Delphine Batho : "Je n'aurais pas dû être virée"

Publié le 05/07/2013 - 10:49
Mis à jour le 05/07/2013 - 12:14

L’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho a estimé vendredi « disproportionnée » son éviction du gouvernement.  « C’est disproportionné par rapport aux problèmes que j’ai posés », a déclaré l’ancienne ministre sur BFMTV et RMC.

 ©
©

Delphine Batho a réitéré ses critiques sur les moyens budgétaires affectés pour 2014 à l'Ecologie.  "C'est un mauvais budget (...). Aucun ministre de l'Ecologie ne peut dire que ce budget est un bon budget. C'est ce qu'on m'a demandé de faire après mes déclarations", a-t-elle dit.

"On en demande plus à l'écologie qu'à d'autres. C'est pour cela que j'ai considéré que c'est un mauvais budget", a appuyé Delphine Batho.  "Non, je ne pense pas que j'ai franchi les bornes de la solidarité gouvernementale", a déclaré l'ancienne ministre.

Est-il plus facile de "virer" Delphine Batho que d'autres ministres comme Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici ou Manuel Valls ? "Peut-être que poser la question, c'est déjà y répondre", a répondu l'ex-ministre, un sourire en coin, en considérant qu'elle n'aurait "pas dû être virée".

Delphine Batho s'est demandée si elle n'avait pas été "peut-être le bouc émissaire du flottement qu'il y a depuis un certain nombre de mois".

Interrogée enfin sur l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, près de Nantes, défendu par Jean-Marc Ayrault mais vivement critiqué par les écologistes, Delphine Batho a assuré qu'elle avait "parfaitement assumé ce qu'est la solidarité gouvernementale, même si ce n'était pas facile".

"Quand on est ministre de la République, on a le sens de l'Etat. Et donc, bien sûr, j'ai eu la responsabilité d'un certain nombre de dossiers difficiles. Mais le sens de l'Etat, je l'avais hier et je l'ai encore aujourd'hui", a-t-elle dit aussi sans davantage élaborer.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

Le Sénat approuve l’inscription de l’IVG dans la Constitution, le Congrès réuni lundi

Les sénateurs ont largement voté mercredi 28 février 2024 en faveur de l’inscription de l’IVG dans la Constitution en des termes identiques à ceux de l’Assemblée, assurant de ce fait une "liberté garantie" aux femmes d’avoir recours à l’avortement. Cette modification de la Constitution doit désormais être soumise au Congrès qui se réunira dès lundi à Versailles.

L’inscription de l’IVG dans la Constitution française sera-t-elle votée par le Sénat ?

Le Sénat se prononcera mercredi 28 février 2024 après-midi sur l'inscription de l'IVG dans la Constitution, un vote rendu très incertain par les réticences de la droite et qui pourrait bouleverser le calendrier parlementaire de la réforme. C'est l'étape la plus périlleuse de la révision constitutionnelle promise par le président de la République, Emmanuel Macron : l'exécutif ne pourra la faire aboutir sans un vote majoritaire des 348 parlementaires du Palais du Luxembourg.

Hommage aux Manouchian à Besançon : une ”instrumentalisation” du Parti communiste selon Besançon maintenant

Une cérémonie en hommage aux résistants du groupe Manouchian s’est tenue place du 8 Septembre à Besançon, organisée par le Parti communiste français et la Ville de Besançon. Pour Ludovic Fagaut (LR), chef du groupe Besançon maintenant au conseil municipal, parle d’une ”instrumentalisation à des fins partisanes”.

À Besançon, une centaine de personnes rassemblées en hommage au groupe Manouchian

Alors que le couple de résistants communistes, Missak et Mélinée Manouchian étaient panthéonisés lors d’une cérémonie d’hommage national à Paris mercredi 21 février, en même temps à Besançon, une cérémonie s’est  tenue place du 8 Septembre en présence d’une centaine de personnes.

Visas, pesticides, simplification : Gabriel Attal donne des gages aux agriculteurs avant le Salon

Un mois après le début d'un mouvement d'exaspération des paysans, Gabriel Attal a placé mercredi 21 février 2024 l'agriculture "au rang des intérêts fondamentaux" du pays, récapitulant les engagements déjà pris par le gouvernement et annonçant quelques nouvelles mesures sur les saisonniers étrangers, les pesticides et la rémunération.

Reçus à l’Elysée, FNSEA et JA attendent des “décisions claires” avant le Salon de l’agriculture

Les dirigeants des deux syndicats agricoles majoritaires, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA), ont dit attendre des "décisions claires" d'Emmanuel Macron qui les reçoit mardi 20 février 2024 dans l'après-midi à l'Elysée, à quatre jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.97
couvert
le 01/03 à 21h00
Vent
1.8 m/s
Pression
1006 hPa
Humidité
72 %