Alerte Témoin

Fin du "numerus clausus" pour les étudiants en médecine

Publié le 17/07/2019 - 08:44
Mis à jour le 17/07/2019 - 08:44

Fin du "numerus clausus" pour les étudiants en médecine, hôpitaux de proximité, lutte anti-déserts médicaux: le Parlement a adopté définitivement ce mardi 16 juillet 2019, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi sur la santé, qui en a besoin "en urgence", selon le gouvernement.

étudiant
©https://pixabay.com/fr/photos/ordinateur-pc-en-milieu-de-travail-1185626/
PUBLICITÉ

Les sénateurs ont largement adopté le texte à main levée. Agnès Buzyn y voit un moyen "de nous armer face aux nombreux défis auxquels nous devons faire face et de garantir une offre de soin et de qualité pour tous". Le projet de loi avait fait l'objet d'un accord entre députés et sénateurs après son adoption en mars à l'Assemblée, puis dans une version différente en juin au Sénat.

Suppression du "numerus clausus"

Sur fond de crise dans les urgences, la ministre a plaidé au Palais du Luxembourg l'"urgence à réformer notre système de santé", comme elle l'avait fait lors de l'ultime examen du texte à l'Assemblée la semaine dernière.

Traduisant une partie des mesures du plan "Ma Santé 2022" présenté en septembre par Emmanuel Macron, le projet de loi prévoit notamment l'emblématique suppression du "numerus clausus". Conçue comme un antidote à la pénurie de médecins, cette suppression sera effective à la rentrée 2020, avec l'objectif d'augmenter d'environ 20% le nombre de médecins formés. Mais les effets ne se feront sentir que dans une décennie.

Le texte prévoit aussi la labellisation de 500 à 600 "hôpitaux de proximité" sur les quelque 3.000 hôpitaux et cliniques existants, recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, avec de la chirurgie sur autorisation strictement encadrée. Le volet numérique du texte rend aussi automatique l'ouverture de "l'espace numérique de santé", un compte personnel en ligne pour accéder notamment au dossier médical partagé (DMP), ainsi qu'à différents services.

Sont aussi prévues une régularisation de certains médecins étrangers ou encore la possibilité pour les pharmaciens de délivrer, sous certaines conditions, des médicaments sous prescription médicale obligatoire (cystites, angines...).

"Sillon creusé"

Sur la question délicate de la désertification médicale, un sujet phare du grand débat découlant de la crise des "gilets jaunes", et âprement débattu dans les deux chambres, députés et sénateurs sont parvenus à un "compromis", selon les termes du rapporteur au Sénat Alain Milon (LR).

Les étudiants en dernière année de troisième cycle devront faire un stage d'au moins six mois et seront supervisés par un médecin, pour ceux engagés dans la spécialité de médecine générale. Le dispositif prévoit la possibilité d’étendre ce parcours aux autres spécialités, selon des modalités qui seront prévues par décret.  "Loin des mesures coercitives, le texte oblige les facultés et agences régionales de santé à trouver des terrains de stages en priorité dans les territoires en tension", s'est félicitée Mme Buzyn.

Pour Alain Milon, c'est "une première réponse efficace et pragmatique". Le stage d'au moins six mois permettra "à l'ensemble d'une promotion, c'est-à-dire près de 3.500 étudiants de découvrir l'exercice ambulatoire dans les territoires".

Le sénateur LR juge globalement que le texte "n'est pas parfait", notamment avec un renvoi "bien trop large aux décrets et aux ordonnances". Mais, a-t-il estimé, "à l'heure où la demande d'accès aux soins se fait de plus en plus urgente dans nos territoires et où nous pouvons tous constater la souffrance des personnels hospitaliers, il aurait été dramatique de ne pas nous accorder".

Outre les sénateurs LR qui ont voté en "majorité" pour, le texte a eu le soutien des sénateurs LREM, Indépendants, centristes et RDSE (à majorité radicale).

Laurence Cohen (CRCE, à majorité communiste) a en revanche dit rester persuadée qu'il "ne va absolument pas régler les problèmes" du secteur, reprochant au gouvernement de ne pas entendre "la colère des professsionnels", alors que "205 services des urgences sur 524 sont en grève".

Faisant part de l'abstention de son groupe, Yves Daudigny (PS) a salué un "sillon supplémentaire creusé" dans la lutte contre les déserts médicaux, mais évoqué "des points d'opposition" et "des regrets".

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Cités éducatives : 1 860 000€ alloués à Besançon, Montbéliard et Bethoncourt

Selon un communiqué de la préfecture du Doubs samedi 22 février 2020, l'Etat accompagnera avec près de 1 860 000€ les cités éducatives mises en place dans les quartiers prioritaires du Doubs pour la période 2020-2022. Objectif : "faciliter la réussite des enfants et des jeunes des quartiers."

Harcèlement au collège Xavier-Marmier : « nous demandons au rectorat de revenir sur sa décision » (collectif AED)

Après la "journée blanche" de jeudi pour protester contre la modification par le rectorat de Besançon d'une sanction contre deux élèves après un cas de harcèlement scolaire, le collectif AED Besançon (assistant d'éducation) a souhaité réagir ce vendredi 21 février 2020 suite "aux propos tenus par les représentants du rectorat".

« Journée blanche » dans un lycée de Pontarlier après un cas de harcèlement scolaire

Mise à jour ce 21 février 2020 • Les enseignants d'un lycée de Pontarlier (Doubs) ont organisé ce jeudi 20 février 2020 une "journée blanche" pour protester contre la modification par le rectorat de Besançon d'une sanction contre deux élèves après un cas de harcèlement scolaire, a-t-on appris auprès des enseignants.

Collège Diderot : le recteur maintiendra « en partie » les moyens alloués aux enseignants référents

Après une opération "collège mort" lundi, puis une journée de grève ce mardi, au collège Diderot à Besançon, le recteur de l'académie a convoqué la presse mardi 18 février pour y répondre et annoncer le maintien "en partie" des moyens dans cet établissement du réseau d'éducation prioritaire (REP+).

Planoise : « Collège Mort » à Diderot

Les parents n'ont pas envoyé leurs enfants au collège Diderot lundi 17 février 2020 à Besançon pour protester contre la perte des postes d'enseignants référents en éducation prioritaire renforcée (Rep+) de Planoise. Mardi, ce sont les enseignants qui seront en grève avant une marche dans les rues du quartier en fin de journée. Dans le Doubs, la baisse des moyens dans les secteurs sensibles provoque également la grogne à l'école Mandela de Bethoncourt et au Collège Lou Blazer de Montbéliard.

Baisse des dotations horaires au collège Diderot : Anne Vignot apporte son soutien au personnel

Comme nous le dénonçait le Snes FSU dans un article en date du 6 février dernier, les moyens vont baisser pour la rentrée 2020 dans les collèges et lycée. Ce 16 février 2020, Anne Vignot, candidate à l'élection municipale de Besançon, souhaite apporter son soutien aux personnels du collège Diderot.

Orientation : programme 2020 des portes ouvertes des collèges, lycées et universités en Franche-Comté…

Futurs collégiens, lycéens et étudiants doivent penser à leur avenir notamment en visitant des établissements et choisir celui qu'ils considèreront comme le meilleur… Voici le calendrier 2020 des portes ouvertes en Franche-Comté. De nombreux rendez-vous sont au programme ce samedi 15 février 2020.

« Mise à pied » d’un professeur à Dole : une mobilisation prévue mardi 18 février

Le syndicat CGT du lycée Duhamel de Dole a tenu alerter l'opinion publique le 12 février 2020  dans le cadre de la "mise à pied" d'un professeur suite à sa "participation à la contestation des épreuves d'E3C". Les organisations syndicales, SNES-FSU, Snuep-FSU, CGT Educ’Action, SUD Education, Unsa Education et SNFOLC se mobiliseront le mardi 18 février à partir de 11h45 Avenue Charles Laurent Thouverey à Dole. Pour rappel,  Une pétition a été mise en ligne.

Station de Métabief

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 0.91
chutes de neige
le 26/02 à 9h00
Vent
5.68 m/s
Pression
1007 hPa
Humidité
90 %

Sondage