?sident de la Re?publique a de?cre?te? trois jours de deuil national les 16, 17 et 18 juillet. Dans ce contexte, il appartient aux organisateurs, notamment les communes, de maintenir ou non des manifestations qui, selon leur nature, ne seraient pas compatibles avec ces journe?es de deuil ou? la Nation s’associe a? la douleur des victimes et des familles frappe?es a? Nice, est indiqué dans un communiqué de la préfecture du Doubs.

Attentat de Nice : les réactions des politiques en Franche-Comté

Ce jeudi 14 juillet 2016 vers 22h45, un camion a foncé dans la foule se trouvant sur la promenade des Anglais à Nice. Il s’agit d’un attentat terroriste selon le président de la République. Le bilan fait état d’au moins 84 personnes décédées, dont de nombreux enfants, et 18 personnes très gravement blessées. Les réactions en Franche-Comté…

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