Condamnée à 300 euros d'amende pour avoir traité un préfet de "nostalgique de l'idéologie hitlérienne"

Publié le 20/03/2009 - 09:05
Mis à jour le 20/03/2009 - 09:05

Le tribunal correctionnel de Vesoul a condamné jeudi à 300 euros d’amende une ex-candidate des Verts aux élections cantonales qui avait traité le préfet de Haute-Saône d’être « nostalgique de l’idéologie hitlérienne » dans un mail adressé à la préfecture de la Haute-Saône en décembre 2007.

Simone Levavasseur, engagée aux côtés des sans-papiers, avait dénoncé la «méthode pour arriver aux 25.000 expulsions par an» en écrivant dans son mail qu'il «ne faut pas être profondément d'origine française pour ne pas le comprendre ou bien être nostalgique de l'idéologie hitlérienne».
Le préfet de l'époque, Francis Lamy, jugeant ces propos diffamants, avait porté plainte, réclamant un euro de dommage et intérêts.
 
«Je ne visais pas M. le préfet, mais l'Etat et sa politique d'immigration inacceptable. J'étais très en colère !», s'était défendue la prévenue à l'audience. «Rappeler cette période sombre de notre histoire et ses dérives, est-ce que c'est tabou? Est-ce que c'est criminel?», avait demandé Mme Levavasseur, qui entendait seulement «exercer (son) droit d'expression».
 
«En gros, elle traite le préfet de nazi ! L'humanitaire ne donne pas tous les droits», avait déploré la substitut du procureur de la République de Vesoul, Chantal Thiry, qui avait réclamée 400 euros d'amende lors de l'audience.
 
L'avocat de la militante des Verts, Randall Schwerdorffer, qui avait demandé «la relaxe de cette citoyenne exemplaire», qui n'a eu pour seul tort que de «critiquer une politique nationale», a déclaré qu'il ferait appel de cette décision.
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.78
couvert
le 22/01 à 21h00
Vent
1.38 m/s
Pression
999 hPa
Humidité
90 %