Cris de singe lors de Dijon-Amiens : la cour d'appel renvoie le suspect devant le juge

Publié le 05/07/2019 - 14:16
Mis à jour le 05/07/2019 - 14:20

La cour d’appel de Dijon a renvoyé devant le juge, en vue d’une mise en examen, l’auteur présumé de cris racistes à l’encontre du capitaine d’Amiens lors d’un match de Ligue 1 en avril à Dijon, selon des sources concordantes

Le suspect avait été placé sous le statut de témoin assisté le 14 avril et le parquet avait fait appel. Dans un arrêt rendu mercredi, la cour d'appel a ordonné un supplément d'information, confié au président de la chambre de l'instruction, pour procéder à un interrogatoire de première comparution en vue d'une éventuelle mise en examen, a précisé le procureur de Dijon, Eric Mathais.

SOS-Racisme, partie civile à la procédure, s'est félicité de cette décision dans un communiqué: "l'enquête va donc pouvoir se poursuivre et l'auteur des cris racistes sera bientôt convoqué en vue d'une mise en examen".

"provocation publique à la haine ou à la violence"

L'homme, un supporter de 22 ans habitant Dijon, conteste les faits. Le parquet avait requis sa mise en examen pour "provocation publique à la haine ou à la violence, en raison de l'origine ou la prétendue race, par paroles ou images" et "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive".

Le 12 avril au soir, après 77 minutes de jeu, le défenseur et capitaine d'Amiens, Prince Gouano, avait quitté le terrain en lançant vers son banc de touche : "c'est fini, on joue plus, je ramène mes coéquipiers, on rentre dans le vestiaire".

"J'ai entendu des bruitages de singe (...). Je me suis retourné et effectivement il y avait un monsieur qui regardait dans ma direction et qui continuait", avait-il indiqué dans la presse. La Ligue de football professionnel, interrogée par le quotidien régional Le Bien Public, a salué la décision de la cour d'appel "car elle met un point  d'honneur à lutter contre ce type d'incivilités dans les stades".

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Incendie mortel en Suisse : l’Italie dénonce une tragédie évitable et souhaite que les propriétaires du bar soient arrêtés

L'incendie du bar Le Constellation de la station suisse de Crans-Montana le 31 décembre 2025, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et "dû être évitée", a affirmé lundi 5 janvier 2026 devant la presse l'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.43
couvert
le 19/01 à 06h00
Vent
1.07 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
93 %