Des mesures de surveillance d'une adolescente finalement validées par la justice

Publié le 12/09/2024 - 09:12
Mis à jour le 12/09/2024 - 08:53

Le tribunal administratif de Besançon a finalement validé les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas) prises à l'encontre d'une adolescente soupçonnée de constituer une "menace pour la sécurité et l'ordre publics" durant les Jeux olympiques, a-t-on appris mercredi.

Le tribunal administratif de Besançon © Alexane Alfaro
Le tribunal administratif de Besançon © Alexane Alfaro

Par un arrêté pris le 17 juin par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, la jeune fille de 17 ans était interdite de sortir d'un périmètre de trois villages de Haute-Saône (Frotey-lès-Vesoul, Quincey et Navenne) et devait pointer chaque jour au commissariat.

L'arrêté pris avait pour base juridique les mesures du Code de la sécurité intérieure destinées à lutter contre le terrorisme, liées au régime de l'état d'urgence qui avaient été intégrées dans le droit commun par une loi de 2017, et avait été pris dans le contexte de l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris ainsi que celui "des appels à cibler plus particulièrement la communauté juive lancés par la mouvance djihadiste", selon la décision de justice consultée par l'AFP.

La requête de la mère rejetée

Dans sa décision rendue mardi, le tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête formulée par la mère de l'adolescente tendant à ce que soit annulé cet arrêté, qui devait durer trois mois.

Le juge des référés du même tribunal avait lui suspendu temporairement en août l'arrêté, jusqu'à l'examen sur le fond du dossier le 5 septembre. Le juge des référés avait estimé que le comportement "impulsif et colérique" de la jeune femme et "les faits de droit commun" pour lesquels elle était connue des services de police étaient "sans rapport avec le risque de commission d'un acte de terrorisme".

Des vidéos à charge retrouvées dans le téléphone de l'adolescente

Mais des vidéos "faisant l'apologie du terrorisme" ont été retrouvées dans le téléphone de l'adolescente, selon la décision rendue mardi, tandis que la jeune femme était "connue par les services de la protection judiciaire de la jeunesse en raison des inquiétudes relatives à son adhésion à un islam extrémiste".

Plusieurs éléments, comme la "volonté de tuer" de l'adolescente, ou "son hostilité envers la communauté juive", ou encore "la circonstance que l'intéressée soit connue pour avoir été en 2023, et à au moins deux reprises, l'auteure de faits de violence", doivent être regardés "comme un comportement constitutif d'une menace pour la sécurité et l'ordre publics", selon le tribunal. Par ailleurs, "l'intéressée doit être regardée comme ayant manifesté son adhésion à des thèses incitant à la commission d'actes de terrorisme", selon le tribunal. 

Ces deux critères sont nécessaires pour justifier de la prise de Micas.

(AFP)

Justice

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Jugement de Frédéric Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédéric Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Force Ouvrière. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 13.2
partiellement nuageux
le 19/03 à 18h00
Vent
2.52 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
51 %