Deux nouveaux bus électriques en circulation à Besançon…

Publié le 30/01/2023 - 15:57
Mis à jour le 02/02/2023 - 15:33

Depuis ce début d’année 2023, deux véhicules 100 % électriques ont rejoint le parc des bus Ginko, a-t-on appris vendredi 27 janvier. Les usagers pourront les emprunter sur la ligne 10 (CHU Minjoz - Chaffanjon). Ils circuleront également sur la ligne Ginko Citadelle, dès sa réouverture en mars prochain. Grand Besançon Métropole a acquis ces deux nouveaux véhicules pour un coût de 1.077.000 €HT.

Ces bus de 10 mètres de long, un peu plus courts que les véhicules standards, fonctionnent avec une batterie permettant environ 250 kilomètres d’autonomie, suffisamment pour assurer un service d’une journée. Les batteries seront rechargées la nuit sur des bornes installées au dépôt de bus. 

Qu’est-ce que ça change pour les passagers ?

Pour les passagers, ces bus 100 % électriques de marque Heuliez ressemblent aux autres dans leur aménagement intérieur, mais ils sont silencieux et apportent "davantage de confort", selon Grand Besançon Métropole. De moyenne capacité, ils offrent 17 places assises et permettent d’accueillir 80 voyageurs maximum. 

Pourquoi la marque Heuliez ?

Le choix s’est porté sur des bus électriques de la marque Heuliez après plusieurs expérimentations de véhicules à énergies alternatives en condition réelle, depuis octobre 2021. La mise en service de bus électriques devait être compatible avec les particularités du réseau de transport en commun bisontin, telles que la présence de fortes pentes ou encore l’exiguïté des accès dans le centre historique de la ville. Elle devait également apporter une valeur ajoutée à l’offre commerciale proposée aux voyageurs. Ainsi, les performances du véhicule choisi, notamment la propulsion électrique, correspondent aux spécificités du réseau bisontin. 

Les bus de moyenne capacité GX137 Full Electrique de la marque Heuliez sont produits en France dans les Deux-Sèvres. Ils intègrent chacun 8 packs de batteries Lithium-ion, répartis sur le toit et dans le compartiment arrière pour une puissance totale de 350 kWh.
Chaque bus est également équipé d’une technologie de récupération d‘énergie au freinage et à la décélération, qui est réutilisée lors du redémarrage du véhicule. La durée de recharge est de 6 à 7 heures pour une autonomie estimée à 250 km. 

Phase de test du bus électrique Heuliez : les résultats 

Pour les voyageurs, 9/10 ont apprécié le silence et le calme du véhicule dans toutes les phases de déplacement. 5/10 ont également apprécié l’esthétique et le confort d’usage.
Pour les personnels de conduite, les éléments tels que le poste de conduite,
la maniabilité, le comportement routier ou encore la puissance moteur reçoivent une note supérieure à 15/20.
Pour les agents de maintenance, l’accessibilité des organes mécaniques est appréciée ainsi que la simplicité de rechargement des batteries et la puissance au démarrage. Ils restent attentifs à la durée de vie réelle des batteries.

Ginko Citadelle, vers une ligne 100% électrique

À l’appui des lois qui encadrent cette démarche, Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) ou celle relative à la transition écologique et au verdissement des flottes de véhicules, les perspectives envisagées à court terme tendraient à desservir la ligne Ginko Citadelle en 100% électrique. Quatre bus sont nécessaires pour desservir intégralement cette ligne, justifiant l’acquisition à court terme de deux autres bus électriques similaires, pour lesquels l’énergie électrique reste le système de propulsion "propre". 

Par cette acquisition en faveur de la transition énergétique, Grand Besançon Métropole et son délégataire Keolis Besançon Mobilités "agissent pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergies fossiles". 

© JC Sexe / Grand Besançon Métropole

Former les conducteurs de bus à l’éco-conduite

L’éco-conduite permet de réduire la consommation d’énergie, et donc les émissions carbones. Keolis Besançon Mobilités, exploitant des lignes urbaines du réseau Ginko, formera dans les prochains mois chacun de ses conducteurs à un comportement de conduite écoresponsable. Selon Grand Besançon Métropole, "les bénéfices de ces formations pourront être évalués par des indicateurs objectifs comme par exemple la consommation de carburant et par des dispositifs techniques installés à bord des bus, tels que des leds de couleur verte, orange ou rouge indiquant au conducteur s’il respecte les consignes de l’éco-conduite."

Pour soutenir le développement des gaz verts 

Depuis de nombreuses années, sur les lignes du réseau faisant appel à des véhicules volumineux, Grand Besançon Métropole oriente sa stratégie de renouvellement du parc principalement vers le GNV (gaz naturel pour véhicule) et bientôt le bio GNV.

En décembre 2022, trois bus articulés (36 places assises ou 167 voyageurs maximum) ont été livrés. Ils ont remplacé des véhicules gasoil réformés. Ces véhicules viennent compléter le mix énergétique de la flotte de bus du réseau Ginko et seront mis en exploitation progressivement en ce début d’année.

En 2023, l’ensemble de la flotte de bus GNV du réseau Ginko va également passer au bio GNV via l’acquisition de certificats. Grand Besançon Métropole et Keolis Besançon Mobilités, gestionnaire de la flotte, imposent à leur fournisseur de gaz "une obligation de production de biogaz d’un volume équivalent à la consommation annuelle du réseau, production dont la traçabilité est assurée grâce à l’acquisition de certificats." Acquérir ces certificats favorise l’émergence de nouveaux volumes de gaz renouvelables et ainsi, en accélère le développement. 

Infos +

Grand Besançon Métropole est l’unique producteur de biométhane sur son territoire dans la station de Port-Douvot. 2.400 Nm3/jour, soit environ 9 GW/h sont produits par an. Grand Besançon Métropole est ainsi producteur de ce carburant "vert" via la station et consommateur de biogaz via le réseau Ginko.

Le bio GNV est obtenu par la méthanisation de déchets organiques divers (ordures ménagères, boues de stations d’épuration, déchets agricoles...). Le processus de méthanisation consiste à mettre ces déchets en fermentation dans un espace privé d’oxygène. Le produit de cette fermentation est le biométhane ou biogaz, pouvant servir à un usage domestique ou pour le transport. Les résidus liquides et solides sont, quant à eux, exploitables comme fertilisant. 

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