Covid-19 : nouveau conseil de défense et légère baisse du nombre de contaminations...

Publié le 17/02/2021 - 09:39
Mis à jour le 17/02/2021 - 09:46

Le pari du gouvernement d’éviter un reconfinement général du pays semble tenir jusqu’ici. Un nouveau conseil de défense se tient à l’Elysée ce 17 février 2021 à partir de 9h00. Le porte-parole du gouvernement devrait faire le point issue du conseil.

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La France surveille la progression des variants du coronavirus qui frappent dans le nord et l'est, un an après le premier décès enregistré dans le pays.

Nouvelles hospitalisations et entrées en réanimation de malades du Covid ont continué de reculer au cours des dernières 24 heures, même si la circulation du virus ne ralentit pas, selon les autorités de santé.

Une légère baisse du nombre de cas

Le nombre de malades en réanimation, passé vendredi pour la première fois en cinq jours sous la barre des 3.300, était stable dimanche (3.299). Au cours des précédentes vagues, ils avaient été jusqu'à 7.000 au printemps, 4.900 à l'automne.

"Le nombre de cas est relativement stable, voire en très légère baisse", mais les variants incitent à "une vigilance armée", a résumé lundi Didier Pittet, infectiologue aux Hôpitaux universitaires de Genève, président de la Mission indépendante d'évaluation de la gestion de l'épidémie de Covid-19 en France.

Pour ce spécialiste, la situation du pays s'apparente à "un sursis lié à la présence de ces variants", et il ne faut pas exclure des "mesures locales qui peuvent être le confinement, par quartier, ville, région".

Mais alors que la majorité des élèves du pays sont désormais en vacances d'hiver, les autorités ont choisi de temporiser sur ce dernier point: pas de reconfinement local ni de fermeture d'écoles dans la région de Dunkerque (Nord) ou en Moselle (est), régions qui font partie de la dernière des trois zones scolaires pas encore en vacances d'hiver.

  • Au plan national, 2,9 millions de personnes avaient été vaccinées dimanche (dont près de 650.000 ont reçu leurs deux doses).

Le "monsieur vaccin" du gouvernement, Alain Fischer, a rappelé lundi que "la priorité est de vacciner les personnes à risque", ce qui "représente 17 à 20 millions de personnes avant l'été". Puis, si les livraisons de vaccin se déroulent comme prévu, il sera possible de "vacciner de façon très très importante le reste de la population cet été".

A plus brève échéance, le vaccin AstraZeneca, à la manipulation moins contraignante et déjà utilisé pour les soignants, "permettra d'amplifier la vaccination" à partir de fin février, quand il doit arriver chez les médecins de ville et les pharmaciens.

Le bilan depuis l'apparition de l'épidémie en France est très lourd: 81.814 morts depuis le premier cas mortel enregistré le 15 février 2020. Un touriste chinois âgé de 80 ans, décédé à l'hôpital parisien Bichat et originaire de la province du Hubei, où les premiers cas d'un nouveau coronavirus encore mal connu étaient apparus quelques semaines auparavant.

(Source AFP)

Politique

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