Coût de l'électricité dans les transports : "On ne pourra pas aider tout le monde"

Publié le 16/09/2022 - 14:31
Mis à jour le 16/09/2022 - 09:45

Le gouvernement n'entend pas compenser le surcoût de la facture énergétique dans les transports, même s'il se dit prêt à discuter avec la SNCF, a indiqué le ministre Clément Beaune jeudi 15 septembre 2022.

 © D Poirier
© D Poirier

"On ne financera pas tout pour tout le monde", a déclaré M. Beaune à des journalistes, au congrès de Régions de France à Vichy. Pour le cas particulier de la SNCF, le ministre a indiqué qu'il discuterait du sujet avec son PDG Jean-Pierre Farandou. "L'État ne pourra pas tout absorber, ça c'est clair", a-t-il insisté.

Pour 2023, "on va voir le surcoût exact et comment va évoluer le coût de l'énergie d'ici la fin de l'année", a noté le ministre des Transports, alors que M. Farandou a estimé mercredi le surcoût attendu pour le moment entre 1,6 et 1,7 milliard d'euros.

La SNCF devrait pouvoir vivre "sans un impact énorme" l'an prochain et, "à très court terme, ce n'est pas un sujet budgétaire majeur de la relation État-SNCF", a assuré M. Beaune. Mais il faudra être vigilant pour 2024, quand la plupart des contrats d'achat d'électricité à l'avance viendront à terme, a-t-il noté.

"D'une manière générale, (l'État) ne couvre pas tous les coûts pour les régions"

M. Beaune n'envisage pas a priori d'aide pour les régions, qui sont engagées par contrat à couvrir la hausse des prix de l'énergie pour les transports publics qu'elles organisent. Par exemple, la moitié du surcoût en électricité de la SNCF sera imputable aux trains régionaux et devrait donc théoriquement être remboursée par les régions.

"D'une manière générale, (l'État) ne couvre pas tous les coûts pour les régions. (...) Il faudra qu'elles en supportent une partie", a-t-il ajouté, rappelant que la Première ministre Élisabeth Borne avait annoncé que le gouvernement entendait surtout aider les communes. M. Beaune n'est "pas complètement hostile" à ce que les régions puissent afficher des déficits d'exploitation temporaires, précisant qu'aucune décision n'a encore été prise à ce sujet.

La présidente de Régions de France, la socialiste Carole Delga (Occitanie) a demandé sur une autre scène à Vichy des "compensations" et "un plan complet du modèle économique ferroviaire". "Pour 2023, nous estimons l'impact de l'inflation pour les régions à plus d'un milliard sur nos budgets", a souligné Mme Delga.

Clément Beaune a parallèlement indiqué qu'il réfléchissait à une "mesure tarifaire" permettant de favoriser l'usage des transports publics. Il s'est dit plus intéressé par la formule actuellement testée en Espagne - la gratuité des abonnements après un certain nombre de parcours en train - que par le "billet à 9 euros" allemand (tous les transports publics allemands, urbains et régionaux, étaient à 9 euros par mois cet été) qui a peu incité les automobilistes à délaisser leur véhicule.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Le marché du travail se dégrade de nouveau au troisième trimestre 2025 (Insee)

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté a partagé ce mardi 13 janvier 2026, la nouvelle notre de conjoncture concernant le troisième trimestre de l’année 2025. Pour l’Insee un constat s’impose, celui que le regain de croissance national de l’été 2025 ne se retrouve pas en Bourgogne-Franche-Comté. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.24
couvert
le 21/01 à 00h00
Vent
1.51 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
77 %