Bourgogne : un institut de formation des imams dissous en Conseil des ministres

Publié le 03/09/2025 - 15:50
Mis à jour le 03/09/2025 - 15:50

L'Institut européen des sciences humaines (IESH), une petite école d'imams de Bourgogne accusée d'"islam radical", a été dissous en Conseil des ministres mercredi, a annoncé sur X Bruno Retailleau ce mercredi 3 septembre 2025.

"La lutte contre l'entrisme de la mouvance frériste se poursuit. Aujourd'hui, l'Institut européen des sciences humaines a été dissous en Conseil des ministres à ma demande", écrit le ministre de l'Intérieur, accusant l'institut de légitimer "le jihad armé".

Un rapport, demandé par le président Emmanuel Macron et publié au printemps, fait état d'une "menace pour la cohésion nationale" avec le développement d'un islamisme "par le bas" de la part des Frères musulmans.

Fondé en 1992 à l'initiative de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, devenue Musulmans de France), qui gravite dans l'orbite de la confrérie islamiste des Frères musulmans, l'IESH a assuré s'être distancée des Frères, ce qui ne l'a pas empêché d'être régulièrement la cible d'accusations d'accointance avec les mouvements radicaux. Contacté par l'AFP, le doyen de l'institut, Larabi Becheri, n'était pas joignable. 

Dès juin, l'IESH, qui dit s'inscrire dans la droite ligne de la politique d'Emmanuel Macron de former des imams "français", avait annoncé avoir reçu un "avis de dissolution". Son doyen avait alors vivement réagi à la visite de deux fonctionnaires agissant dans le cadre de l'établissement du rapport intitulé "Frères musulmans et islamisme politique en France". Le doyen avait affirmé que ces fonctionnaires s'étaient "limités" à un déjeuner avec lui, ne rencontrant ni étudiants ni enseignants, et ne procédant à "aucune analyse" de l'enseignement de l'institut.

"Cible à abattre"

À la suite du rapport accablant rédigé après cette visite, l'IESH avait "réfuté fermement et catégoriquement les accusations infondées et reposant sur des approximations datant de plusieurs dizaines d'années", dans une réaction sur son compte X.

L'institut avait assuré être "visé non pas pour ce qu'il fait réellement mais pour le symbole qu'il représente: une institution musulmane légale (...) qui devient la cible à abattre dans un projet plus large visant à délégitimer la présence musulmane en France".

Gel des avoirs

L'IESH avait assuré être, au contraire, "un rempart solide et efficace contre les extrémismes se réclamant faussement de l'islam", en formant des imams en "désarmorçant les discours radicaux" dans "le rejet explicite de toute forme de violence et sa fidélité aux principes républicains".  L'institut a fait l'objet, mi-juin, d'un gel de ses avoirs, à la suite d'une enquête sur un financement du Qatar, ce qui n'est pas illégal, mais qui n'avait pas été déclaré.

Dans une tribune publiée début juillet, une vingtaine de Conseils départementaux du culte musulman et associations représentatives ont exprimé leur "désarroi et leur profonde indignation face au projet de dissolution" de l'IESH. "Loin de représenter un danger, l'IESH construit des ponts et constitue un espace d'intelligence du texte, de regard critique, de contextualisation, et surtout de lutte contre les interprétations dévoyées des sources religieuses prévenant ainsi les risques de rupture", selon la tribune.

L'IESH du Morvan est indépendante de son homonyme situé en Ile-de-France.

(AFP)

Politique

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Les élus du Département du Doubs interrogent le cumul des mandats de Ludovic Fagaut

Dans un communiqué du 30 avril 2026, les élus bisontins de l'opposition "Doubs Social Écologique et Solidaire" (DSES) réagissent à la situation de Ludovic Fagaut et à ses différents mandats au sein de la mairie de Besançon, de Grand Besançon Métropole et du Département du Doubs.

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Fleurissement de Besançon : un retour "aux fleu-fleurs" dénoncé par Alternatiba

La Ville de Besançon a récemment voté lors du dernier conseil municipal du 23 avril 2026, une augmentation de l’enveloppe budgétaire consacrée au fleurissement de la ville. Soit un budget multiplié par 4 passant d’environ 50.000€ à 200.000€. Un choix qualifié de "désespérante marche arrière" par Alternatiba Besançon.

Le RN suspend le député haut-saônois Villedieu poursuivi pour “conduite en état d’ivresse”

Le groupe RN à l'Assemblée nationale a suspendu le député de Haute-Saône Antoine Villedieu, impliqué vendredi 24 avril 2026 dans un accident de la route et qui fait l'objet d'une enquête notamment pour "conduite sous l'empire d'un état d'ivresse manifeste", ont indiqué des sources du parti.

Refus d’autorisation en gastro-entérologie à Belfort : Cédric Perrin invite l’ARS à revoir sa copie

Pour le sénateur du Territoire de Belfort, cette décision risque "d’entraîner des conséquences graves pour les patients du territoire" et en particulier pour les personnes atteintes de "maladies inflammatoires chroniques de l’intestin", souligne ce mois d’avril 2026 Cédric Perrin.

Élu RN à Grand Besançon Métropole : la France insoumise demande son départ

Lors du conseil d’installation des conseillers au Grand Besançon Métropole le 20 avril 2026, la désignation des vice-présidents a suscité une vive polémique notamment chez les opposants de gauche comme les élu(e)s de la France insoumise qui exigent son départ.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.99
légère pluie
le 11/05 à 00h00
Vent
2.75 m/s
Pression
1008 hPa
Humidité
93 %

Sondage