Gratuité des transports pour les moins de 26 ans à Besançon : il y a "urgence" pour le PCF et À Gauche Citoyens

Publié le 10/03/2021 - 18:32
Mis à jour le 11/03/2021 - 09:11

Le Parti communiste de Besançon, « À Gauche Citoyens ! », les élu-e-s communistes de la ville de Besançon et les élu-e-s « À gauche citoyens ! » de la ville de Besançon s’expriment d’une voix ce 10 mars 2021. Ils souhaitent que la gratuité des transports pour les personnes âgées de moins de 26 ans entre dans les orientations budgétaires 2022…

©Alexane Alfaro © Alexane Alfaro
©Alexane Alfaro © Alexane Alfaro

Pour rappel en mars 2020, Anne Vignot, alors qu'elle était candidate à la mairie de Besançon, nous annonçait vouloir rendre les transports gratuits :

  • le samedi
  • tous les jours pour les jeunes de moins de 26 ans.

Vidéo du 6 mars 2020 :

maCommune.info : Vous faites partie de la majorité d'Anne Vignot. Dans le programme "Besançon par Nature", elle indiquait vouloir  rendre les transports gratuits pour les - de 26 ans. Concrètement, que demandez-vous ce mois de mars 2021 ?

Matthieu Guinebert, secrétaire de la Fédération du Doubs du Parti Communiste Français : "Nous rappelons un point du programme Besançon par Nature. Aujourd'hui, nous pensons que la gratuité des transports pour les moins de 26 ans a une importance toute particulière. La précarité augmente dans toute la société. D'ailleurs, le CCAS a sorti un rapport sur les besoins sociaux. Ce dernier montre dans quel état de précarité se trouve notre jeunesse.

C'est pourquoi nous voulons pousser l'agglomération à avoir ce débat (de la gratuité des transports pour les jeunes). Cette mesure peut uniquement être enclenchée par cette dernière.

mC : Quel est votre calendrier ?

Matthieu Guinebert : "Il faut que cela soit mis en place le plus rapidement possible. Nous faisons cette action afin que cette mesure apparaisse dans les orientations budgétaires 2022. C'est aussi un temps stratégique pour cela soit pris en compte".

mC : Pourquoi ne pas l'avoir inscrit dans les orientations budgétaires 2021 qui seront votées prochainement ? Plutôt que celles de 2022 ?

Matthieu Guinebert : "C'est un débat que nous avons eu. Je pense que c'est un problème de timing. Je ne trouve pas de justifications, mais cela a été compliqué suite à la crise sanitaire. Prévoir les orientations budgétaires 2022, c'est permettre d'arriver dans un dossier que nous aurons de "A à Z". Pour les orientations 2021, nous nous sommes appuyés sur des choses qui étaient préétablies. Les élections ont été retardées, la prise de mandat a été longue. On se trouve avec un travail déjà mâché. Il était difficile de le faire évoluer avec le peu de temps que nous avons eu".

Christophe Lime, conseiller municipal et communautaire PCF : "Nous souhaitons qu'il y ait un débat avec l'ensemble des membres. La Ville n'est pas majoritaire à l'intérieure de l'agglomération de Besançon. Si nous avions précipité les choses dès cette année, certains élus auraient pu se sentir mis "au pied du mur". Nous voulons donner du temps à la réflexion. Nous voulons instaurer un vrai dialogue avec les élus de la périphérie. Il y a de nouvelles équipes, de nombreux renouvellements.

Aussi, la crise sanitaire n'a pas aidé pour monter ce type de dossier. Toutefois, la jeunesse a besoin d'une mesure sociale. Il faut mettre un coup d'accélérateur dès maintenant".

mC : Selon vous, Mme la maire est toujours dans cet objectif ? tient-elle toujours cette ligne ?

Matthieu Guinebert : "Je ne vais pas répondre à sa place, mais oui, elle est toujours sur cette ligne. Elle se trouve dans le programme. Cette mesure est portée par la majorité bisontine, mais la Ville de Besançon ne peut pas la mettre en oeuvre toute seule".

mC : Pour en revenir au programme porté lors de l'élection municipale, il était question de gratuité des transports le samedi. Portez-vous toujours cette mesure ?

Matthieu Guinebert : "Nous pensons que toutes les mesures allant vers la gratuité des transports sont bénéfiques et indispensables. Nous n'avons plus le temps de nous poser des questions. Nous devons y aller. Aujourd'hui, nous mettons en avant le sujet de la jeunesse, car elle se trouve en grande précarité".

mC : Pour l'heure, la gratuité des transports ne s'applique pas pour les - de 26 ans, quelles sont les conséquences ?

Matthieu Guinebert : "Aujourd'hui, un abonnement de transport en commun pour un jeune est au prix de 27,90 €/mois. Il suffit de faire l'étalement sur un an pour voir que c'est une dépense non négligeable.

Les jeunes sont aussi touchés par de nombreuses pertes d'emplois, des difficultés pour payer leur loyer... Sans oublier ceux qui vivent chez leurs parents. Ces derniers doivent parfois payer un abonnement pour chacun de leur enfant. Cela fait un trou dans les dépenses du mois. Rendre gratuits les transports pour les moins de 26 ans, c'est englober toute la société. C'est une vraie mesure sociale".

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