Chalon-sur-Saône : des cardiologues dénoncent l'absence d'équipements vitaux

Publié le 31/05/2017 - 17:41
Mis à jour le 31/05/2017 - 21:00

Plusieurs cardiologues du centre hospitalier de Chalon-sur-Saône ont dénoncé ce 31 mai 2017  l'absence, dans la plus grande ville de Saône-et-Loire, d'outils de coronarographie et d'angioplastie, qui permettent d'examiner les artères du coeur et de les traiter si elles sont bouchées. 

PUBLICITÉ

« Nous tirons une sonnette d’alarme« , a expliqué le cardiologue Arnaud Dellinger, président de la Commission médicale de l’établissement. Le spécialiste craint, à terme, « la fermeture de l’unité de soins intensifs de cardiologie« , qui traite les urgences, en raison notamment du départ de cardiologues vers Dijon et Mâcon. 

A mi-chemin des quelque 130 kilomètres qui séparent la capitale bourguignonne, Dijon, de la préfecture du département, Mâcon, Chalon-sur-Saône est la ville la plus peuplée de Saône-et-Loire (45.000 habitants). C’est un autre argument invoqué par les spécialistes de l’hôpital de Chalon-sur-Saône, à l’appui de leur demande d’ouverture d’une unité de coronarographie et d’angioplastie coronaire auprès des autorités sanitaires. 

Selon le Dr Dellinger, cette demande a cependant peu de chances d’aboutir en raison de « l‘opposition extrêmement forte » des hôpitaux de Mâcon et Dijon, et dans la mesure où l’Agence régionale de santé (ARS) exige une coopération entre les trois hôpitaux. 

L’ARS a confirmé qu’un « projet commun de ces trois établissements permettant de développer la filière cardiologique » est une condition indispensable à l’ouverture d’une nouvelle unité, relevant toutefois que « ce projet de coopération progresse bien » par ailleurs. La coronarographie est une technique permettant d’explorer l’état du coeur tandis que l’angioplastie consiste à dilater d’un vaisseau rétréci, dans le cas d’un caillot par exemple, à l’aide d’un petit ballonnet ou de la pose d’un ressort (ou « stent ») qui épouse les parois du vaisseau. 

(Source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Urgences : Buzyn dévoile un « pacte de refondation » à 750 millions, sans lits supplémentaires

Urgences : Buzyn dévoile un « pacte de refondation » à 750 millions, sans lits supplémentaires

Acculée par la grève inédite touchant les services d'urgences depuis près de six mois, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a détaillé ce lundi 10 septembre 2019 un "pacte de refondation" de 750 millions d'euros sur trois ans, mais ne prévoyant ni les lits ni les effectifs supplémentaires réclamés par les grévistes. La CGT a annoncé lundi soir qu'elle maintenait son appel à manifester mercredi.

Quels réflexes adopter face aux tiques ?

Quels réflexes adopter face aux tiques ?

Dans le cadre du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques, la Ville de Besançon organise cette année encore, une campagne d’information et de prévention pour le grand public sur les morsures de tiques pour sensibiliser les Bisontins aux bonnes pratiques à adopter lors d’activités dans la nature.

Peut-ont vacciner contre le cancer ?

Peut-ont vacciner contre le cancer ?

recherche • C’est l’enjeu de recherches menées depuis dix ans déjà par le Professeur Olivier Adotévi et l’UMR 1098 Inserm/EFS/UFC de Besançon. L’équipe qu’il dirige a mis en place un vaccin thérapeutique anti-cancer universel, et non préventif,  appelé UCPVax, breveté en 2012. Les premiers essais cliniques ont été engagé depuis la fin de l'année 2016 au CHRU de Besançon

Rentrée 2019 400 contrats d'apprentissage disponibles

Livres dans la Boucle 2019

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 30
partiellement nuageux
le 16/09 à 12h00
Vent
0.72 m/s
Pression
1020.06 hPa
Humidité
43 %

Sondage