Un nouveau comité de vigilance antifasciste à Besançon

Publié le 07/11/2023 - 08:32
Mis à jour le 09/11/2023 - 11:23

MISE À JOUR LE 9/11 • Porté par plusieurs citoyens et citoyennes, d'associations, de syndicats et organisations politiques, le comité de vigilance anti-fasciste a vu le jour à Besançon et a présenté ses objectifs lors d’une conférence de presse le lundi 6 novembre à la maison des syndicats du quartier de Planoise. 

Non convié par le comité, l’Est Républicain n’a pas pu assister à la conférence de presse en raison d’un "débat animé" sur un soi-disant "manque de déontologie" du journal qui avait publié la photo non floutée d’une manifestante brandissant la pancarte "1 flic = 1 balle". Un manque d’ouverture et une entrave à la presse qui a surpris l’ensemble des journalistes présents à la conférence.

Le comité est né "dans la continuité du collectif antifasciste bisontin qui s’est un peu délité" précise Nadine Casioni (FSU). On y dénombre plusieurs organisations syndicales comme la FSU, Solidaires, la CGT*, plusieurs syndicats étudiants et partis de gauche, les Écologistes, la ligue des Droits de l’Homme etc. Mais des particuliers peuvent également intégrer le comité s’ils le désirent.

Face à la montée en flèche de l’extrême droite et des actes de groupuscules nazis qui surviennent au niveau national mais également dans les rues de Besançon il était urgent pour Nadine Castioni de "réinformer et de réexpliquer aux gens ce qu’est l’extrême droite". 

"Il y a urgence !"

Si le comité se retrouve aujourd’hui autour de la table c’est donc pour lutter contre le fascisme et le racisme présent à Besançon parce qu’aujourd’hui, "il y a urgence !" assène Norbert Nussbaum de la NPA. D’autant plus que pour la syndicaliste du FSU, le Rassemblement National est : "un parti qui attend son heure" et qui est "bien vu par une partie de la population qui pense que c’est lui qui va nous sauver". 

Le but est ainsi de créer un réseau contre le développement des idées de l’extrême droite. D’autant plus que pour la syndicaliste du FSU, le Rassemblement National est également : "un parti qui attend son heure" et qui est "bien vu par une partie de la population qui pense que c’est lui qui va nous sauver". 

"On est là pour alerter" sur un vrai danger

Même chose du côté de Norbert Nussbaum pour qui il s’agit d’"un combat politique" qu’il faut mener dans une période sociale "qui favorise la montée de l’extrême droite". Après les récentes décisions politiques controversées comme la réforme des retraites et l’utilisation à outrance du 49.3, le syndicaliste le reconnaît, "on n’est pas aidé par notre gouvernement dans cette lutte". Tout cela, "fait les choux gras de l’extrême droite. Il y a un vrai danger et on est là pour alerter". D’ailleurs Norbert Nussbaum en est sûr, "ces gens là vont être dans les prochaines manifs, on cherche donc à se prémunir contre cela et on n’aura pas peur de les affronter".

Pour cela, le comité a prévu de rassembler mensuellement et d’organiser des formations dont la première aura lieu le 24 novembre avec VISA (vigilance et initiatives Syndicales antifascistes). Des projections sont également au programme. Ces événements sont ouvert à tous. 

*La CGT ne fait pas partie du comité

Contrairement aux informations qui nous ont été données le 6 novembre en conférence de presse, la CGT du Doubs a tenu à nous informer qu'elle ne faisait pas partie de ce comité ce jeudi 9 novembre. Elle explique : "Nous avons appris sur maCommune.info que nous ferions partie d’un comité de vigilance antifasciste le CVAB 25. Ce n’est pas le cas. Nous sommes bien destinataires d’échanges de mail de ce comité, mais en aucun cas nous y participons comme structures de la CGT. Bien évidemment, notre organisation, et ce, depuis toujours militent et luttent contre toutes les formes de discrimination, dont le racisme, l’antisémitisme, l’égalité entre femmes et les hommes...etc." 

Relativement à la têtière de cette article, la CGT précise : "En aucun cas, nous nous inscrivons dans la démarche de ce comité de mettre à l’écart un média comme cela a été fait le 6 novembre 2023 à une conférence de presse et nous nous refusons de nous inscrire dans une logique de choisir tel ou tel média, excepter ceux qui véhiculent des idées qui par exemple seraient et iraient à l’encontre de nos valeurs de fraternité." 

Politique

Département du Doubs : l’opposition dénonce des “renoncements silencieux” sur le budget et le climat

Dans un communiqué, suite à l'assemblée départementale de ce lundi 22 juin, le groupe d’opposition Doubs Solidaire critique fortement la gestion budgétaire et les choix politiques de la majorité départementale, évoquant notamment des écarts entre les annonces et les réalisations, ainsi qu’un recul des investissements et des politiques climatiques.

Noyades à Besançon : l’opposition demande une réunion en urgence et des lieux de baignade sécurisés

Le groupe des Écologistes, Génération.s et société civile et de la France Insoumise demandent à la municipalité la mise en place de lieux de baignade sécurisés suite au drame survenu ce samedi 20 juin 2026 non loin du barrage Micaud. Une demande partagée par le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs.

Précarité alimentaire et grande distribution : la députée Dominique Voynet interpelle les enseignes bisontines

Dans un courrier du 11 juin 2026 adressé aux responsables des principales enseignes de la grande distribution de la ville, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet alerte sur la précarité alimentaire et appelle à une évolution des pratiques autour des collectes solidaires en magasin.

Refus d’obtempérer : le ministre de l’Intérieur reprend une proposition du député du Doubs Laurent Croizier

Le député de la première circonscription du Doubs, Laurent Croizier, affirme que ses propositions visant à renforcer les sanctions contre les refus d’obtempérer ont été reprises dans un projet de loi du gouvernement. Dans un communiqué daté du 18 juin 2026, il salue une évolution législative qu’il attribue à ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Temps de parole, blâmes, arrêt possible de la séance : quelles nouvelles règles à venir au conseil municipal de Besançon ?

Lors de la conférence de presse mensuelle organisée avant le conseil municipal du 18 juin 2026, Ludovic Fagaut, maire de Besançon, a annoncé avoir "toiletté" le règlement intérieur afin d’installer un nouvel article permettant des sanctions lors de troubles à l’assemblée.

Déplacement de palmier sur le Pont Battant : les écologistes défendent “une action symbolique”

Pour une même action, deux camps et donc deux visions s’affrontent une nouvelle fois à Besançon. Samedi 13 juin 2026, quelques personnes ont tenté de déplacer l’un des palmiers récemment installé sur le Pont Battant avant d’être interpellées par la police, alertée par des passants. Si la Ville de Besançon a rapidement qualifié les faits de vol et annoncé son intention de porter plainte. Les Écologistes, par la voix de leur président Anthony Poulin, ont pour leur part défendu une "action symbolique".

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, poursuit en juin 2026 sa démarche de "grande écoute" engagée à l’automne dernier. Cette initiative vise à rencontrer les habitants de sa circonscription, en particulier ceux résidant dans les secteurs les plus éloignés de sa permanence située à Besançon.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 33.55
peu nuageux
le 23/06 à 20h00
Vent
1.84 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
40 %

Sondage