Cour de cassation : l’abus d’internet au travail justifie le licenciement

Publié le 16/01/2014 - 16:55
Mis à jour le 17/01/2014 - 10:59

Dans son arrêt rendu le 18 décembre 2013, la Cour de cassation a cassé une décision de la cour d’appel de Besançon qui avait rendu un avis favorable à un technicien de maintenance licencié en mai 2009 à Belfort pour avoir abusé d’internet au travail. 

 ©
©

L’huissier de justice mandaté par l’employeur avait relevé sur l’ordinateur d’une collègue du salarié licencié, 178 mails en provenance de ce dernier “pour la plupart téléchargés en vidéo, consistant en dessins animés, scènes de sexe, d’humour, de politique, de football féminin”. 

La cour d’appel de Besançon avait estimé le 21 février 2012 que le licenciement était “sans cause réelle et sérieuse” et avait ordonné la société REM à lui payer des indemnités. L’employeur s’est pourvu devant la Cour de  cassation. Cette dernière estime qua contraire que “ce comportement” (abus d’internet au travail), reconnu par le salarié, “est contraire non seulement au règlement intérieur de l’entreprise mais également aux obligations du salarié, censé consacrer son temps de travail à l’accomplissement de sa mission”. En outre, le technicien de maintenance n’était intervenu que sept semaines plus tard pour réparer une plieuse sur le site belfortain de la société. 

Sur le point de licenciement “sans cause réelle et sérieuse”, la cour de cassation renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Dijon. En filigrane, la cour de cassation, dans sa décision rendue le 18 décembre 2013, indique que l’abus de l’usage d’internet à des fins privées peut induire une faute qui justifie un licenciement. 

Pour le site Légalis, la cour de cassation, par cet arrêt, estime que  l’usage intensif de l’internet de l’entreprise par un salarié pendant le temps de travail, même s’il n’a pas eu de graves conséquences pour l’entreprise, peut constituer une faute justifiant un licenciement.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Incendie mortel en Suisse : l’Italie dénonce une tragédie évitable et souhaite que les propriétaires du bar soient arrêtés

L'incendie du bar Le Constellation de la station suisse de Crans-Montana le 31 décembre 2025, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et "dû être évitée", a affirmé lundi 5 janvier 2026 devant la presse l'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.

Péchier, “un tueur en série” avec une clinique pour “terrain de jeu” selon la cour

Frédéric Péchier, condamné à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, s'est comporté comme "un tueur en série" avec pour "terrain de jeu" la clinique de Besançon où il exerçait comme anesthésiste, selon les motivations de la cour récupérées mardi 23 décembre 2025 par l'AFP.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.99
couvert
le 13/01 à 21h00
Vent
2.05 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
83 %