Deux repreneurs potentiels pour l'horloger de luxe Pequignet

Publié le 22/02/2017 - 16:51
Mis à jour le 16/04/2019 - 09:36

Le tribunal de commerce de Besançon a examiné ce mercredi 22 février 2017  deux offres de reprise de l'horloger de luxe Pequignet (40 salariés), dernier représentant de la haute horlogerie française, présentées par un groupe de salariés de l'entreprise et par les gérants d'une autre société horlogère.

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© pequignet
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  • Le tribunal rendra sa décision lundi 27 février 2017 à 15h. La maison horlogère Pequignet, implantée à Morteau (Doubs), est connue pour avoir développé son propre calibre, le Calibre Royal, un mouvement de manufacture à multiples complications.

 Quatre salariés de Pequignet -un ingénieur et trois commerciaux- ont décidé de se porter acquéreurs, ensemble, de l’entreprise en conservant 16 des 40 salariés actuellement employés. Leur offre prévoit la « reprise globale » de l’entreprise, c’est-à-dire la reprise du fameux Calibre Royal et de la marque phare de la société, « Moorea ». Cette offre s’inscrit dans « la continuité de l’entreprise » et elle a reçu « l’avis favorable de la quasi-totalité des salariés, dont le principal souci est de voir l’entreprise perdurer« , a indiqué leur représentante, Agnès Pillot.

La deuxième offre a été proposée par Pascal Bole et Franck Minost, respectivement président et directeur de Montres Ambre, qui emploie près d’une vingtaine de salariés à Morteau et détient les marques Yema et Yonger et Bresson. L’idée est de créer un « axe stratégique entre Montres Ambre et Pequignet, qui seraient complémentaires en terme de production, de marque et de prix », a indiqué M. Bole qui propose de reprendre 12 des 40 salariés de Pequignet et de la marque Moorea. En revanche, cette offre ne reprend pas le Calibre Royal, qui pourrait alors être vendu séparément.

 Info +

 L’horloger Pequignet a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Besançon le 30 novembre dernier, avec une poursuite d’activité de 3 mois pour lui permettre de trouver un repreneur. La société Pequignet, déjà placée en redressement judiciaire avant sa reprise en 2012, s’est trouvée en difficulté en raison de « la forte dégradation du marché de l’horlogerie » depuis 2015, avait expliqué Florence Sentilhes, présidente du directoire de Pequignet. 

Créé en 1973 à Morteau, dans le berceau de l’horlogerie française, près de la frontière suisse, l’horloger Pequignet a enregistré 4,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015.

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